Le JWS Racing poursuit son apprentissage du GT Tour et le meeting du Val de Vienne s’est soldé par un abandon dans la Course 1 (moteur) puis une 11ème place le lendemain pour William David et Jean-Marc Quintois. Avec une Audi R8 LMS « standard », il est compliqué d’être proche des R8 LMS ultra, et ce malgré la pointe de vitesse de William David : « L’écart que nous accusons avec les Audi R8 LMS ultra est plus conséquent que nous l’avions présagé. Il ne pourra pas être effacé malgré notre travail mais il ne devrait pas excéder de une à une seconde et demie. Nous sommes trop loin en performance pure… » Malheureusement pour la jeune équipe, le moteur a rendu l’âme le samedi. La solution d’un moteur de remplacement a été trouvée via un team allemand. Il aura donc fallu une nuit de travail pour le JWS Racing avant un rodage du moteur peu de temps avant le départ de la course dominicale. Le capitaine de route du JWS Racing dresse le bilan de cette Course 2, sanctionnée par une place aux portes du Top Ten : « Même si, je ne me suis pas montré très satisfait du set-up de l’Audi, les faits de course ont joué en notre faveur, nous terminons 11ème. Une nouvelle fois, la voiture est rentrée intacte et récompensée d’un point au Championnat ! Nous allons continuer à travailler sur le set-up au cours d’essais privés que va assurer Jean-Marc à Magny-Cours dès demain. Celui-ci poursuit son apprentissage sans faire de faute avec un ressenti qui avoisine le mien. C’est un pilote parfait qui se construit pour l’endurance et avec lequel il faudra compter à l’avenir. »
Pour ses vrais débuts en compétition, Jean-Marc Quintois progresse petit à petit : « Nous suivons notre tableau de marche. Personnellement, je découvre tout. La voiture, le circuit, la course. Je pars de zéro et prends logiquement de plus en plus d’expérience, j’ai de plus en plus de ressenti à donner aux ingénieurs et j’essaye d’expliquer davantage les choses. Je prends confiance en moi et j’essaye de repousser les limites que je m’étais moi-même fixé plus tôt. Nous ne sommes ni en retard ni en avance. Il s’agit d’une saison d’apprentissage et ça le restera. » Le rookie doit faire face au trafic, ce qui n’est pas chose facile dans une série aussi relevée que le GT Tour : « La gestion du trafic est certainement la chose la plus difficile à gérer. J’essaye de faire du mieux possible tout en gérant la pression des autres concurrents. Je ne veux pas compromettre la course des voitures qui sont plus rapides que moi. Je dois gérer ma course et celle des autres. Il y a donc une certaine pression dans l’auto et je dois dire que c’est assez impressionnant à vivre. » L’aide de William David est donc primordiale : « C’est une année d’école et sans la présence de David, rien de tout cela ne serait possible. William donne les bases et j’essaye d’en faire un copier-coller. Je tente d’appliquer ses conseils au mieux. Je dois tout apprendre : je suis un débutant qui découvre un sport de haut niveau. William est un très bon pédagogue et j’essaye d’appliquer ses conseils de manière académique. Je suis un élève appliqué et discipliné. Je pense qu’il y a un avant et un après GT Tour dans ma vie. Je ne l’imaginais pas. Vivre une telle chose dans la course automobile, cela me paraissait totalement improbable. Quand nous avons lancé ce défi, je me suis fait des films si l’on peut dire, mais ils ne correspondent pas à 50% de ce que je vis aujourd’hui. Personnellement, professionnellement et humainement, c’est top ! »
Le Top Ten est maintenant en ligne de mire pour Jean-Marc Quintois et son compère : « Au fond, nous sommes des compétiteurs, donc oui nous aimerions atteindre ce Top 10. Le premier objectif est d’apprendre. Ensuite, je pense que William a la pointe de vitesse pour faire de belles qualifs. Personnellement, je me suis davantage fixé des objectifs par rapport à des concurrents que je veux devancer d’ici la fin de saison. Il s’agit d’un programme de trois ans, nous sommes dans l’année un et il ne faut donc pas précipiter les choses. Le but est de progresser tous ensemble et de prendre un maximum de plaisir au cours de cette fabuleuse aventure. Sincèrement, quand je pense que je me retrouve à signer des autographes, je réalise un rêve. Et je souhaite aux gens de pouvoir le vivre un jour… »
Laurent Mercier