Grand-Am

Emanuele Pirro de retour à Daytona 31 ans après…

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Malgré ses cinq victoires aux 24 Heures du Mans, Emanuele Pirro a toujours soif de compétition et de victoires. Le volubile italien prend part aux 24 Heures de Daytona pour la deuxième fois, pas moins de 31 ans après ses débuts sur l’International Speedway floridien. Il partagera le baquet de l’Audi R8 LMS/APR Racing avec Ian Baas, Nelson Canache, Jim Norman et Dion von Moltke. « Je voulais vraiment refaire cette course » confie Emanuele. « A l’époque, elle signifiait beaucoup pour moi. C’est non seulement une course, mais aussi une belle expérience dans une vie. Elle a eu un grand impact pour moi, mais pour plusieurs raisons, je n’y suis jamais retourné. Ma carrière m’a amené ailleurs. » En 1981, il pilotait une Lancia en compagnie notamment de Michele Alboreto et Beppe Gabbiani : « J’ai tant de souvenirs de cette course. Lorsque nous sommes entrés sur le circuit avec deux de mes deux coéquipiers, nous avons voulu faire demi-tour et rentrer chez nous. Personne n’avait vu une telle chose auparavant. » Le planning étant assez light, l’Italien décidait de faire une escapade à Miami : « La veille des essais, nous n’avions rien à faire, si bien qu’avec Michele, sa femme, et Beppe, nous nous sommes rendus à Miami pour déjeuner. Nous pensions que 250 miles, ce n’était pas trop loin, mais il nous a fallu beaucoup plus de temps pour y arriver, sans compter que j’ai été arrêté pour excès de vitesse à 105 mph dans une zone limitée à 55 mph. Sur le chemin du retour, j’ai vu la mer sur ma gauche et je savais qu’il y avait un problème et que ce n’était pas normal. Nous avons terminé quelque part dans le Golfe du Mexique en conduisant toute la nuit. Nous sommes revenus juste à temps sur le circuit. »

 

Durant la course, la Lancia a tourné sans rencontrer de problèmes, contrairement à la Ferrari 308 de pointe : « Après la course, Cesare Fiorio est venu me demander si je savais ce que j’avais réalisé. Pour être honnête, je ne savais pas trop. C’était comme si j’avais un fait test de 24 heures. A cette époque, je pensais qu’il fallait rouler le plus vite possible. Je ne comprenais pas que nous ne soyons pas autorisés à rouler d’arrache pied. Nous devions même ralentir pour refroidir le turbo à chaque tour. La presse a été très positive sur cette course et les retombées importantes. »

 

Ambassadeur de la marque Audi depuis des années, Emanuele n’a pas hésité à revenir à Daytona : « Audi a organisé cela pour moi. Je leur ai dit que je voulais le faire et ils ont passé le message à l’équipe comme quoi j’étais disponible. C’est très bien pour moi que d’être présent à nouveau. C’était la première grande course de ma carrière et je ne peux pas dire que ce sera la dernière, même si je suis définitivement plus en fin de carrière qu’au début. »

 

Laurent Mercier

 

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