Grand-Am

La Ford-Riley/Michael Shank Racing #60 pour cinq secondes !

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Aussi bien en DP qu’en GT, il aura fallu attendre la toute fin de course pour connaître le dénouement de cette 50ème édition des 24 Heures de Daytona. C’est finalement la Ford-Riley du Michael Shank Racing with Curb-Agajanian qui s’impose avec l’équipage Allmendinger/Wilson/Pew/Negri Jr, après 761 tours. La lutte pour la victoire aura été plus serrée qu’aux dernières 24 Heures du Mans, avec la Ford-Riley alignée par Starworks Racing de Dalziel/Luhr/McNish/Popow/Potolicchio qui n’échoue qu’à 5.1 secondes. Ryan Dalziel aura eu beau sortir la grosse attaque durant la dernière heure, mais rien n’y aura fait. Si Allmendinger et Dalziel ne se sont pas retrouvés directement en confrontation dans les ultimes boucles, cela n’a pas été le cas entre le pilote NASCAR et Allan McNish, les deux pilotes allant à plusieurs reprises au contact sur le banking à deux heures du terme. La sortie d’un drapeau jaune a mis à mal la virilité de l’Ecossais. Michael Shank Racing with Curb-Agajanian place sa seconde Ford-Riley sur le podium (à 49s de la tête), avec l’équipage McDowell/Nasr/Goncalvez/Yacamar.

 

Du côté des GT, Magnus Racing rafle la mise avec la Porsche 997 GT3 Cup confiée à Lietz/Lally/Potter/Rast. La #44 compte seulement 9 secondes d’avance après 24 heures de course, sur une autre Porsche, celle de TRG partagée par Goossens/Pumpelly/Bertheau/Henzler/Bleekemolen. Une autre 997 complète le podium, avec l’auto du Brumos Racing (Lieb/Haywood/Keen/Davis qui s’est bien défendue, malgré un pépin de splitter avant.

 

Une fois de plus les 24 Heures de Daytona ont tenu leur promesse, avec une course indécise de bout en bout, avec dix leaders différents et 14 neutralisations, soit 58 tours sous régime de drapeau jaune. On a souvent tendance à dire qu’aux Etats-Unis on sort le « yellow » pour tout et n’importe quoi, mais cela donne des courses animées comme le public les aiment. Pour leurs débuts en Grand-Am, les Corvette DP ont guère brillé, la première d’entre elles terminant 5ème, avec la #5 du Action Express Racing. Les malheurs ont assez vite débuté pour les Corvette DP, avec l’abandon de l’auto du Sun Trust Racing sur problème moteur. Le Spirit of Daytona a ensuite pris les choses en main en pointant aux avant-postes, pour finalement terminer 8ème. Quant à la BMW-Riley #01 Chip Ganassi Racing with Felix Sabates, elle pouvait elle aussi jouer la gagne, mais un problème de boîte à 1h14 de la fin a mis à mal tout espoir de victoire à Pruett/Rojas/Hand/Rahal. Le quatuor se classe 6ème, deux places derrière la voiture sœur de Montoya/Dixon/Franchitti/McMurray. On pouvait craindre quant à la fiabilité des DP compte tenu du rythme d’enfer chez les GT, mais le Top Ten est exclusivement DP. Pour ses débuts en Endurance, Brian Johnson voit l’arrivée, mais assez loin dans la hiérarchie, le leader de AC/DC ayant pris beaucoup de plaisir en piste.

 

Si le double tour d’horloge a été bien animé en DP, il en a été de même en GT, avec un écart de 9s à l’arrivée. Les Porsche ont logiquement dominé, mais les Camaro et Ferrari n’ont pas démérité, bien au contraire. Stevenson Motorsports a bouclé l’épreuve au pied du podium avec Liddell/Edwards/Bremer, tout juste devant Beretta/Bertolini/Vilander, avec leur Ferrari F458/Risi Competizione with American Canadian Racing. Les GT italiennes ont bien figuré même si l’abandon prématuré de l’auto de Bruni/Fisichella/Matos a mis un coup à l’équipe. Pour l’anecdote, durant l’un de ses derniers relais, Olivier Beretta s’est retrouvé sans aucune communication avec son stand, si bien que l’équipe technique a dû calculer les tours sur le papier pour pas que le Monégasque ne tombe en panne d’essence. Course plus mitigée en revanche pour les Mazda, où la première RX-8 termine 6ème avec Tremblay/Hinchcliffe/Bomarito/Franchitti. Dr Mamour a terminé pour sa part 10ème. Si les Ferrari ont bien figuré pour leurs débuts, cela n’a pas été le cas des deux Audi R8 LMS en piste, aux 31ème (APR) et 32ème (Oryx Racing) place. La GT allemande semble encore fragile face à la concurrence. Pas mieux chez BMW avec une seule M3 à l’arrivée au 16ème rang. Quant à Patrick Pilet, il termine meilleur représentant tricolore sur la Porsche/TRG #66. Nicolas Armindo (Porsche/GMG Orbit) se classe lui 11ème, tandis que Kévin Estre et Manu Collard n’ont pas été épargnés par les problèmes.

 

Laurent Mercier

 

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