Leader du Championnat Formula Le Mans à deux meetings de la fin, Pegasus Racing compte bien sur le meeting de Silverstone pour prendre la poudre d’escampette avant l’ultime rendez-vous de Estoril. Julien Schell, Mirko Schultis et Patrick Simon ont déjà raflé les deux premières courses de la saison, au Castellet puis à Spa. Le team de Claude et Julien Schell fonde beaucoup d’espoir sur la manche britannique, comme nous le confie Julien « Nous ne partirons que quatrièmes mais pour nous l’objectif est clair. Le but est de rallier l’arrivée et de récolter un maximum de points en vue du Championnat Equipes. C’est important pour avoir un billet d’entrée pour les prochaines 24 Heures du Mans. C’est là où nous voulons être en 2012 et nous travaillons déjà sur le sujet avec des partenaires et des pilotes. Cependant, nous ne voulons pas aller au Mans uniquement pour y aller. Il faudra tout préparer pour y figurer du mieux possible. » L’invitation d’office serait un bon coup de pouce : « Être invité avec le titre Formula Le Mans nous permettrait de gagner cinq mois dans le planning de préparation, les autres sélectionnés n’étant connus qu’en février. »
Quant au programme 2012, il n’est pas encore connu, même si le team strasbourgeois lorgne ni plus ni moins sur le Championnat du Monde d’Endurance : « L’idée est de revenir en LMP2. Il nous faut déjà prendre des contacts et trouver les budgets nécessaires. Si cela ne peut pas aboutir, nous repartirons en Le Mans Series avec l’objectif de mettre deux autos au départ. Nous avons encore la Courage-Oreca que nous pouvons faire évoluer en ORECA 03. La seconde auto serait directement un châssis ORECA 03 avec un moteur Nissan. C’est du moins notre ligne de conduite. La place au Mans pourrait bien nous faciliter la tâche. »
C’est donc un championnat mondial que pourrait relever Pegasus Racing : « Nous voulons bien figurer et ne pas faire ne lancer dans n’importe quoi. On ne veut pas que cette invitation soit un cadeau empoisonné. C’est un peu comme si l’on achète une Ferrari de route et que l’on n’a pas les moyens de payer l’assurance ou de mettre du carburant. Nous tenons absolument à aller au Mans et on sait bien que ce sera plus dur sans prendre part au Championnat du Monde. C’est le budget qui rythme tout et chaque équipe est confrontée à la même problématique. Nous en saurons un peu plus après Estoril. »
En attendant, Pegasus Racing reste concentré sur sa fin de saison en Le Mans Series : « Je pense que nous avons un des équipages les plus homogènes. Patrick n’avait aucune expérience en proto et Mirko connaissait le pilotage d’un prototype, mais dans des plus petites catégories. Même si ne sommes pas très nombreux en piste, le championnat reste très serré et on peut tout perdre d’un coup. On ne peut pas se permettre de s’endormir. »
Propos recueillis par Laurent Mercier