La 40e édition des 24 Heures du Nürburgring restera à jamais gravée dans les annales tant le spectacle proposé par les grands constructeurs allemands fut somptueux. Si au bout du compte, Audi est enfin parvenu à inscrire son nom au palmarès de la grande kermesse de l’Eifel, ils sont légions à s’être mis en évidence.
Ainsi le Kremer Racing s’est rappelé au bon souvenir de tous en remportant une superbe victoire en classe SP7 tout en se classant excellent 13e du général. Pilotée de main de maître par Wolfgang Kaufmann, Altfrid Heger, Dieter Schornstein et Michael Küke, la Porsche 911 GT3 affûtée par la mythique écurie allemande devance, dans cette fameuse classe SP7, la Porsche 911 GT3/Timbuli Racing de M.Busch-Allgäuer-Al Azhari-Seefried et l’unique rescapée du clan Manthey, à savoir la Porsche 911 GT3 Cup de Kräling-Gindorf-Scharmach-Schelp.
Notons encore, dans cette même catégorie, la jolie 6e place conquise par le Belge Olivier Muytjens et les Britanniques Willie Moore et Bill Cameron. Au volant de leur Porsche 997 GT3 Cup, ils se classent en outre à une probante 21e place, soit deux rangs devant la BMW M3 GT4 du Bonk Motorsport. Cette dernière, menée à la cravache par le quatuor Flack-Silvester-Akata-Merten, remporte en sus la victoire en classe SP10 avec un tour de bon sur la redoutable Aston Martin Vantage/Mathol Racing de Weber-Bermes-Belka-Verdonck.
Présents en masse, les constructeurs japonais n’auront pas démérité. Bien au contraire ! De plus en plus fiable et performante, la Lexus LF-A du Gazoo Racing a achevé l’épreuve à une probante 15e position. Confiée aux kamikazes de service que sont Kinoshita, Iida et Wakisaka, elle remporte, en outre, une victoire plantureuse en classe SP8. Sa première dauphine, en l’occurrence l’Aston Martin Zagato de Bez-Porritt-Schuhbauer-Meaden, étant reléguée à 10 tours !
28e du général, la Subaru officielle de Yoshida-Sasaki-Engels-van Dam aura, quant à elle, littéralement atomisé la concurrence en catégorie SP3T, sa rivale la plus proche, l’Audi TT S de Wasel-Wasel-Jäger-Löhnert, finissant à plus de 8 tours ! Pour leur tout premier double tour d’horloge, les Toyota 86 ont également réalisé une solide prestation. L’exemplaire aligné par le Gazoo Racing pour le quatuor Takaki-Ishiura-Oshima-Iguchi remportant de haute lutte la catégorie SP3 et ce face aux nombreuses Renault Clio. Soulignons, dans cette même catégorie, la remarquable 3e place de l’inoxydable Opel Manta de Beckmann-Strycek-Haas- Schulten, laquelle a démontré, une fois de plus, qu’elle possédait de beaux restes.
Bien que nous ayons déjà évoqué sa magnifique performance, comment ne pas tirer, une fois de plus, un grand coup de chapeau au Team Peugeot RCZ Nokia pour son 4e succès de rang en classe SP2T ! Julien Rueflin, Guillaume Roman, Paul Englert et Steve Palette se classant, en outre, à une très méritoire 38e position, précédant la BMW 1 M Coupé/Lingmann Motorsport de de Thoisy-Depoix-Thiel-Nacken, victorieuse en classe SP5. Dans cette même catégorie, nous retiendrons également la belle prestation du quatuor Wolff-Bour-Béraud-Rettich qui, en dépit d’un souci de différentiel lui coûtant plus d’une heure, termine sur la 3e marche du podium, offrant par la même occasion un magnifique triplé à l’écurie d’Herbert Lingmann.
Notons encore le jusqu’au-boutisme de Daniel Dupont et Fabrice Reicher (VW Scirocco) qui, après bien des déboires, sont parvenus à décrocher la 8e position en classe SP3T. Pour conclure, saluons la méritoire 4e place conquise en classe V4 par le Belge Bruno Beulen et ce au volant d’une BMW 325I partagée avec les Allemands Mönch, Vleugels et Müller.
Fabrice Bergenhuisen