Si le Conquest Racing fait partie des équipes reconnues aux Etats-Unis en monoplace, l’équipe d’Eric Bachelart fait ses débuts en Endurance aux 12 Heures de Sebring, avec une Morgan 2012 LMP2 développée par Onroak Automotive. L’auto sera alignée en American Le Mans Series, Conquest Racing étant par ailleurs distributeur officiel de la marque sur le continent américain. Pour ce coup d’envoi, la Morgan 2012 LMP2 est partagée par Martin Plowman, David Heinemeier-Hansson et Francesco Dracone.
David Heinemeier-Hansson passe du baquet d’une GTE à celui d’une LMP2 : « Le freinage d’une LMP2 est incroyable. Les freins en carbone sont beaucoup plus puissants que ce que j’ai pu connaître jusqu’à présent. La majorité des autos que j’ai piloté avaient des freins en acier. Il faut trouver le bon compromis au moment du freinage. La force d’appui est radicale différente. Cependant, la transition se passe bien. Il semble que cette année 2012 soit idéale pour débuter en LMP2 après plusieurs saisons où peu d’autos étaient présentes. Il y a de nouveau beaucoup de concurrents et nous arrivons au même moment que la majorité des équipes. C’est un grand moment pour que de participer à la 60ème édition des 12 Heures de Sebring. J’avais envie d’y rouler depuis que j’ai vu cette épreuve à la télévision. C’est formidable ! L’atmosphère dans le team est formidable. La voiture se comporte très bien. Je suis très satisfait du professionnalisme de l’ensemble de l’équipe. Tout le monde a le même objectif et veut les mêmes choses. »
Martin Plowan arrive pour sa part de l’IZOD IndyCar : « Je pense que la chose la plus compliquée est de rouler parmi une meute de GT. Je dois apprendre à dépasser des autos plus lentes et ne pas perdre trop de temps. Le tracé de Sebring est très bosselé. J’y ai déjà roulé, notamment sur le petit circuit, que ce soit en Indy Lights ou IndyCar. Les virages 1 et 13 sont particulièrement délicats. J’ai juste besoin de prendre mes marques et de me mettre en confiance. Il y a certains endroits où une petite erreur pourrait avoir de lourdes conséquences. Je suis vraiment impatient de rouler en course. Lorsque l’on regarde la liste des courses qu’il faut absolument disputer en tant de pilote, Sebring est du même acabit que Monaco ou Indianapolis. Je pense que nous avons de bonnes chances de bien figurer, même si nous n’avons pas encore fait beaucoup d’essais. Sur une course de 12 heures, la fiabilité est un point d’interrogation, mais je sais que la performance est bien là ! ”
Quant à Francesco Dracone, il découvre lui aussi un nouvel univers : « Au fil des tours, je me sens de plus en plus à l’aise, spécialement lors de la dernière séance d’essais du mardi. J’ai été impressionné par le moteur. Pour le moment je suis un peu en dessous au niveau du rythme, mais nous allons faire quelques ajustements sur l’auto, et le bon rythme va vite venir, je ne me fais pas de souci là-dessus. Ce sont mes débuts à Sebring. Tout est nouveau pour moi : la voiture, la piste, la discipline. Ce tracé est si unique. On ne peut pas le comparer à un autre endroit. Comme disent les Américains, mes coéquipiers sont « cool ». Je suis ravi d’avoir une équipe aussi forte à mes côtés. »
Eric Bachelart est loin d’être un débutant en Endurance, même s’il découvre Sebring : « Je n’étais jamais venu ici, aussi bien en spectateur qu’en pilote. Le prestige de cette course est très attrayant. J’ai roulé auparavant aux 24 Heures du Mans, de Spa et bien sûr de Daytona. J’ai donc beaucoup d’expérience sur les courses de 24 heures, mais les 12 Heures de Sebring représentent un nouveau challenge. Il y a quelques fondamentaux entre la préparation d’une course d’endurance et une course aussi célèbre que les 500 Miles d’Indianapolis. La base de la préparation est la même, même s’il faut composer avec les ravitaillements en carburant et les arrêts aux stands. Nous avons reçu la voiture assez tard, mais nous recevons un très bon soutien de OAK Racing. L’alchimie entre les pilotes est parfaite. C’est pour nous un défi passionnant. »
Laurent Mercier