FIA GT Series

Nick Catsburg : "J’espère réellement poursuivre en GT."

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Lauréat de l’Eurocup Megane Trophy 2010, Nick Catsburg a eu droit en échange à un test au volant d’une Nissan GT-R. C’était fin 2010. Depuis, le jeune Néerlandais a pris part au Championnat d’Europe GT3 sur une BMW Z4, au Championnat du Monde GT1 sur une Corvette C6.R puis une Nissan GT-R, avant de rouler en Nissan GT-R GT3. C’est donc pour lui une saison 2011 bien remplie, avec de belles performances à la clé pour ses débuts en GT, si bien que son objectif est de poursuivre dans la filière GT.

 

Laurent Mercier : Nick, pour une première année en GT1, l’essai est transformé ?

Nick Catsburg : « Oui ma saison s’est très bien passée. C’était même plus que prévu car à l’origine je ne devais prendre part qu’au Championnat d’Europe GT3 avec la BMW Z4. J’étais en contact en début de saison avec Mike Hezemans et il m’a demandé de venir rouler avec lui à Abu Dhabi pour le coup d’envoi du championnat. Les résultats n’ont pas été si mauvais que cela et j’ai trouvé quelques partenaires qui m’ont aidé pour les deux manches suivantes. J’ai donc roulé sur la Corvette jusqu’au Sachsenring. Après cela, j’ai manqué de budget pour rouler en GT1. A Silverstone, je n’ai donc piloté que la BMW Z4 en GT3. La Corvette a été très forte tout au long de la saison, et cela m’a aidé à faire de bons résultats. C’est finalement elle qui m’a ramené en GT1. Lorsque j’ai arrêté avec la C6.R, j’ai de suite pris contact avec Nissan et Sumo Power GT. Ils m’ont ensuite demandé de venir et j’ai roulé pour eux à compter de Navarra. »


« Le premier meeting avec la Nissan a vraiment été dur. Arriver dans un team avec autant de pilotes et d’ingénieurs expérimentés n’a pas été chose facile et j’ai eu quelques difficultés à m’adapter. Mais avec l’aide de mes équipiers, les choses ont ensuite bien mieux fonctionné. La suite s’est nettement mieux passée, et nous étions en route pour monter à plusieurs reprises sur le podium, mais nous n’avons pas été épargnés par la malchance ainsi que quelques erreurs. Au final, c’est une grande saison pour moi. Je ne m’attendais pas à rouler dans un si bon championnat dans une équipe aussi formidable. J’ai beaucoup appris cette année et j’attends encore plus de la prochaine. En outre il a été très agréable de voir les pilotes de la Nissan/JRM remporter le Championnat Pilotes. Nous représentons la même marque et je ne peux pas nier que c’était bon de voir Lucas et Michael gagner le titre dans la GT-R. »

 

C’était tes débuts en GT après un test à Motegi. Le premier test s’était bien déroulé ?

« Après avoir remporté l’Eurocup Megane Trophy, Renault Sport Technologies et Nismo m’ont donné la chance de tester la GT-R. C’était juste une récompense et aucunement lié à un éventuel programme futur avec Nissan. Pour être honnête, les débuts n’ont pas été évidents car il neigeait et pleuvait et le premier jour a été annulé à cause de la neige. Le lendemain, j’ai pu rouler aussi bien sur le sec que le mouillé. Michael Krumm était là pour m’aider, ce qui m’a été très utile. J’ai vécu une journée incroyable avec les gens de chez Nismo et c’était vraiment bien de piloter la GT-R. Je n’ai pas commis d’erreurs et au final je n’étais pas loin des chronos de Michael. »

 

Après ce test, ton objectif était de prendre part au World GT1 ?

« Oui sans aucun doute ! Mais comme je l’ai dit, ce n’était pas une promesse, mais juste un prix suite au titre en Megane. L’équipe avait déjà quelques-uns des meilleurs pilotes au monde, et il n’y avait pas de place pour moi. Finalement, je pense que mon test à Motegi m’a bien aidé, car lorsqu’ils m’ont choisi après Silverstone, je pense que mon expérience d’une journée dans la GT-R les a aidés à prendre une décision. »

 

Que retiens-tu de ta saison en World GT1 ?

« Le niveau est très élevé. Les courses sont assez agressives et ce fut pour moi le plus difficile, où il a fallu rester hors des contacts et gérer au mieux les pneus. Le ravitaillement apporte aussi une autre dimension. C’est aussi difficile et important pour le pilote que pour l’équipe. Faire un tour rapide est une chose, mais en faire 15 le plus vite possible, sans faire d’erreurs et en gérant les pneus, c’est une autre paire de manches. C’est là que j’ai encore à apprendre. »


Tu t’es bien acclimaté au team Sumo Power GT ?

« C’était formidable d’en faire partie. Déjà il y a les pilotes. J’ai eu Enrique Bernoldi comme coéquipier. Je le connaissais depuis ma jeunesse lorsque je regardais la Formule 1. C’est vraiment un pilote d’expérience et j’ai beaucoup appris à ses côtés. Dans la Nissan # 21 se trouvaient David (Brabham) et Jamie (Campbell-Walter). C’est là aussi de grands noms. Je pense que j’ai été très chanceux de faire partie de cette équipe avec tous ces bons pilotes autour de moi. Cela m’a permis d’apprendre un maximum durant la saison. L’équipe technique a vraiment aussi fait du bon travail et ils ont tous été formidables. J’espère bien travailler à nouveau avec chacun d’eux dans un avenir proche. »


Tu as également roulé avec la GT-R GT3. L’auto a un gros potentiel ?

« J’ai roulé en British GT ainsi qu’en Blancpain Endurance Series à Silverstone. J’ai aussi pris part à tous les essais de développement de l’auto et c’est toujours le cas. Je pense que JRM et Nismo ont prouvé qu’ils peuvent faire conjointement du bon travail de développement sur une voiture de course. Ils l’ont déjà prouvé avec la GT-R GT1 et le titre cette année. C’est sur la même philosophie qu’a été faite la GT3. Dès ses débuts, elle a montré un fort potentiel et c’est de mieux en mieux. Elle est très agréable à piloter et je pense que ce sera une très bonne GT3. Je suis impatient d’en reprendre le volant. »


Selon toi, la catégorie GT3 est l’avenir du GT ?

« Je crois bien que oui. Les GT3 vont de plus en plus vite. C’est bien pour les équipes qui peuvent s’engager dans plusieurs championnats. Elles ont également un avantage sur le plan financier, car elles sont moins chères que les GT1. Personnellement, j’aurais bien aimé que les GT1 restent. Je ne suis pas un grand fan des aides au pilotage sur une voiture de course bien qu’elles auraient pu être utiles à plusieurs reprises cette saison. »


As-tu déjà des contacts pour 2012 ?

« J’ai plusieurs possibilités pour l’an prochain, mais rien n’est encore confirmé. J’espère vraiment piloter à nouveau une Nissan, mais les récents changements de la planète GT sont difficiles pour moi. Je vais garder les yeux ouverts et tout faire pour trouver une bonne place pour la saison prochaine. Je ne vais pas rester à rien faire durant l’hiver car des essais sont prévus avec la Nissan GT-R GT3. J’espère réellement poursuivre en GT, mais rien n’est fait pour le moment. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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