FIA GT Series

Jonathan Hirschi, un pilote complet s’il en est…

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Il est peu de dire que Jonathan Hirschi a été sur tous les fronts cette saison : Intercontinental Le Mans Cup, Le Mans Series, Championnat du Monde GT1, Blancpain Endurance Series, sans oublier quelques rallyes au volant d’une Renault Clio Super1600. On a donc vu successivement le pilote suisse sur une Lotus Evora, une ORECA 03, une Ford GT GT1, une Aston Martin DBRS9 et une Ford GT GT3. Lors du dernier meeting World GT1 de San Luis, Jonathan était associé à Christoffer Nygaard sur l’une des deux Ford GT du Belgian Racing, avec à la clé une 7ème place sur un tracé qui ne convenait pas spécialement aux Ford, comme l’explique « Jon » : « C’était assez compliqué pour nous en Argentine. L’objectif était de terminer sur une note positive et nous voulions accrocher un Top 5. San Luis est vraiment un circuit magnifique au beau milieu d’un super cadre. Je compare l’endroit à Valencia Ville. La piste est large et on peut assez facilement dépasser, ce qui est rare sur un circuit urbain. Le problème est qu’il y avait beaucoup de poussière. » Le pilote Belgian Racing connaissait parfaitement sa monture : « Le châssis utilisé est celui avec lequel j’ai disputé les 24 Heures du Mans 2010 chez Matech Competition. Les pneus sont totalement différents car nous avons maintenant des gommes « client ».


Jonathan a renoué avec l’Endurance à partir des 1000 Km de Spa où il était en piste sur une Lotus Evora alignée en GTE-Pro : « Lotus veut faire les choses bien, mais l’auto manque clairement de puissance avec son V6. Elle a un gros handicap par rapport aux Ferrari F458 ou BMW M3 et son moteur est placé trop haut. Il ne faut pas oublier que c’est la première année de l’Evora et qu’en plus elle est arrivée en cours de saison. Jusqu’aux 24 Heures du Mans, nous avions une quinzaine de personnes du staff Lotus pour s’occuper des autos. »

 

Changement de catégorie aux 6 Heures de Estoril dans le cadre des Le Mans Series, avec des débuts en prototype au volant de la ORECA 03/Race Performance : « Ma seule expérience en prototype remontait à un test sur une Lola/Speedy fin 2009, déjà à Estoril. J’ai pris beaucoup de plaisir à rouler chez Race Performance, où l’ambiance est très familiale. C’était vraiment une bonne expérience que j’espère bien renouveler à l’avenir. »

 

En plus d’une participation aux 24 Heures de Spa sur une Ford GT/Marc VDS Racing Team, on a également vu Jonathan faire ses débuts en rallye au sein du Team Balbosca. C’est pour le fun que le Suisse passe du circuit à la route : « Le but est de prendre un maximum de plaisir. En rallye, tu as nettement plus de roulage, où tu restes 3h30 dans l’auto. Ce n’est pas tant physiquement que c’est dur, mais plutôt psychologiquement. De plus, il faut composer avec un coéquipier. Il faut que les notes rentrent. Pour cela j’ai regardé pas mal de caméras embarquées et je me suis inspiré des notes pour prendre ce qui me parlait le plus. Je suis ravi d’avoir disputé le Rallye du Valais, qui reste une épreuve de référence en Suisse. Les spéciales étaient diffusées à la télévision et nous étions suivis par un hélicoptère. C’est vraiment une bonne ambiance avec une mentalité très saine. Mon but est de toujours apprendre et de me mesurer aux autres. »

 

C’est tout de même en circuit qu’on retrouvera Jon en 2012 : « Rien n’est encore décidé pour la saison prochaine. Rouler aux 24 Heures du Mans dans un prototype, ce serait vraiment bien. Piloter de nuit au Mans en LMP, ça doit être quelque chose. Mon ambition est d’être présent sur un programme complet en Le Mans Series ou en WEC. Je suis aussi très lié à Marc VDS Racing Team et j’aimerais aussi faire partie de l’aventure. » Ce qui est sûr, c’est que Jonathan Hirschi est devenu un pilote très complet, et c’est le moins que l’on puisse dire…

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

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