“L’Enfer Vert”. Le message est bien clair lorsque l’on arrive près du circuit. On se dit qu’il faut avoir une bonne dose d’inconscience pour venir disputer cette course si atypique. Pourtant tous les pilotes présents ne donneraient leur place pour rien au monde. Même sans prototypes, les écarts de vitesse entre les GT3 de pointe et les autres est aussi impressionnant qu’entre une LMP1 et une GTE-Am. Imaginez un Marc Lieb remontant sur une bonne vieille Opel Kadett. Cette année, les sorties de piste ont été plutôt rares et la plus grosse a été pour l’expérimenté Klaus Ludwig qui a littéralement mystifiée sa McLaren MP4-12C/Gemballa Racing. Comme quoi on peut connaître la Nordschleife dans ses moindres recoins, l’erreur est toujours permise. On a encore en mémoire notre tour de piste avec Pedro Lamy dans une Peugeot 308 S16, à une si vive allure que l’on ne pensait même pas que l’on pouvait faire ce genre de choses avec une voiture de série. Ils sont un peu fous ces pilotes, non ? Mais bon, surtout n’oubliez pas de m’appeler pour refaire un tour, c’était trop bon…
Laurent Mercier














