Le Mans

Eric Hélary : Une page se tourne…

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Après une carrière bien remplie, Eric Hélary a décidé de raccrocher définitivement le casque, à 45 ans. Eric a un des plus beaux palmarès du sport automobile français : après avor été trois fois consécutivement Champion de France Junior en karting de 1984 à 1986, il passe à la monoplace et décroche le titre de Champion de Formule Ford en 1988. L’année suivante, il passe à la F3 avec Oreca et s’adjuge le titre F3 en 1990 avec le team Formula Project. Après une incursion en Formule 3000, il passe à la Peugeot 905 Spyder , en étant Champion d’Europe et Vice-Champion de France en 1992, puis Champion de France en 1993. Parallèlement au Spyder il court en sport protos chez Peugeot avec la célèbre 905 et remporte les 24 Heures du Mans dès sa première participation cette même année 1993 associé à Christophe Bouchut et Geoff Brabham. Eric Helary a d’ailleurs un CV très respectable au Mans puisqu’outre cette victoire de 1993, il est monté trois autres fois sur le podium : 2ème en 1995 sur une Courage C34, 3ème en 1997 sur une McLaren F1 GTR et 2ème en 2006 sur une Pescarolo Judd, le tout en dix participations, soit un ratio de podiums de 40%, un score plus que respectable. Eric a conquis son dernier titre pas plus tard que l’année dernière, le titre en Racecar.

 

Une page se tourne donc, mais Eric Hélary ne va quitter le sport automobile puisqu’il prend les commandes du Still Racing, la société que possède Stéphane Sabates (à droite d’Eric sur la photo), société spécialisée  dans la préparation des voitures « historiques » US et spécialement des Corvette.

 

Notre ami Bernard Le Soulan, du site Actumécanique (www.actumecanique.fr ), a rencontré Eric Hélary et a évoqué avec lui sa reconversion :

 

Eric, tu viens de tourner une page, des regrets ou pas ?

 «Non pas du tout, j’avais déjà compris depuis quelques temps, qu’une carrière de pilote n’est pas éternelle. Quand tu arrives à un certain âge, j’ai 46 ans,  il faut préparer sa reconversion. J’avais décidé d’arrêter de courir à la fin  2010, je voulais  remporter le titre en Racecar, que j’ai perdu au Mans suite à un  accrochage. Comme je voulais terminer ma carrière sur une bonne note, je suis reparti en 2011 à la conquête du titre, j’ai remporté le championnat, donc mission accompli, je ferme un chapitre. »

 

Avais-tu préparé ta reconversion ?

 « Oui depuis deux ans ! Avant de venir à Toulouse en fin d’année dernière,  j’habitais dans la région parisienne, une maison avec de grandes dépendances. J’ai commencé ma reconversion en préparant tout seul une Lotus Europa avec laquelle j’ai couru, puis que j’ai louée. De fil en aiguille, j’ai eu des contacts pour préparer d’autres autos, comme par exemple pour Patrick Peter. Il faut dire que mon nom m’a bien aidé. J’ai aussi fait de l’assistance pour des clients, sur le Tour Auto par exemple»

 

 Comment t’es tu retrouvé à Toulouse à la tête du Still Racing ?

 «J’ai rencontré Stéphane Sabates, le propriétaire de cette  société, lors du Tour Auto et nous avons sympathisé. Stéphane est un passionné, un vrai mordu de voitures de course. Il était à la recherche d’une entreprise ayant un lien avec la compétition, il a acheté le Still Racing,  avec une idée derrière la tête : que j’en prenne la direction. A force de me tanner le cuir, j’ai fini par dire oui ! Il faut dire, que venir dans le midi n’est pas un problème pour moi, puisque mon  épouse Myriam, est toulousaine. »

 

 Peux-tu nous parler du  programme 2012 du Still Racing ?

 «Deux grands axes, la Racecar et l’historique, nous engageons trois autos dans le championnat Racecar. En historique le programme est plus varié, le CER organisé par Patrick Peter est notre priorité. Il y a bien sûr le Tour Auto qui est également au calendrier. En Racecar Romain Thievin et David Perisset seront nos fers de lances. Sur la seconde Grégory Guilbert sur qui il faut aussi compter sera avec José Cazzezza, la troisième sera aux mains de Stéphane Sabates. Nous débuterons la saison en historique, à Nogaro,  lors des Coupes de Pâques  en disputant les courses du CER avec Stéphane et Marc Godfroy qui piloteront deux Corvette C3. »

 

 Il ne te reste pas encore une course à disputer ?

 «Oui tu as raison !  Le titre en Racecar me permet d’aller disputer une épreuve en Nascar aux USA. Mais avec mes nouvelles fonctions je n’ai pas le temps d’y penser, je crois que cela devrait se faire en milieu d’année, mais ce n’est pas ma préoccupation actuelle ! »

 

Propos recueillis par Bernard Le Soulan

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