Déjà victorieux à une reprise cette saison en VLN, Pierre de Thoisy et Thierry Depoix ont ajouté une nouvelle ligne à leur palmarès en remportant la classe SP5 lors des dernières 24 Heures du Nürburgring. Associés à Kurt Thiel et Hubert Nacken sur la BMW 1 M Coupé du Lingmann Motorsport, ils n’ont cependant pas eu la partie facile. Ainsi après 1h30 de course à peine, un bloc moteur fendu força les inséparables Français à repasser tous les 5 tours par la voie des stands afin d’effectuer un appoint de 3 litres d’huile ! Adoptant un rythme assez conservateur, le quatuor de Thoisy-Depoix-Thiel-Nacken ne rencontra plus d’autre incident, croisant le damier à une jolie 39e place tout en remportant assez miraculeusement un nouveau succès en classe SP5.
Engagés avec le concours de l’Allemand Harald Rettich sur l’antique BMW E46 du Lingmann Motorsport, René Wolff, Pascal Bour et Nicolas Béraud entendaient jouaient crânement leur chance et visaient clairement la victoire dans cette même classe SP5. Un objectif qui, selon les dires de René Wolff, le capitaine de route de l’équipage, était tout à fait réalisable en alliant de la constance et surtout beaucoup de rigueur.
Durant les essais, afin de préserver au mieux la mécanique d’une BMW forte de 360 ch mais affichant quelques 1250 kg sur la balance (pour 1100 autorisé !), l’équipage franco-allemand se contenta d’effectuer les tours réglementaires. Vu son expérience, champion VLN 2004 et 15 participations aux 24h, René Wolff se voyait chargé du départ afin de gérer au mieux le trafic, sachant que les fous furieux alignés sur les GT3 officielles rattrapent généralement les concurrents partis du 2e groupe dès le…3e tour ! Une mission que le Lorrain accomplissait à la perfection avant de céder le relais à successivement Rettich, Béraud puis Bour, lequel avait disputé dans la matinée la course réservée à la Porsche Carrera Cup allemande. Chaque pilote effectuait des relais de l’ordre de 11 tours, soit environ 2h de pilotage, avec une régularité de métronome. Si bien qu’après 10h de course, la vaillante M3 affublée du n°105 trônait en tête de la classe SP5 tout en pointant dans le Top 50 au général. Las, en fin de nuit, Nicolas Béraud rentrait au stand avec un différentiel « chantant ». Les mécaniciens du Lingmann Motorsport mettaient 1h10 pour solutionner le problème.
Bien que relégués au 91e rang, le quatuor Wolff-Bour-Béraud-Rettich repartait le couteau entre les dents, Wolff se fendant notamment d’un impressionnant relais de 2h55 (3h étant le maximum autorisé par pilote) disputé partiellement sous la pluie.
Un jusqu’au-boutisme qui leur permettait de remonter en 67e position tout en décrochant la médaille de bronze en classe SP5 derrière les BMW 1M Coupé de de Thoisy-Depoix-Thiel-Nacken et M3 de Krey-Hess-Tepel-Kleeschulte, de quoi offrir un somptueux triplé à la formation de Herbert Lingmann. En dépit d’une pointe de déception bien légitime, chaque membre de l’équipage de la #105 se voyait ravi d’avoir vécu une expérience inoubliable. Nicolas Béraud, dont c’était la première participation, n’était pas le moins heureux. « C’est hallucinant ! Je n’ai jamais vu cela ! Une chose est sûre, je serai à nouveau au départ ! »
De même, Pascal Bour ne demandait qu’à remettre le couvert. « C’est la plus belle épreuve du monde ! Vivement l’année prochaine ! Cependant je n’attendrai pas un an avant de recourir ici. Je serai au départ en VLN dès la prochaine course ! »
Et René Wolff de conclure : « Nous avons réalisé une bonne prestation d’ensemble compte tenu du handicap de poids et de puissance par rapport à la concurrence. Par ailleurs, les modifications apportées par l’organisation au niveau des qualifs et du nombre d’engagés ont porté leurs fruits. On a ainsi retrouvé nettement moins d’agressivité en piste que l’an dernier où l’on avait atteint un sommet. A suivre… »
Fabrice Bergenhuizen