En plus des 24 Heures de Spa et de Zolder, le Belgian Audi Club Team WRT a inscrit un troisième double tour d’horloge à son calendrier cette saison, avec les 24 Heures du Nürburgring. Une Audi R8 LMS ultra sera confiée à Andrea Piccini, Oliver Jarvis, Edward Sandström et Allan Simonsen. Déjà victorieux à Spa et Zolder, Vincent Vosse (Team Principal) aborde l’épreuve allemande avec humilité : « C’est une course très spéciale. C’est une course autant difficile que fascinante. Nous nous sommes bien préparés, mais nous restons conscients que ce sera notre première participation et que nous partons donc sans expérience spécifique. Nous ne sommes clairement pas les favoris, mais nous savons que beaucoup de choses peuvent arriver lors d’une course de 24 Heures, spécialement lors de celle-ci, et que rien n’est déterminé à l’avance ».
Le Belgian Audi Club Team WRT était en piste il y a deux semaines dans le Massif de l’Eifel pour y disputer une manche de 4 heures. “C’était une expérience très enrichissante », confirme Vincent Vosse, « bien qu’une course de 4 heures n’a rien de comparable avec une course de 24 heures, nous avons pu avoir un bon avant-goût du circuit et des spécifications de la voiture qui sont exigées par les règles du VLN et qui sont légèrement différentes de ce que l’on connaît cette année ». On notera que Laurens Vanthoor est absent du baquet de la R8 LMS ultra, mais le jeune pilote belge sera sur place pour supporter l’équipe, sachant qu’il est prévu qu’il prenne part à une manche VLN cette saison, avant une présence aux 24 Heures dans le futur.
Au sein de l’équipage, Andrea Piccini fera office de capitaine de route : « Le Team a beaucoup travaillé pour se préparer à ce rendez-vous, comme il le fait toujours, et je suis donc confiant. Sur le papier nous ne sommes pas favoris, mais nous avons une bonne carte à jouer et une course de 24 Heures signifie qu’il y a un grand nombre d’inconnues. Le vainqueur n’est pas nécessairement le plus rapide, ni le plus fort. J’ai maintenant fait quatre courses sur la Nordschleife, y compris les 24 Heures 2011, et je peux donc dire que je connais le circuit assez bien. Mais on ne connait jamais assez bien les 24 Heures. Tellement de chose! s peuvent arriver, et il y a tellement de variables à contrôler… Le trafic, les changements de météo et des conditions de piste, la différence de vitesse, la luminosité et encore d’autres. La différence de vitesse avec les autres voitures est un gros problème. Lorsqu’on se rapproche d’une voiture plus lente, on a peu de temps pour décider où et quand la dépasser. On fait un choix, et on espère fortement que le pilote d’en face nous a vu dans ses rétroviseurs… Paradoxalement, je ne pense pas que conduire de nuit soit un problème. Le fait que le circuit est étroit et que les rails sont assez proches vous donne une bonne idée de l’endroit où vous êtes, parfois mieux que sur certains circuits avec de grands dégagements sur les côtés. Mais encore une fois, il y a des milliers de situations diff! érentes, et même parfois marrantes. Je me souviens l’année passée lorsque la lumière du jour commençait à baisser le samedi soir et que soudainement la visibilité devenait vraiment mauvaise dans les parties les plus élevées du circuit. J’ai ralenti en pensant ‘voilà le premier banc de brouillard’, juste avant de réaliser que ce n’était pas du brouillard, mais bien la fumée des barbecues des spectateurs ! C’était l’heure du diner, et les gens commençaient à cuire leur würstel. Cela fait aussi partie des choses qu’il faut apprendre ici… ».
Laurent Mercier