Bien qu’écourtée en raison du brouillard, la manche d’ouverture du championnat VLN a proposé un spectacle de très haut vol. Si le BMW M Team Schubert, magistralement bien représenté par Dirk Adorf, Dirk Müller et Jörg Müller, a décroché la timbale, de nombreux concurrents engagés dans les classes inférieures méritent les honneurs.
Toujours très à l’aise lorsque les conditions météorologiques sont pourries, les Audi TT RS n’ont pas failli à leur réputation, le trio Degener-Wohlfahrt-Breuer se classant brillant 8e tout en remportant aisément la classe SP4T.
De même la VW Scirocco/LMS Engineering de Krognes-Brinkmann-Andree a décroché une bien belle victoire en classe SP3T et ce au terme d’un joli duel avec l’Opel Astra/Kissling Motorsport de Fritzsche-Müllenmeister-Fritzsche.
Si l’Aston Martin Vantage/Mathol Racing de Bermes-Weber-Belka s’est de nouveau imposée sans coup férir en classe SP10 (la BMW M3 du Scheid Motorsport confiée à la paire Maier-Weidinger prenant une belle seconde place), nous attribuerons cependant la palme de la plus belle performance à Karl Brinker. Seul aux commandes de la Renault Clio du Vulkan Racing, le boulanger fou a littéralement atomisé la concurrence en classe Cup3 (catégorie exclusivement réservée aux Renault Clio) tout en se classant excellent 39e du général.
Quant à la BMW M3 des Français René Wolff, Pascal Bour et Nicolas Beraud, après un excellent premier relais du premier cité, elle est quelque peu rentré dans le rang mais n’en décroche pas moins la 3e marche du podium en classe SP5 derrière les inaccessibles BMW M3 du Kappeler Motorsport.
Lauréat des deux dernières éditions des 24h du Nürburgring en classe diesel et champion VLN en titre dans cette même catégorie, avec 7 victoires et 3 secondes places, le Team Peugeot RCZ Nokia a décidé de relever un nouveau défi en engageant deux RCZ dans la classe SP2T (turbo essence de moins de 1.600 cm3).
Dotée d’un moteur développant 260 chevaux commandé par une boîte de vitesse séquentielle et de suspensions modifiées, la nouvelle arme de Vélizy n’a pas manqué ses débuts dans la série allemande d’endurance, Paul Englert, Julien Piguet, Julien Rueflin et Steven Palette s’imposant dès leur première sortie. Associé à Jürgent Nett et Michael Bohrer, Stéphane Caillet a, en revanche, du jeter l’éponge peu avant le cap de la première heure de course.
Précisons toutefois que la classe SP2T n’était guère fournie, seuls 5 concurrents figurant sur la grille de départ. Dès lors, reste à espérer, pour le spectacle, que d’autres écuries viennent se joindre au Team Nokia sans quoi les troupes d’Olivier Perez seront parties pour une nouvelle promenade de santé.
Fabrice Bergenhuizen