VdeV

David Zollinger : "Ma fin de course la plus dure à Estoril."

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

David Zollinger et Philippe Mondolot, en terminant deuxièmes samedi dernier dans les Six Heures d’Estoril, se sont adjugés le titre pilotes du Challenge d’Endurance Protos VdeV 2011.

 

Les deux sociétaires du Team Palmyr remportent ainsi conjointement leur troisième titre consécutif, après les couronnes décrochées en 2009 et 2010 au volant d’une Norma M20F, le titre 2011 ayant été obtenu avec en début de saison une Norma M20F puis avec une Norma M20 FC à châssis carbone. Un beau hat-trick donc, conclu avec une Norma qui portait sympathiquement les couleurs de Endurance-Info à Estoril.

 

David  Zollinger est revenu avec nous sur ce titre :

 

David, félicitations pour ce nouveau titre…

« Oui, je suis très, très content. C’est le cinquième titre VdeV consécutif, toujours avec Palmyr : champion de Sprint Protos en 2007 et 2008, et trois titres en Endurance Protos en 2009, 2010 et 2011, ces trois-là avec Philippe Mondolot. »

 

Ce troisième titre a-t-il été plus difficile à obtenir que les deux autres ?

« Cette année a été plus difficile, car nous avons débuté la saison avec la Norma M20F. Donc, on était  en-dessous en matière de performances et on a pris du retard sur la connaissance de la Norma M20 FC. De plus, les saisons précédentes, nous avions  eu des années relativement tranquilles, alors que cette année nous avons quelques pépins et quelques ennuis, comme notre abandon à Magny-Cours, notre premier abandon avec Palmyr en 27 courses ! Cet abandon a tout remis en question pour le championnat. »

 

Un seul abandon en 27 courses, c’est exceptionnel…

« Absolument, il faut tirer un grand coup de chapeau à Kozma Zarazik et à toute son équipe Palmyr. Ils font une préparation et un boulot fantastiques. A Estoril, c’est encore nous qui avons passé le moins de temps  au stand, avec 8’30”, les autres Norma Palmyr dont celles de Fabien et Bernard Thuner n’en ayant passé guère plus. »

 

En dehors d’Estoril, quel a été le meilleur moment de la saison ?

« C’est sans doute la victoire à Motorland Aragon. C’était notre première course avec la Norma M20 FC et nous avons fait la pole position, le meilleur tour en course et remporté la victoire. C’était parfait, avant nous avions couru pour limiter les dégâts et là , on gagnait tout de suite. »

 

La Norma M20 FC par rapport à la M20F, c’est un gros progrès ?

« Nettement. C’est une voiture très bien conçue, bien appréhendée. C’est un net progrès par rapport aux protos du VdeV. C’est comme une petite LMP2. Elle vaut une à deux secondes au tour de mieux que la précédente. On a tourné plus vite sur tous les circuits. »

 

A Estoril, tu es parti en première ligne…

« Oui, les qualifs se sont bien passés. C’était sur le mouillé, donc pas facile. J’ai commencé la séance avec des vieux pneus, en attendant que ça sèche. En début de séance, j’étais un peu devant Fabien Rosier. Fabien a passé un train de pneus neufs en fin de séance et il a très nettement amélioré. En fin de séance, à sept minutes de la fin, j’ai monté des pneus neufs mais ils ne sont pas parvenus à se mettre en température…Première ligne, de toutes façons, c’était bien »

 

Et la course ?

“C’était une course parfaite. J’ai pris la tête assez rapidement à Lionel Robert, qui faisait équipe avec Fabien, et je me suis un peu échappé. J’ai profité d’un premier safety car pour ravitailler et je me suis retrouvé derrière Nick Padmore, notre rival pour le  titre. Je suis resté un moment derrière, car il allait devoir ravitailler à son tour, et je préférais l’avoir devant moi que derrière moi où il aurait pu me  mettre de la pression. Ensuite, ça a très bien marché. Philippe Mondolot a très bien connu sous la pluie. A un peu moins de deux heures de l’arrivée, nous avions deux tours d’avance sur la Norma Extrême Limite. Deux safety cars nous ont remis dans le même tour et en fin de course Fabien est revenu vite sur moi. Comme l’objectif n’était pas de gagner la course à tout prix mais d’assurer le titre, je me  suis effacé et j’ai conservé la deuxième place. Notre stratégie a été la bonne et au stand Kozma Zarazik suivait ça de très près. L’équipe Palmyr a été impeccable comme d’habiitude. Cinq voitures au départ, cinq à l’arrivée…. »

 

Et l’avenir ?

« On travaille ensemble avec Philippe depuis maintenant trois ans et demi, et comme tu le vois, ça fonctionne plutôt bien ! Pour ma part, je suis avec Palmyr depuis 10 ans et je n’ai que me féliciter de leur professionnalisme.  Avec Philippe, on a envie de continuer et si possible voir un peu plus haut, en Le Mans Series par exemple. Si on n’y arrive pas l’année prochaine, ce sera l’année suivante. Dans ce cas-là, on repartirait sans problème en VdeV. »

 

Et le coaching…Combien as-tu d’élèves à Lédenon ?

« Le coaching, ça marche bien. Il y a une soixantaine d’élèves, des débutants, mais aussi des pilotes qui veulent approfondir leurs connaissances, comme Jean-François Yvon, Phillippe Haezebrouck et même Max Cohen-Olivar, à 67 ans !! »

(Vous pouvez trouver les  renseignements sur ce coaching ici )

 

Quel était le niveau du VdeV cette année ?

« Ecoute, tous les ans, le VdeV est de plus en plus compétitif. Les voitures ont progressé, de nombreux gentlemen drivers, comme Bruno Bazaud par exemple, ont beaucoup progressé et tournent presque dans le même temps que nous. Les équipes ont beaucoup progressé également. Une équipe comme TFT était cette année au même niveau que nous. Avant Estoril, nous étions deux équipes et quatre voitures à pouvoir être champions, c’est super. Et le tout dans une bonne ambiance, les gens de TFT ont ainsi fait la fête avec nous samedi. L’an prochain, avec l’arrivée des nouvelles Ligier, peut-être de Tatuus, ce sera encore mieux. Cela évite d’être un championnat monomarque et ça oblige tout le monde à hausser son niveau. »

 

Tu me disais que c’était ta fin de course la plus difficile…

« Oui, il y avait beaucoup de stress. La lumière avait baissé et était très faible. A une demi-heure de l”arrivée, la pluie s’est remise à  tomber et une partie du circuit était mouillée. Il fallait faire attention, mais ça s’est bien terminé. »

 

Nous remercions David dont le palmarès et les performances mériteraient bien d’attirer l’attention à un niveau supérieur…

 

Propos recueillis par Claude Foubert

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet