On connaissait Nicolas Marroc pilote de monoplace, mais depuis la saison dernière, le Vendéen a pris le chemin de l’Endurance avec une participation aux 24 Heures du Mans au sein du JMB Racing, mais aussi plusieurs piges en Le Mans Series sur une Formula Le Mans et une victoire à Imola. On l’a aussi vu en International GT Open avec succès, toujours au sein de la structure de Nicolas Misslin. Si le programme du natif de La Roche-sur-Yon n’est pas encore fixé, il nous donne quelques pistes : « Cette année, je me dois de gagner si je veux rejoindre un constructeur en 2013. Grâce à l’expérience acquise en monoplace, aussi bien en GP2 qu’en F3 Euroseries, je me sens prêt à relever ce défi, d’autant plus que j’ai roulé au Mans, en Le Mans Series, en Intercontinental Le Mans Cup et en International GT Open. Je vais probablement avoir plusieurs programmes cette saison et je suis actuellement en discussion avec plusieurs teams. J’envisage de prendre part à la Blancpain Endurance Series, à l’International GT Open, et peut-être l’European Le Mans Series. Pour le moment, je me concentre sur ma préparation physique et le passage de mon diplôme de moniteur de pilotage. »
Il faut choisir la ou les bonnes séries : « Le choix est difficile surtout à un moment stratégique de ma carrière. Il est difficile de donner une explication claire à mes partenaires actuels ainsi qu’à ceux que je démarche. Il n’est pas évident de leur expliquer la différence entre la Blancpain Endurance Series et l’European Le Mans Series. J’ai connu la même situation en monoplace et c’est un peu dommage de retrouver le même contexte en endurance. C’est un peu dommage ! Il n’y a qu’une certitude, c’est que seule une course reste inégalée et incomparable, et c’est Le Mans… et j’y serai ! »
La préparation physique joue un rôle essentiel pour être fin prêt : « Je travaille mes capacités cardiovasculaires avec des séances d’endurance sur un rameur, en faisant du vélo et du footing. En parallèle, j’alterne avec des séances de musculation générale bien spécifique au sport automobile. Mon préparateur physique me force à travailler en situation de déséquilibre, avec ou sans la vue, afin de me forcer à m’adapter de façon instantanée. Pour compliquer les choses, il me rajoute des exercices de concentration ou de déconcentration pour essayer de reproduire ce que le pilote vit en situation réelle. Ce n’est pas forcément une partie de plaisir. »
Propos recueillis par Laurent Mercier