FIA World Endurance Championship

Le Team ORECA-Matmut se remet à l’heure américaine.

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Dès la semaine prochaine, le Team ORECA-Matmut se remet à l’heure américaine avec une participation au Petit Le Mans. Deux ans après avoir fait roulé la ORECA 01 en Georgie avec à la clé une belle 5ème place, le team de Hugues de Chaunac revient à Road Atlanta avec la ferme intention de bien figurer. Pour cela, Nicolas Lapierre sera à nouveau dans le baquet de la Peugeot 908 HDi FAP, mais Nico fera cause commune avec deux nouveaux coéquipiers, à savoir Marc Gené et Nicolas Minassian. Vainqueur des 12 Heures de Sebring en mars dernier, le Team ORECA-Matmut sera à compter parmi les favoris, au même titre que Audi ou Peugeot. Après avoir arborée le « I Love US Racing » en Floride, la 908 HDi FAP n°10 recevra un « Thank You Fans ».

 

Nicolas Lapierre a découvert le Petit Le Mans il y a deux ans au volant de la ORECA 01 qu’il partageait avec Romain Dumas et Olivier Panis. Nico’ est ravi de faire son come-back sur le sol américain :

Nicolas, comment abordes-tu ce retour aux USA ?

« Je suis très heureux de retrouver la compétition à l’américaine, sur un format de course excitant. On reste sur une note positive aux Etats-Unis. Je suis content de courir sur un circuit atypique, exigeant à la fois pour le pilote et la mécanique. J’apprécie cette piste particulièrement vallonnée. »

 

Après le succès à Sebring, quelle est l’ambition affichée ?

« C’est difficile de se prononcer concernant une telle épreuve, avec cette durée et un plateau qui sera de très grande qualité. En performance pure, on sait qu’il y aura un petit déficit. Par contre, on espère ne pas être très loin, rester à l’affut. La course est longue, moins que Le Mans, mais le rythme est peut être plus soutenu, plus « agressif ». Nous allons essayer de nous inspirer de Sebring : rester dans le même tour que le leader le plus longtemps possible et profiter des aléas. Il y en a toujours à Road Atlanta. »

 

Tu connais déjà un peu tes nouveaux coéquipiers ?

« Nous avons l’habitude de nous parler depuis que le Team ORECA-Matmut aligne la Peugeot 908 HDi FAP. Ce sont deux pilotes qui connaissent parfaitement l’auto et le circuit : c’était la volonté affichée d’Hugues (de Chaunac). Ce sont deux pointures de l’Endurance et c’est important d’arriver à Petit Le Mans avec une expérience comme la leur. Par ailleurs, ce sont deux gars sympas et ouverts. »

 

La Peugeot 908 HDi FAP n°10 arborera un message « Thank You Fans ». Quelle impression t’avaient-ils laissé à Sebring ?

«Leur accueil avait été excellent! ORECA a un passé important aux Etats-Unis et je pense qu’il l’est encore plus depuis les 12 Heures de Sebring. Notre équipe est très proche des fans et c’est quelque chose que j’apprécie. J’aime bien cette proximité avec les supporters, qui sont, d’une manière générale en Endurance et en particulier en Amérique, de grands passionnés et de vrais connaisseurs. Ce sont des spécialistes. »

 

Deux ans après ton premier Petit Le Mans, quel regard portes-tu sur cette participation ?

« Disons qu’elle nous a beaucoup appris. Travailler dans ces conditions particulières par rapport à l’Europe, c’est toujours enrichissant. Cela fait progresser l’ensemble de l’équipe : dans les stands, en stratégie… L’approche est différente. On voit autre chose : on part à l’aventure et on apprend. »

 

Si Nicolas Minassian connaît les moindres rouages de la Peugeot 908 HDi FAP, il connaît également le Team ORECA-Matmut pour avoir roulé pour le compte du team varois en Endurance lors des 24 Heures du Mans 2000 du temps de la Chrysler Viper GTS-R, puis deux ans plus tard avec la Dallara. C’est donc un retour aux sources pour Minass’, qui compte deux pole à son actif à Road Atlanta.

Nicolas, que t’inspire ton retour au sein du Team ORECA-Matmut ?

« C’est une écurie avec laquelle j’ai toujours gardé d’excellents contacts, que ce soit avec Hugues de Chaunac, Philippe Leloup (Team Manager), David Floury (Directeur Technique) ou les mécanos. On s’est toujours revus et j’ai d’ailleurs l’impression de n’avoir jamais quitté ce team qui m’a offert de belles opportunités. Par conséquent, je suis ravi ! “

 

Quel est l’objectif à Petit Le Mans ?

« Le Team ORECA-Matmut a montré cette année qu’il était encore possible de gagner une grande épreuve avec la Peugeot 908 HDi FAP. En vitesse de pointe, il nous manquera peut être un petit quelque chose : la longue ligne droite du retour est importante. Cela étant, c’est un circuit court, avec du trafic. En travaillant bien et en jouant sur la stratégie, avec cette voiture qui est très bien équilibrée, il y a une carte à jouer ! »

 

D’autant que tu connais bien ce tracé…

« J’y ai signé deux poles, dont une avec Peugeot en 2009. J’adore cette piste. J’aime bien les circuits américains en général : hormis Le Mans, qui est particulier, ce sont les plus beaux ! Ils restent d’époque, assez atypiques. Et puis, il y a ce public… Une atmosphère qu’on ne retrouve nulle part. D’ailleurs, le message qu’ORECA arborait à Sebring, « I Love US Racing », me va comme un gant ! »

 

Que penses-tu de tes coéquipiers ?

