Le Grand-Am courra pour la première fois l’année prochaine à Indianapolis. Afin de préparer cette première, deux journées d’essais avaient été programmées le 8 et 9 septembre derniers sur l’Indianapolis Motor Speedway par les organisateurs de la Série et l’équipementier exclusif de la Rolex Series, le manufacturier de pneumatiques Continental Tire.
Quatre voitures étaient en piste pendant ces essais : deux DP- la Riley Chevrolet n°99 du GAINSCO/Bob Stallings Racing et la Dallara Chevrolet n°10 du SunTrust Racing- et deux GT -la Porsche Cup n°44 du Magnus Racing et la Camaro GT.R n°57 du Stevenson Motorsports.
Alex Gurney et Jon Fogarty étaient comme d’habitude au volant de la Riley Chevrolet, tout comme Ricky Taylor et Max Angelelli au volant de la Dallara Chevrolet.
Pour Alex Gurney (vainqueur avec Fogarty de la précédente manche de la Rolex Series à Montréal), cette visite à Indianapolis était en quelque sorte un pèlerinage, sur un circuit où son père, le célèbre Dan Gurney, a laissé un souvenir très fort. Même s’il n’a pas remporté les 500 Miles d’Indianapolis, se contentant de deux deuxièmes places, Gurney père s’est néanmoins fait une belle place dans l’histoire de l’Indy 500, avec trois victoires en tant que constructeur et propriétaire de team, avec les fameuses Eagle. Outre ses performances à Indianapolis, Dan Gurney avait été avec AJ Foyt -une autre légende d’Indianapolis- le premier à passer au Mans le cap des 5000 kilomètres (5232,900 en 1967), il a été également le premier pilote à donner une victoire en F1 à Porsche, à Brabham et à Eagle et par le biais de sa société All American Racers, il est très impliqué dans la construction du projet DeltaWing du Highcroft Racing, candidat à l’occupation du 56ème stand pour les 24 Heures du Mans 2012.
Curieusement, Alex Gurney n’avait jamais encore tourné à Indianapolis.
Alex Gurney : « C’était super. Je pense à ce lieu depuis longtemps, et j’ai entendu mon père raconter tant d’histoires, et je me demandais comment ça serait, et c’est une cathédrale. Je me sens très chanceux d’avoir l’occasion de pourvoir y tourner à pleine vitesse. Nous n’avons pas fait beaucoup de tours aujour’dhui. Nous avons tourné par petites séquences à cause de la pluie mais nous avons commencé à travailler un peu pour les pneus Continental. Ils essaient de progresser autant que possible avant de revenir ici pour la course l’année prochaine. »
Gurney a ainsi goûté aux joies du Turn 1 de l’ovale en le prenant à 260kmh et à la ligne droite des tribunes dévalée à près de 290 kmh.
Alex Gurney : « La ligne droite est plus étroite que je ne le croyais. Quand on la voit à la TV elle semble vraiment large, mais il n’y a pas tant de place que ça quand on est sur la piste, on dirait. Le plus dur aujourd’hui, ça a été de composer avec la pluie. »
Citations extraites du communiqué du GAINSCO/Bob Stallings Racing,
Claude Foubert