C’est hier qu’a commencé la 80e édition des 24 Heures du Mans. Le départ a été donné au drapeau vert et maintenant, les écuries doivent se débrouiller pour terminer cette terrible épreuve de deux tours d’horloge en faisant de leur mieux. Les vainqueurs seront les plus précis, en course, aux stands ainsi que dans leur préparation. Depuis la fondation de l’épreuve en 1923, les 24 Heures du Mans représentent la norme en matière de précision, une valeur en phase avec la philosophie de parrainage de Rolex.
Veiller à tous les détails est l’une des clés de l’Endurance. Tenir vingt-quatre heures exige une incroyable préparation de la voiture et un pilotage des plus précis de la part de ses pilotes tout au long des 13,629 km du Circuit de la Sarthe. L’erreur la plus minime, où que ce soit, peut coûter de longues secondes, des minutes entières ou même la course.
Bien avant le départ de cet après-midi, l’excitation était déjà à son comble dès le warm-up de 9 heures. Sous la pluie, plusieurs voitures ont été victimes de toupies sur la piste humide mais heureusement aucun dommage n’est à signaler, ni sur les bolides, ni chez les pilotes. Peu après le déjeuner, au retour du soleil, les spectateurs ont commencé à s’installer autour du circuit pour profiter des festivités organisées avant la course.
Attendre le meilleur de toute l’équipe…
À 15 heures pile sur la grande horloge Rolex de la ligne de départ fut lancée la 80e édition des 24 Heures du Mans. Immédiatement, Audi a imprimé un rythme très élevé. Après une heure de course, les voitures grises occupaient les trois premières places, un fait qui évoque immédiatement la grande précision de cette écurie. Le pilote Audi Rinaldo (Dindo) Capello, après avoir expliqué à quel point l’esprit d’équipe est crucial au Mans, a confirmé que « la précision fait aussi partie des grandes clés du succès en course. Tout ce qui compose nos voitures est affecté d’une précision extrême. Quant au pilote, il se doit d’être aussi précis pour extraire le potentiel maximal de sa voiture et de son team. »
« Être précis, cela veut dire économiser les pneumatiques, accomplir des chronos cohérents, rester vigilant quant à la consommation, » poursuit le pilote italien. « Ce signifie également donner aux ingénieurs un retour d’informations parfait parce que si vous êtes imprécis, chaque tour sera différent. Mais si, à chaque tour, vous restez cohérent de point en point, vous accélérez aux mêmes endroits, etc., vous aurez les bonnes informations. La précision est d’autant plus importante qu’elle est liée à la fiabilité et c’est pourquoi c’est essentiel lorsque l’on pilote une voiture de course. »
Les hommes des stands sont eux aussi attentifs aux moindres détails. « Lors d’un arrêt au stand, vous pouvez gagner ou perdre des places, » précise Yelmer Buurman, un jeune pilote néerlandais qui vient pour la première fois au Mans et qui, bien sûr, a beaucoup entendu parler de précision lors de réunions d’avant course. « Lorsque les mécaniciens de Status Grand Prix, notre team LM P2, font des erreurs lors d’un arrêt, cela peut coûter cher. Dix secondes de perdues demandent au moins dix tours de rattrapage et à ce moment, il faut presque à nouveau rentrer au stand ! » Pour réussir dans une longue course d’endurance, il faut pouvoir compter sur un groupe solide qui travaille en harmonie : des mécaniciens au management en passant par les ingénieurs et les pilotes. Un team uni favorise l’exactitude qui à son tour aide l’équipe à comprendre la course, ce qui est vital pour l’emporter.
Autre exemple de précision en sports mécaniques : le pilote écossais Peter Dumbreck qui revient au Mans après plus de dix ans d’absence : « J’ai fait mes armes ici chez Mercedes-Benz à la fin des années 1990 et avec eux, j’ai beaucoup appris quant à la précision. Ensuite, j’ai couru de par le monde dans différentes séries et je me suis toujours rappelé ces journées passées avec les Allemands et la valeur de la vraie précision en course. » Cette année, Dumbreck reprend le volant d’une Honda HPD ARX 03a LM P1 pour JRM. Après une grosse semaine de préparatifs, l’écurie – qui comprend également le Britannique David Brabham et le pilote indien Karun Chandhok – roule dans les dix premiers après trois heures de course.
Plus qu’une course…
Les 24 Heures du Mans, c’est bien plus qu’une course de vingt-quatre heures. Toute la semaine et tout le week-end sont émaillés d’activités ; c’est une tradition au Mans. Dès une semaine avant le départ, les spectateurs peuvent assister aux vérifications techniques dans la ville du Mans. Pour beaucoup d’entre eux, cela représente une excellente occasion de découvrir de près les pilotes et les voitures. C’est également en ville que se déroule la parade des pilotes le vendredi précédant la course. Véhiculés par des automobiles anciennes et historiques, les pilotes peuvent alors se présenter et saluer les milliers d’amateurs qui ont fait le déplacement.
Cependant, c’est en définitive la course qui captera toute l’attention. Outre les quelques centaines de milliers de spectateurs rassemblés autour des 13,629 km du circuit, des millions de gens la suivent à la télévision.
Il reste de nombreuses heures à courir. Nul doute que cette 80e édition des 24 Heures du Mans restera dans l’Histoire.
Source : Rolex