Après une pole décrochée à Lédenon, ART Grand Prix comptait sur le meeting de Dijon pour poursuivre sur sa bonne dynamique, mais les essais ont réservé bien des mauvaises surprises au team de Frédéric Vasseur. Durant la séance matinale d’essais libres, Grégoire Demoustier est parti seul à la faute dans les « S » des Sablières. Tout le monde pensait que la McLaren MP4-12C serait forfait pour le meeting, mais c’était sans compter sur la force de l’équipe, comme l’explique Georges Kaczka, coordinateur du team : « On pensait la voiture irréparable. A l’impossible nul n’est tenu et avec une équipe humainement extraordinaire, avec l’aide de Fred Vasseur et de McLaren, nous avons trouvé une solution pour être en piste ce matin pour les qualifications. »
Il a fallu réfléchir aux différentes options chez ART Grand Prix. Georges Kaczka avait une idée derrière la tête : « McLaren étant au Nürburgring pour les 24 Heures, plusieurs pièces étaient disponibles. Nous avons chacun fait la moitié du chemin et nous nous sommes retrouvés près de la frontière. Nous étions de retour à Dijon à minuit. Un avion privé a décollé de Paris en direction de Birmingham où McLaren nous avait apporté d’autres pièces. L’avion est revenu à Dôle et nous avons rejoint les stands vers 2 heures du matin. Un long travail a ensuite débuté…jusqu’à 9 heures du matin ! »
Le tandem Demoustier/Amado a donc pu prendre part aux qualifications : « Nous n’avons pas recherché la performance pure. Il s’agissait plutôt d’un déverminage pour vérifier que tout était en place. L’équipe a été particulièrement soudé et volontaire. Chaque membre du team est passionné et dévoué. Hier, tout le monde pensait que c’était insensé de réparer l’auto. Chacun a mis la main à la patte et je pense qu’ART Grand Prix a montré son état d’esprit, sa passion et son professionnalisme. A 60 ans, j’apprends encore beaucoup sur les relations humaines ! Merci à tous ceux qui nous ont aidés et à ceux qui sont passés nous féliciter. Chapeau à toute l’écurie… »
Entre les qualifications et la Course 1, l’équipe a même pris le temps de remettre la livrée originale de la MP4-12C, avec tous les stickers. Malheureusement, l’auto a connu des soucis en course, avec semble-t-il un pépin de démarreur. Le sport automobile, c’est aussi de belles aventures humaines et celle-ci en fait partie…
Laurent Mercier