Le Mans

L’abécédaire des 24 Heures du Mans 2012, de L à N…

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Nous vous vous proposons aujourd’hui le troisième volet de notre abécédaire des 24 Heures du Mans 2012, en commençant par la  lettre L.


L comme Larbre Compétition

L’équipe dirigée par Jack Leconte remporte au Mans son troisième succès consécutif : victoire en GT1 en 2010 avec la Saleen S7R, en GTE Am en 2010 et 2011 avec la Corvette C6.R. Larbre Compétition aggrandit sa forêt de lauriers déjà épaisse de trois titres FIA GT, quatre titres FFSA GT, trois titres Le Mans Series, un titre Asian Le Mans Series, deux titres ILMC et donc désormais trois victoires au Mans, et nous  vous faisons grâce des titres pilotes. Soyons certains que Jack Leconte aura encore à cœur d’élargir sa plantation l’année prochaine…Chapeau bas !

 

L comme Lamy

Pedro Lamy avait quitté Le Mans l’année dernière avec une mine désabusée lors de la Conférence de Presse d’après course, le portugais ayant été privé de relais sur sa Peugeot 908 dans la deuxième partie de la course au profit de Simon Pagenaud et Sébastien Bourdais. Il est d’humeur beaucoup plus légère cette année, après sa victoire en GTE Am sur la  Corvette de Larbre Compétition, victoire qu’il a arrachée lui-même dans la dernière demi-heure de l’édition 2012. Une belle revanche…

 

L comme Lapierre

Nicolas Lapierre a crevé l’écran cette année au cours d’un tour d’anthologie pendant lequel il a harcelé la R18 e-tron quattro de Benoît Tréluyer qui se défendait becs à ongles avant de réussir à prendre la première place de l’épreuve avec sa Toyota TS030 n°7,  déclenchant les applaudissements et faisant se lever la salle de presse qui, pourtant, en a vu d’autres. Un grand moment…Dommage qu’il ait été aussi bref en raison du crash de Anthony Davidson !  

 

L comme Lola

 Six châssis Lola, tous des Coupé, étaient au départ de la 80ème édition : deux Lola B12/60 Toyota pour le Rebellion Racing en LMP1, deux Lola B12/80 Nissan pour le Gulf Racing Middle East, une Lola B12/80 Judd pour le Status Grand Prix, et une Lola B12/80 Lotus -un Judd rebadgé Lotus- pour Lotus, ces quatre voitures étant toutes engagées en LMP2. Si les deux LMP1 sont en l’arrivée, avec en prime la belle quatrième place de la Lola-Toyota n°12, aucune des B12/60 LMP2 n’est passé sous le drapeau à damiers. Aucune d’entre elles, hormis peut-être celle du Status Grand Prix, n’a été en mesure de jouer un rôle dans la  course. Placé en liquidation judiciaire, l’avenir de Lola est incertain. Le constructeur britannique cherche des investisseurs pour poursuivre ses activités. Lola a fait et fait encore les beaux jours de l’endurance, espérons donc que Lola Cars trouve une solution pour assurer sa présence.

 

L comme Lotterer

Dernier relayeur de l’Audi R18 TDI n°2 en 2011 et premier au volant de l’Audi R18 e-tron quattro n°1 cette année, André Lotterer a connu la même réussite en 2012. L’allemand a réussi la pole position de cette édition avec un temps canon de 3’23”787 et a toujours été à la lutte pour la victoire en course. Lotterer, après sa résistance héroïque face aux Peugeot en 2011, a confirmé cette année. Maintenant double vainqueur des 24 Heures, Lotterer s’est solidement implanté au sein du team Audi dont il est désormais un des piliers.

 

L comme Luxury Racing

Dans une catégorie GTE Pro ultra compétitive l’équipe française a parfaitement tenu son rang. Avec un équipage de tout premier plan -Frédéric Makowiecki, Jaime Melo et Dominik Farnbacher- la Ferrari 458 Italia n°59 a tenu la dragée haute aux équipes les plus huppées, comme le Corvette Racing, AF Corse ou Aston Martin Racing, réalisant la pole position et obtenant la deuxième place en catégorie GTE Pro.

