Avec deux ORECA 03 alignées aux 24 Heures du Mans dans une catégorie LMP2 qui faisait office de référence pour cette 80ème édition, l’équipe Signatech-Nissan de Philippe Sinault et Didier Calmels a vu ses deux autos rallier l’arrivée, l’une au pied du podium (#26) et l’autre un peu plus loin dans la hiérarchie (#23). Au prix d’une belle course, le trio Ragues/Panciatici/Rusinov terminait dans le Top Ten au scratch, 4ème en LMP2. La #26 pouvait espérer monter sur le podium jusqu’en fin de matinée, mais une crevaison à l’arrière droit mettait à mal la progression de l’auto. Roman Rusinov parvenait à ramener sa monture au stand, mais il fallait changer tout le bloc arrière. Philippe Sinault revient sur cette mésaventure : « Nous avions un fabuleux résultat à portée de mains pour cette équipe naissante, mais au Mans rien n’est jamais acquis et suite à cette crevaison toutes nos chances de podiums s’envolaient. » Nelson Panciatici restera comme l’une des révélations de l’édition 2012, et c’est d’ailleurs lui qui a remporté le Prix Jean Rondeau. Une récompense bien méritée pour le rookie qui a parfaitement tenu sa place : « Cette première expérience a été un moment incroyable pour moi. C’était mes premières 24 heures du Mans. Elles resteront gravées dans ma mémoire. J’ai hâte d’y revenir.L’équipe a vraiment fait un super boulot. » Pierre Ragues cru longtemps au podium, mais il a fallu se résigner à échouer au pied du podium, le Caennais ne rechignant pas à la tâche en piste : « J’y ai cru longtemps, on a joué la fiabilité plutôt que la performance pure, être à l’arrivée au Mans est toujours un exploit, même si, si près du but c’est rageant ! » Quant à Roman Rusinov, il peut se satisfaire de sa belle course : « C’est fantastique pour la première participation au Mans de G-Drive Racing by Signatech-Nissan, faire un top 10 et une 4e place LMP2 est de bon augure pour la suite. »
Sur la #23 qui roule depuis le début de saison en Championnat du Monde d’Endurance, Olivier Lombard, Jordan Tresson et Franck Mailleux ont perdu du temps (40 minutes) suite à une sortie de piste à Mulsanne. C’est donc à la 15ème place que le trio a franchi le drapeau à damier. Philippe Sinault se satisfait tout de même que sa monture ait peu terminer : « Je suis vraiment satisfait que notre voiture soit arrivée au bout des 24 heures de course. Nous sommes restés sur une stratégie sécuritaire plutôt qu’offensive. L’auto était performante mais nous avons du adapter notre stratégie notamment au niveau de l’usure des pneumatiques ». Franck Mailleux revient sur la course de la #23 : « Finir les 24 heures du Mans, est toujours un exploit, nous sommes partis sur une stratégie de 3 relais, mais en raison d’une usure prématurée de nos pneumatiques nous avons dû modifier nos plans. Toutefois, nous avons prouvé que la performance était là, et surtout que l’auto était très fiable ». Pour sa première participation aux 24 Heures du Mans, Jordan Tresson peut être fier du travail accompli : « J’ai vécu un rêve ! C’était incroyable ! Je suis vraiment fier de faire partie de l’équipe, qui a fait un travail extraordinaire ! J’ai énormément appris au contact de mes équipiers. On a passé plus de dix jours sur place avec un certain stress et un planning chargé. Apprendre la piste, et gérer le trafic, étaient les choses les plus difficiles ».
Laurent Mercier