Un de nos fidèles lecteurs, Jean-Yves Damien, s’est rendu au Japn pour assister à la première manche du SUPER GT à Okayama. Il a eu la gentillesse de rédiger un carnet de voyage de son déplacement japonais dont voici la première partie. Nous le remercions vivement pour son récit et pour les nombreuses photos qu’il nous a adressées.
Le SUPER GT est un championnat qui peut sembler être lointain et inaccessible pour des occidentaux de par la distance qui nous sépare du Japon et de par la barrière de la langue japonaise et de ses caractères spécifiques. Malgré tout ça, nous avons décidé avec ma compagne, Aurélie Leproust, de nous rendre à Okayama pour la première manche de la saison 2012.
Bien sûr nous ne sommes pas partis au Japon uniquement pour cela : la période de la fin du mois de mars et du début du mois d’avril est le moment où les pruniers et les cerisiers japonais fleurissent, offrant ainsi de splendides paysages a travers tout le Japon. Les japonais en profitent pour faire la fête comme rarement à l’occasion de cet événement appelé « Hanami ». Et tout cela dure aussi longtemps que les pruniers et les cerisiers sont en fleurs.
Après un départ de Genève le samedi 24 mars nous voilà donc à Tokyo après plus de 15 heures de vol avec une escale à Dubai. Etrangement le décalage horaire ne nous posera pas de problèmes. Direction ensuite Kyoto et Himeji afin de se rapprocher progressivement de la Préfecture d’Okayama. Durant cette semaine, nous en profiterons également pour aller visiter une des usines Toyota située dans la ville de Toyotashi. Utilisant ces visites comme un outil de marketing et de promotion, Toyota a rendu l’accès totalement gratuit avec cependant une réservation préalable car c’est dans des cars que nous sommes emmenés vers les différentes chaines de montages situées dans la ville. Il s’agira d’une belle illustration du modèle de travail Japonais avec tous les concepts clés qu’il comprend et qui y sont appliqués : qualité, flux-tendu, diversité de la production, etc. Par contre interdiction totale de prendre des photos et d’utiliser son téléphone portable une fois rentré dans l’enceinte de l’usine. Nous aurons également l’occasion de voir un robot nous jouer un morceau de musique à la trompette. Le célèbre Asimo développé par Honda à du souci à se faire, le marché de la robotique semble être un enjeu important pour les constructeurs japonais.
Il n’était pas possible d’acheter les tickets pour la course en dehors du Japon, nous nous les procurons une fois sur place dans un Lawson (enseigne de distribution avec des magasins de proximité) présente un peu partout dans les villes. Nos deux pass entrée générale + navette en poche nous allons nous coucher très tôt car il faudra se lever à 5h45 du matin le lendemain dimanche 1er avril pour prendre le train de 6h15.
Après une courte nuit passée à Himeji nous nous levons à l’aube pour prendre un train qui doit nous emmener jusqu’à la toute petite gare de Yoshinaga où nous devrons ensuite prendre une navette pour un trajet d’une petite demi-heure jusqu’au circuit. Il faut signaler que le circuit d’Okayama se situe au milieu des collines, loin de toute gare ou grande ville et que pour y accéder il n’y a que très peu de routes. Les organisateurs encouragent donc les spectateurs à utiliser le service de navettes partant depuis 3 points différents. Ce service est très efficace, et surtout très ponctuel. Tout se passe sans encombre, les japonais ayant le sens de l’organisation et de la discipline. Pour exemple : une personne est chargée de compter le nombre exacte de personnes ayant prit la navette pour aller au circuit et une autre se chargera en fin de journée de recompter le nombre de personne reprenant la navette pour quitter le circuit afin d’être sûr de n’oublier personne au circuit. Bref, il y a encore du chemin à faire en Europe pour en arriver là.
Dès la sortie du train nous sommes accueillis et pris en charge par du personnel prévu à cet effet par les organisateurs. Nous faisons bien sagement la file deux par deux sans que personne ne cherche à doubler. Le trajet en bus est agréable et nous permet de découvrir le Japon rural avec ses collines, ses rivières, ses maisons et ses jardins traditionnels. En chemin nous apercevons des policiers placés à différents carrefours afin de faciliter la circulation mais étrangement il n’y a pas grand monde sur la route. Et puis à la sortie d’un virage, un grand panneau nous souhaite la bienvenue au circuit d’Okayama. Il est alors 8h10 lorsque nous descendons du bus à l’entrée du circuit, le timing est parfait, le warm up étant prévu à 8h20 pour une durée de 45 minutes.
Jean-Yves Damien
Vous retrouverez les photos de Jean-Yves ici