 

M comme Makowiecki

La transition était facile. Frédéric Makowiecki, l’un des pilotes Luxury, a confirmé  qu’il était bien l’un des tout meilleurs pilotes de GT en étant l’auteur de la pole position en GT, avec un superbe 3’55”393. Mako a confirmé tout son talent en course et nul doute qu’il sera bientôt un talent très convoité…

 

M comme Martin

L’australien John Martin a été une des révélations des 24 Heures 2012, en faisant preuve d’une pointe de vitesse remarquable. Il a fait la pole position en LMP2 en 3’38”181 et a même approché ce temps en course en bouclant un tour en 3’38”802. Pour une première participation au Mans et une première année en endurance, il a épaté tout le monde. A suivre…   

 

M comme Matra

Quarante ans après le premier succès d’une Matra M670 au Mans, avec l’équipage Henri Pescarolo/Graham Hill, l’ACO avait eu la riche idée de faire revivre l’épopée Matra au Mans. Quatre Matra -la MS670 victorieuse en 1972, trois MS670B dont les châssis vainqueurs en 1973 et 1974- ont tourné avant le départ des 24 Heures du Mans 2012. Gérard Larrousse, vainqueur sur Matra en 1973 et 1974, Jean-Pierre Jabouille et Joshua Hill, le petit-fils de Graham Hill, étaient au volant des protos, sans oublier évidemment Henri Pescarolo, triple vainqueur sur Matra, qui a remis son célèbre casque vert pour l’occasion. Le son du V12 Matra est toujours aussi fabuleux…

 

M comme Mazda      

Le constructeur nippon ne courait pas cette année au Mans, mais sa présence était cependant bien réelle, Mazda profitant de la  vitrine mancelle pour présenter son moteur diesel LMP2, le Skyactiv-D 2,2 litres turbo à double étage, la règlementation 2013 autorisant les moteurs diesel en LMP2. Cette annonce a été faite en grande pompe, la présentation étant faite par John Doonan, le Vice-Président de Mazda Motorsports aux USA, Masahiro Moro, Responsable des Ventes et du Marketing de Mazda Motor Coporation, et de Sylvain Tremblay, le Président de SpeedSource qui assurera le développement du moteur. Quand on sait que le premier client de Mazda pour le moteur diesel LMP2 est le Dempsey Racing de Patrick Dempsey, on peut être certain que du côté médiatique ce retour de Mazda ne passera pas inaperçu !

 

M comme Moreau

Guillaume Moreau a été le grand absent de ces 24 Heures du Mans 2012, à la suite de son accident lors de la Journée Test qui l’a contraint à subir plusieurs opérations. Jacques Nicolet, le Président de OAK Racing, a fourni quelques précisions un peu rassurantes quant à l’état de santé de Guillaume, que nous espérons revoir au plus tôt sur les circuits. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement, ainsi d’ailleurs qu’à Timo Bernhard.

 

N comme Nissan

Le V8 4,5 litres VK45DE était largement majoritaire au départ, avec 14 LMP2 motorisées par le bloc Nissan sur 20 engagés. Les succès 2011 ont attiré les clients et pourtant si deux moteur Nissan équipent les protos classés aux deuxième et troisième rang, c’est une HPD qui a raflé la mise avec la victoire de la HPD ARX03-b Starworks. Ayant surclassé la catégorie en 2011, le bloc Nissan a maintenant de la concurrence et c’est tant mieux. Il n’en reste pas moins que le moteur est toujours très compétitif, puisque derrière la  HPD le Top 10 ne comporte que des LMP2 motorisées par Nissan !   

  

N comme Nissan DeltaWing

Le 56ème stand des 24 Heures 2012 était dévolu à un concept jamais encore vu au Mans, une voiture hors normes, hors règlementation -55O kg et 300 chevaux-et donc hors classement. Des pneus de la largeur d’une 2CV à l’avant, pas d’aileron…Des sommités sont à l’origine du projet : Ben Bowlby, Don Panoz, Dan Gurney avec All American Racers, Duncan Dayton et Highcroft Racing, le tout motorisé par Nissan qui a beaucoup communiqué sur ce projet pendant la quinzaine mancelle. L’objectif était de réaliser des performances équivalentes à une LMP2. L’objectif n’a pas été tout à fait atteint, peut-être à cause de l’ultra compétitivité des LMP2, mais la Nissan DeltaWing a néanmoins surpris nombre d’observateurs en en devançant quelques-unes. En course, la démonstration a été écourtée en raison d’un accrochage avec la Toyota de Nakajima. Cependant, la DeltaWing restera comme une des attractions de l’édition 2012.   

 

N comme Norma

La Norma M200P courait pour la troisième année consécutive au Mans. Accidentée au Mans en 2010 sous la bannière du Pegasus Racing, elle n’avait pas vu le drapeau à damiers, abandonnant le samedi après-midi ; en 2011, elle ralliait l’arrivée mais n’était pas classée, pour distance insuffisante, alors qu’il ne s’en fallait que d’un tour, le team Extrême Limite ayant passé un temps précieux à changer totalement le faisceau électrique ; la troisième année a été la bonne, et le proto conçu par Norbert Santos et Guillem Roux -une vraie LMP2 « low cost »- a terminé vingt-neuvième et douzième en LMP2.

 

Claude Foubert

 

 

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