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Un point sur la planète GT 2012, part 1…

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Jusqu’à fin 2010, le monde du GT était relativement simple à comprendre pour le commun des mortels avec une terminologie de classes assez lisible et cohérente. Tout en haut de l’échiquier se trouvait la catégorie GT1 composée de « super » GT dotées de carrosseries en carbone, de freins du même matériau, d’un rapport poids puissance proche des 2 kg / CV soit 600 CV pour 1’200 kg, d’appendices aérodynamiques « King Size » donnant un look très agressif aux différents modèles de cette classe (voir les Lamborghini Murcielago LP670 et autres Ford GT1) et des bruits propres à réveiller les morts. Juste en dessous, on retrouvait la catégorie GT2 regroupant plusieurs modèles dont la plupart était développé par des usines réputées comme Ferrari, Porsche ou Corvette, donnant des voitures aux châssis et à l’électronique sophistiqués, mais avec une aéro plus soft et un rapport poids puissance inférieur aux GT1 (environ 2.6 Kg/CV soit 1’200 kg pour 460 CV). A la suite des GT2, on retrouvait les GT3, une catégorie en pleine expansion depuis plusieurs saisons, où les préparateurs et artisans commençaient progressivement à céder leur place aux modèles usines, les constructeurs ayant senti le potentiel de vente immense offert par la catégorie GT3. Cette dernière proposait des voitures disposant d’un excellent rapport prix/performance avec en plus des aides à la conduite (ABS, traction control, paddle shift) très appréciées par les nombreux gentlemens drivers utilisant les voitures de cette catégorie. Et enfin la classe GT4, proposant des voitures de courses assez proches de la série et « économiques », soit avec des prix situés au alentour des 100’000 Euro.

 

Entre temps, l’année 2011 est passée par là et la donne a quelque peu été modifié amenant un nouveau visage au GT. Après une dizaine d’années de bons et loyaux services, la catégorie GT1 a tiré sa révérence à fin 2011, la crise économique et les choix stratégiques de certains organisateurs, qui avaient décidé il y a une ou deux saisons d’interdire cette classe dans leur compétition, ont eu finalement raison des grosses GT. La classe GT2, quand a elle, changea de dénomination début 2011 en devenant GTE, soit GT Endurance. Par la même occasion, cette catégorie modifia également sa réglementation technique en adoptant un système de balance de performance certes intéressant d’un point de vue spectacle, mais pas toujours cohérent avec le système historique toujours en place, soit une réglementation rigide et restrictive. Quand à la catégorie GT3, celle-ci vit l’arrivée de nombreux nouveaux modèles usines (Ferrari F458, Mercedes SLS, McLaren MP4-12C, Nissan GTR, etc.) amenant une palette assez vaste d’une dizaine de marques, un accroissement du niveau de qualité des produits et une escalade des performances puisque en 2011, les GT3 sont devenues aussi rapides, voir meilleures en vitesse pure que les GTE (à titre d’exemple, à Spa, les GTE ont gagné environ une seconde en une année avec des temps de l’ordre de 2’21”, alors que les GT3 sont descendues sous la barre des 2’20” soit un gain de deux à trois secondes au tour par rapport à 2010). Concernant la catégorie GT4, elle suit son petit bonhomme de chemin avec un ou deux nouveaux modèles arrivant sur le marché chaque année comme par exemple la Lotus Evora, la Nissan 370Z ou la BMW M3 en plus des modèles phares comme l’Aston Martin Vantage qui continuent de remplir les grilles de départ des différents championnats accueillant les GT4 avec des ventes totalisant plus de 80 unités pour la GT britannique. Par contre, le championnat européen GT4 n’a jamais vraiment réussi à décoller et la médiatisation de cette classe demeure relativement faible.

 

En conclusion et avant d’analyser en détail les deux catégories phares de la planète GT, force est de constater que les choses ne sont plus aussi claires qu’il y a une année ou deux avec une catégorie GT3 qui sera peut-être dans quelque temps le nouveau GT1 (c’est déjà un peu le cas avec le nouveau World GT 2012 qui sera dédié aux GT3), un GTE qui visiblement continuera à stagner en terme de performance, la faute à une cohabitation contrôlée avec les différentes catégories de prototypes dans les championnats ACO et un GT4 qui remplacera en quelque sorte le vide laissé par le GT3 dû à la très forte croissance de cette catégorie ces dernières années.

 

Stéphane Falce

 

 

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