American Le Mans Series

Michael Lewis (Autocon) : "La course doit rester une passion."

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Michael Lewis (à gauche sur la photo de une) a stoppé ses fonctions de Team Manager de Autocon Motorsports après le Petit Le Mans. Michael a également été longtemps pilote de cette sympathique américaine composée de purs fanatiques du sport automobile. Michael Lewis a eu la gentillesse de répondre à nos questions :

 

Tout d’abord Michael, pourquoi vous retirez-vous ?

« Premièrement, Autocon Motorsports était une association formée par quatre pilotes (Mike Lewis, Tony Burgess, Bryan Willman et Chris McMurry) pour engager et piloter une voiture. Il n’y a jamais eu de bénéfice fait par l’un d’entre nous, y compris par moi. Aussi, quand je n’ai pu être en mesure de piloter plus longtemps j’ai pris du recul en ayant comme rôle principal la gestion de l’équipe et cela a été un nouveau challenge qui m’a revigoré. Cependant, après deux années au cours desquelles j’ai très peu conduit, j’ai rempli mes engagements auprès des autres gars, et afin de profiter de mes deux jeunes enfants, il était temps de prendre encore plus de recul. Je n’ai jamais voulu faire de la  compétition pour de l’argent et je ne le ferai pas plus maintenant. La course doit rester une passion dans ma vie, pas un boulot. Je pilote encore avec un grand plaisir dans les courses de club et je continuerai pendant ma vie entière, je l’espère. »

 

Cette saison 2011 a-t-elle correspondu à vos attentes ?

« Je pense que oui si on considère cela dans l’optique de ce qu’une petite équipe, constitué en majeure partie de bénévoles, peu faire à un niveau si élevé du sport automobile. Notre  régularité a été meilleure que jamais et nous a permis de terminer troisième du championnat LMP1 bien que nous ayons fait une course de mois que la Lola n°20 du Dyson Racing. Tous mes pilotes ont fait ce que je pense avoir été leur meilleur travail depuis que je les connais. J’aurais aimé être à l’arrivée du Petit Le Mans pour la dernière envolée mais malheureusement il s’en est fallu de quarante minutes. »

 

Quels sont les meilleurs souvenirs au cours de votre carrière, en tant que pilote et en tant que patron d’équipe ?

“En tant que pilote, j’ai remporté quatre championnats -4 championnats SCAA, en GT1 et GT3, NDLR- et je continue encore aujourd’hui en club racing). Pour ce qui est de l’ ALMS, j’ai fait quelques bonnes courses lors des premières années de notre team, alors que nous étions largement dominés en termes de voiture. Le genre de courses qui n’attirent pas beaucoup l’attention en dehors du paddock mais qui étaient respecté par les pilotes et les teams de la communauté. En tant que team owner, être en course au Mans pendant 18 heures, ce fut une expérience magnifique. Ce fut exceptionnel d’être à l’arrivée de nos deux premières 12 Heures de Sebring (combien d’équipes d’usine peuvent-elles en dire autant de leurs deux premières tentatives ? Avoir été en tête de la course de Road America 2010 pendant la première heure, cela a été très gratifiant pour moi, le team et nos partenaires. Merci à Johnny Mowlem pour cela.”

 

Et quels sont vos pires souvenirs ?

“Il sont trop nombreux pour que je puisse choisir LOL ! Je dirais que celle domine, c’est l’abandon dans le premier tour des 24 Heures du Mans 2010, avec la boîte de vitesses cassée. Ce fut accablant parce que je sentais que nous étions prêts à faire un long bout de chemin dans cette course, et cela me reste encore sur le cœur aujourd’hui. »

 

Que pouvez-vous dire de vos campagnes mancelles ? Quand vous y pensez, êtes-vous plein de regrets ou sont-elles de bons souvenirs, même si souvent tout n’a pas bien marché ? 

“Quand on dit « l’important, ce n’est pas la  destination, mais c’est le parcours », c’est vrai. Je pense que c’est véritablement le cas pour moi et pour Autocon pour nos courses au Mans. Ce n’est pas une participation qui restera dans les annales, mais pour moi, c’est merveilleux. Beaucoup d’amis et de souvenirs que je garderai en moi. »

 

Quelle a été votre voiture préférée ?

“La meilleure voiture que j’ai pilotée, c’est la dernière Lola que nous avons eue. Ma préférée sentimentalement a été la Riley & Scott IIIC, un gros V8 rauque et une tonne de grip mécanique. Mais aucune aéro ! Une brute merveilleuse et solide comme un bœuf : Elle a été à l’arrivée à Sebring et au Petit Le Mans à de nombreuses reprises.”

 

Verra-t-on encore le nom d’Autocon sur les circuits américains l’année prochaine ? Avec Chris et Tony peut-être ?

« Chris et Tony peuvent utiliser librement toutes les ressources que je possède, y compris le nom si cela leur est utile. Ce sont de très bons amis et de grands compétiteurs. »

 

Comment voyez-vous le futur de l’ALMS ?

« Les temps sont durs pour le sport automobile, partout dans le monde. Je pense que l’ALMS a vraiment s’est vraiment mieux comportée que la plupart des autres. Elle est montée en puissance et a fait preuve d’innovation alors que beaucoup sont en déclin. En tant que team manager et pilote je pense vraiment que l’ALMS offre encore la compétition automobile la plus pure en Amérique du Nord. Ils luttent encore pour une gestion de course à minima, c’est-à-dire en n’abusant pas des neutralisations et avec des règlements techniques simples, cependant cela est un peu moins vrai. Je l’admets, nous étions dans le dur en courant avec une P1, mais c’est le terrain de jeu où nous voulions courir : les prototypes les plus gros, les plus extrêmes, les plus rapides. Ce n’était pas la meilleure décision en termes de business, mais comme je l’ai dit, nous courons pour nous-mêmes, non pour quelqu’un d’autre. Aucune excuse. »

 

Quels sont vos projets sportifs pour l’année prochaine, si vous en avez ?

« Je vais continuer à courir avec ma Jaguar SCAA GT1 en course de club et peut-être dans quelques courses de Trans-Am. La famille sera avec moi et on va bien s’amuser ! Et je titillerai probablement avec mes critiques Chris, Bryan et Tony après chaque course. Je suis sûr qu’ils arrêteront rapidement de prendre mes appels ! »


Pour l’instant Chris McMurry s’occupe de la carrière de son fils Matt qui s’apprête le week-end prochain à disputer sa première course en Formule Mazda à l’âge de 13 ans seulement. Nous  vous avions déjà présenté Matt, dont l’ambition est de devenir le plus jeune pilote de l’histoire à participer aux 24 Heures du Mans. Vous pouvez suivre Matt en essais sur cette video ici

 

Propos recueillis par Claude Foubert 

 

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