Open GT

Soheil Ayari : "Un très beau championnat, une belle saison!"

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L’année 2011 a été faste pour les couleurs françaises, avec les titres Constructeurs et Teams de Peugeot en ILMC, les titres teams de Signatech-Nissan et de Larbre Compétition, toujours en ILMC, le titre pilotes de Julien Jousse et Emmanuel Collard  en Le Mans Series, le titre teams de IMSA Perfomance Matmut et du Pegasus Racing en Le Mans Series, les titres pilotes de Raymond Narac, Nicolas Armindo et Julien Schell, toujours en Le Mans Series, le titre pilotes en Open GT de Soheil Ayari, le titre de Champion du Monde Teams GT1 de HEXIS AMR, sans oublier la victoire de Benoît Tréluyer aux 24 Heures du Mans, celle du  trio Loïc Duval/Nicolas Lapierre/Olivier Panis aux 12 Heures de Sebring, de Romain Dumas aux 24 Heures du Nürburgring, entre autres.

 

Un de ces lauréats, Soheil Ayari, a gentiment répondu à quelques questions. Rappelons que Soheil a conquis son titre de haute lutte avec sa Ferrari 458 Italia GT2 du JMB Racing, face à une opposition musclée avec des teams tels que AF Corse, Autorlando Sport ou le Kessel Racing pour n’en citer que quelques-uns. Soheil ne s’est en effet assuré le titre que deux tours avant la  fin de la seizième course de la saison, c’est dire !

 

Soheil, quel est ton sentiment après ce titre Open GT ?

« Je suis bien sûr très heureux de ce nouveau titre. C’est une des catégories que j’ai eues le plus de mal à décrocher, mais nous avons mis beaucoup de choses dans le bon sens et ça a fonctionné. Nous ne connaissions pas l’auto et je n’avais jamais couru en GT Open. Je suis aussi fier du titre en lui-même que de la manière pour le décrocher. L’esprit dans l’équipe était génial : un team studieux et détendu, motivé sans jamais être nerveux ! »


Quels ont été les moments forts de ta saison en Open GT ?

« Notre premier podium (3ème à Imola) lors de la première course, qui plus est sous la pluie. Nicolas Misslin était alors mon équipier avant de diriger JMB Racing. Brands Hatch également car ce fut le week-end parfait avec deux victoires malgré les pénalités de temps lors du changement de pilote.  L’auto, mon équipier Nicolas Marroc et la stratégie de course ont été excellents… sur un circuit magnifique, ce qui ne gâche rien !”


“Barcelone enfin, car la première course était un régal avec une remontée en 1ère place pour moi puis Joël Camathias lors de son relais, au volant d’une auto parfaitement réglée. La course 2 n’avait quant à elle rien à envier aux meilleurs films de suspens. Le titre s’est décidé dans le dernier tour de course de la saison ! »


 Les moments les moins bons ?

« Le week-end de Magny-Cours. Je me qualifie 2e mais suis poussé hors piste par la Ferrari F458 de Philip Peter dans le premier virage, puis abandon à cause d’un radiateur endommagé. Le lendemain, nous terminons 9e aux prises avec des soucis de pneus. »


Ton impression sur le niveau de l’Open GT et sur ce championnat en général?

« C’est devenu un très beau championnat d’Europe, au vu du plateau et du calendrier prestigieux (25 concurrents, 8 meetings de 2 courses chacun). C’est l’une des seules disciplines GT à accepter deux pilotes A par auto, ce qui offre de belles courses. Les autos sont belles, les paddocks aussi, avec des équipes reconnues telles que AF Corse, Kessel Motorsport et bien sûr JMB Racing. La règlementation regroupant les GT2 et les GT3 avec comme seule pénalité pour les vainqueurs des courses le temps d’arrêt au stand concourt au spectacle et aux belles remontées. L’ambiance dans le championnat est très pro et détendue, la clé de cet état d’esprit étant l’écoute incroyable des organisateurs (la société GT Sport) envers les participants. L’effort médiatique et en termes de communication, notamment le LIVE de toutes les courses sur Motors TV (26 pays) et en web streaming, est un autre atout du championnat. Pour conclure, je pense que les circuits programmés permettent à nos GT de s’exprimer pleinement. J’y eu beaucoup de plaisir à retrouver d’anciens tracés sur lesquels je n’ai pas roulé depuis la F3000. »


 Nicolas Marroc et Joël Camathias ont contribué à ton titre. Peux-tu dire un mot sur chacun d’eux et sur l’apport du JMB Racing ?

« Nicolas Misslin aussi y a contribué, car il a fait du bon travail à Imola en nous permettant d’atteindre le podium dès la première course de l’année. Nicolas Marroc s’est montré très rapide et très solide, c’est lui qui a eu le plus de pression à Brands Hatch et il a su tenir bon. Il a sans aucun doute sa place dans ce beau championnat.”


“Joël Camathias est un pilote d’expérience, rapide et solide lui aussi. Ce qu’il a fait au Red Bull Ring est incroyable, alors qu’il ne connaissait pas l’auto. Il a été Champion 2007 et 2099 du GT Open, et il aurait pu l’être cette année encore en commençant ensemble la saison. Joël s’est battu comme si c’était lui qui jouait le titre, alors qu’il n’a commencé la saison qu’après Brands Hatch. C’est en partie grâce à lui que j’ai pu remporter le GT Open 2011 !”


“L’apport du JMB Racing a été primordial en matière de fiabilité, de préparation de l’auto et concernant leur façon d’aborder le championnat, leur état d’esprit. C’est une équipe très rôdée à la logistique et à la préparation de telles saisons. Le fait que nous ayons changé une fois de voiture (F458 GT2 contre F430 GT2) en cours de saison et deux fois d’équipiers n’a en rien déstabilisé l’équipe. Cela ne nous a pas fait perdre de temps dans la mise au point de l’auto, et a permis à Nicolas Marroc puis Joël Camathias de se sentir tout de suite intégré à l’équipe. Ça a l’air de rien mais cet équilibre, cette sérénité, sont les ingrédients les plus compliqués à trouver. »


L’apport de Claude Galopin a-t-il été précieux ? Dans quel domaine ?

« Il a été essentiel même ! Claude et l’équipe technique de JMB Racing ont dû régler deux autos cette année (F430 GT2 et F458 GT2) et travailler avec quatre pilotes différents (moi + trois équipiers qui se sont succédés), qui plus est dans un championnat, donc un règlement technique, qu’ils découvraient. L’expérience de Claude a été primordiale. Grâce à lui nous avons rarement tâtonné et sommes revenus aux avant-postes à vitesse grand-V. Nous avons vécu une saison dont nous nous rappellerons Claude et moi, une belle osmose. »


 En plus du titre Open GT, tu as fait un podium au Mans en LMP2.  Ce podium était-il une joie ou plutôt une déception ? Que penses-tu de l’ORECA 03 ?

« Nous avons aussi remporté le titre ILMC en LMP2 avec Signatech-Nissan. La 2e place au Mans était une grande joie car étant données les conditions dans lesquelles elle a été acquise (3 tours d’immobilisation après deux heures de course qui nous font repartir en dernière position des 11 LMP2), nous avons réalisé une superbe course. Nous sommes partis de la pole, avant fait le début de course en tête et étions les plus rapides en course. Je garderai un excellent souvenir de mes 24 Heures du Mans 2011. »


As-tu des projets pour 2012 ? Quels sont tes souhaits premiers ?

“Disputer le World Endurance Championship 2012 et l’Open GT 2012… espérons que les calendriers ne coïncident pas (trop) !”

 

Propos recueillis par Claude Foubert

 

 

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