« J’ai longtemps roulé avec Marc (Gené). Nous formions un super duo et je vais le retrouver avec plaisir. Nicolas, je l’ai rencontré depuis qu’il est chez ORECA. C’est quelqu’un de très sympa, très rapide, qui a toutes les qualités nécessaires à un pilote d’endurance. Avec ORECA, on sait qu’il n’y a pas de question à se poser au niveau des pilotes ! »

 

Tu es désormais habitué à la Peugeot 908. Tu vas t’installer à nouveau au volant de la 908 HDi FAP…

« C’est toujours super d’être dans le baquet d’une Peugeot ! Elle n’a pas grand-chose à envier à sa sœur. Le châssis est excellent et le moteur très souple. Je me languis de la piloter dans une telle épreuve. »


Quel rôle ORECA a joué dans ta carrière ?

« J’ai beaucoup d’estime pour Hugues et l’équipe en général. Il a toujours aidé les pilotes français, et a toujours eu un signe pour moi. Déjà en 1993, il m’avait proposé de rouler avec BMW en Supertourisme. En 2000, j’ai pu faire Le Mans avec ORECA et Chrysler, puis en 2002 avec la Dallara. J’ai beaucoup appris grâce à ce team et je suis heureux de le retrouver. C’est super ! »

 

Le troisième homme n’est autre que Marc Gené, transfuge du Team Peugeot Sport, tout comme Nicolas Minassian. L’Espagnol compte bien tirer son épingle du jeu en Georgie.

Marc, tout d’abord que connais-tu du Team ORECA- Matmut ?

« Je n’ai entendu que des bonnes choses sur ORECA. Je ne pensais pas forcément rouler avec cette équipe, mais quand Peugeot Sport m’a appelé, c’était une belle surprise. Mon frère, Jordi, connaît ORECA de par ses engagements avec Seat. Il m’en a parlé. Je sais que c’est un team très professionnel. J’avais visité les installations il y a quelques années et j’avais été très impressionné. C’est tout simplement l’une des meilleures équipes privées ! »

 

Tu vas retrouver la Peugeot 908 HDi FAP avec laquelle tu as gagné les 24 Heures du Mans. Ce doit être un sentiment particulier…

« Cela va être très spécial. Durant l’hiver, j’avais fait un test avec cette voiture lors d’une séance d’essais et je m’étais dit qu’il s’agissait de la dernière fois. J’ai beaucoup de bons souvenirs avec cette auto ; j’ai connu le plus beau moment de ma carrière avec elle. Je suis donc heureux d’avoir l’occasion d’en reprendre le volant une ultime fois, en course. Cela a également été une bonne surprise, d’autant que Petit Le Mans n’était pas à mon programme initialement. »


A propos de Petit Le Mans, que penses-tu de ce circuit ?

« Je l’aime bien, même si il s’agit d’une des pistes les plus difficiles, peut être la plus difficile, sur laquelle j’ai roulé. Le tracé est compliqué à apprendre. L’an dernier, pendant la course et alors qu’il s’agissait de ma deuxième participation à l’épreuve, j’apprenais encore ! Mais j’y ai pris du plaisir. Le dernier virage est très impressionnant. C’est digne des montagnes russes. Il y a plusieurs virages qui ressemblent d’ailleurs aux montagnes russes. »

 

Apprécies-tu l’atmosphère des courses à l’américaine ?

« Oui et notamment sur ces épreuves longues, comme Petit Le Mans ou Sebring. De par les neutralisations, la course se joue souvent dans les tous derniers instants. J’apprécie la philosophie de la compétition à l’américaine. Petit Le Mans, comme Sebring, ce n’est pas Le Mans. Mais c’est ce qui s’en rapproche le plus ! »

 

Quel sera l’objectif ?

« Gagner ! Pour être honnête, ce sera plus difficile de gagner à Petit Le Mans qu’à Sebring. Quand je prends la piste, mon objectif est de gagner. Jai terminé deuxième à Petit Le Mans l’an dernier, donc j’espère monter sur la première marche du podium. Mais il faudra pour tout cela compter sur un petit « truc ». Il faudra être prêt si l’opportunité se présente. »

 

Tu connais bien l’un de tes coéquipiers, Nicolas Minassian, moins Nicolas Lapierre…

« Effectivement. Je suis très heureux de retrouver Nicolas Minassian, avec qui j’ai commencé chez Peugeot Sport. Nous avons vraiment une excellente collaboration. Je m’entends bien avec mes coéquipiers habituels, mais avec Nico’ c’est spécial. Concernant Nicolas Lapierre, c’est un pilote rapide et expérimenté. Je suis certain qu’ensemble tout va très bien se passer ! »

 

Citations issues du communiqué du team

 

Laurent Mercier

 

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