La manche d’ouverture du championnat VLN marquait le début du partenariat entre le BG et le Kremer Racing. Pour cette grande première, l’objectif avoué de Pascal Bour, Patrick Henry et Yves Provins était simple : rallier l’arrivée afin de permettre au fils de l’ancien Rallyman Jacques Henry d’engranger un résultat lui permettant de valider son ticket d’entrée pour les mythiques 24h du Nürburgring.
Après avoir assuré le minimum légal aux essais (un tour par pilotes afin de minimiser les risques), c’est précisément Patrick Henry qui se chargeait de prendre le départ. Une grande première dont le jeune pilote s’acquittait avec brio. Malheureusement, au bout de trois tours, Henry, en proie à des soucis à l’arrière gauche, se voyait contraint d’effectuer plus de 10 km au ralenti afin de ramener la voiture au stand où les mécaniciens du Kremer Racing décelaient un incident pour le moins rare, à savoir une casse de la clavette de fixation de roue !
Après une rapide intervention des membres de l’écurie basée à Cologne, Henry bouclait quatre nouvelles rondes avant de céder les commandes de la Porsche 911 GT3 Cup n°78 à Yves Provins.
Ce dernier assurait ensuite un relais de 8 tours sans commettre la moindre faute. Une sacrée performance dans la mesure où ce pilote, issu de la Porsche Carrera Cup France, n’avait découvert la Nordschleife que dix jours auparavant, qui plus est au volant d’une…Mercedes Break Classe C. De quoi lui valoir les félicitations de son « Ringcoach » René Wolff ainsi que de son équipe.
Pascal Bour prenait en charge le dernier relais et croisait le damier, sans encombre, à la 10e place de la classe SP7. Mission accomplie donc pour le trio Bour-Henry-Provins qui peut, en outre, se targuer d’être le seul équipage de l’escadron Kremer a rallié l’arrivée d’une course riche en incidents.
Si Patrick Henry sera à nouveau au départ de la prochaine manche du VLN, Bour et Provins, en revanche, céderont leur place à Franck Bulté et Jean-Luc Deblangey, lesquels devront à leur tour engranger un résultat afin de pouvoir participer au double tour d’horloge de l’Eifel.
Fabrice Bergenhuizen