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24H Zolder : Une mise au point du promoteur…

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En marge des 24 Hours of Zolder, l’équipe de SpeedWorld Organisation et Promotion a tenu à préciser son point de vue sur les nombreux soucis ayant émaillé la préparation de l’épreuve. Elle en profite pour évoquer 2012. Mise au point en dix questions et autant de réponses…

 

Il y a eu beaucoup de problèmes avant les 24 Hours et vous en avez assez de porter le chapeau…

« En effet, » dit Christian Lahaye, le promoteur du Belcar et du BTCS avec Hans Van de Ven. « Si nous avons tous une part de responsabilité dans la délicate mise en place sportive de cet événement, nous ne pouvons porter le chapeau pour tous. A force de vouloir faire plaisir à tout le monde, on ne plaît plus à personne mais nous avions comme mission de sauver les meubles et, en définitive, nous y sommes parvenus puisque la course s’est déroulée et même plutôt bien. »

 

Dans quelles conditions interveniez-vous dans la mise sur pied de l’événement ?

« Nous avons hérité d’un contrat… passé entre Stéphane Ratel Organisation (SRO) et Circuit Zolder, contrat incluant les 24 Hours 2011. Personnellement, afin d’aider l’organisation, j’ai passé quatre jours à jouer Monsieur Bons Offices, à recoller les morceaux avec quelques camarades dont Laurent Voogt le codirecteur de course et Xavier Schene le n°1 de la commission technique du RACB Sport. Ce n’est pas de cette façon que SpeedWorld conçoit son job. »

Est-ce à dire que les 24 Hours of Zolder dans leur forme actuelle ne sont plus un bon produit ?

« Elles ne sont plus un bon produit dans le cadre d’un championnat ! Les raisons sont multiples : concurrence avec le double tour d’horloge spadois, surcoût pour les teams – plus élevé qu’une saison de 5 courses – notamment parce que Zolder est très éprouvant pour les mécaniques, manque de motivation des teams et des pilotes. »

Un autre format pourrait-il être envisagé ?

« C’est un autre débat. Passer à 12 Heures est une solution. Un timing inédit pourrait aussi être envisagé, un changement de date peut-être… »

L’avenir des 24 Hours sous cette forme est donc bouché ?

« Le circuit peut éventuellement organiser un non championship event, comme les 10 Heures en fin de saison… »

 

Les 10 Heures, parlons-en : cette épreuve est-elle organisée par Hans Van de Ven, par SpeedWorld ou par les deux entités ?

« Non, c’est Circuit Zolder qui a récupéré cette épreuve. Mais nous supposons que l’organisateur devra se conformer aux normes en vigueur pour les épreuves ”low cost”, à savoir le règlement appliqué en BGDC : cylindrée maximale de 2,5 litres, 95 dB, licences C, etc. »

N’y a-t-il pas un mélange des genres si le circuit promotionne aussi des événements ?

« Avoir deux casquettes – exploitant du site et organisateur – n’est pas impossible, à nos yeux. De là à endosser le rôle de promoteur, il y a de la marge. De toute façon, c’est le RACB qui donne le pouvoir d’organiser ou de promouvoir les courses automobiles dans notre pays, ce n’est pas un droit que l’on s’arroge. Et puis en adoptant cette démarche, Circuit Zolder se poserait en concurrent de son principal client belge. Faut-il rappeler que les journées de locations moto de Hans Van de Ven et les dépenses annuelles de SpeedWorld représentent pour le site limbourgeois un chiffre d’affaires de 850.000 euros environ ? »

Parlons brièvement de 2012.

« La semaine prochaine, nous devons remettre un projet au RACB. Et dans quinze jours, tout sera dévoilé. On va vers deux championnats, le premier avec des formats originaux, l’autre axé sur l’endurance avec une course de 3 heures. En principe, il y aura six meetings avec un horaire tout à fait spécial lors des 12 Heures de Spa. Pour les sprints dont la durée doit encore être définie, on devrait trouver des formules de cohabitation entre les GT3 et les S1 tandis qu’en endurance, les catégories majeures seront en principe réservées aux GT Cup et aux S2. Toutes les catégories inférieures à celles évoquées sont évidemment les bienvenues, tant en sprint qu’en endurance. »

Passer de trois à deux compétitions, voilà qui change de ce qui avait été annoncé en juin dernier…

« Nous avons eu un moment les yeux plus grands que le ventre, » intervient Steven Stichelbout, le responsable financier de SWO et SWP. « Mais la réalité économique nous a rattrapés. Les circuits coûtent de plus en plus cher et notre marge de manœuvre est extrêmement réduite. Cela explique notre passage de trois à deux compétitions mais en sprint, il y aura bien deux championnats et deux titres différents, l’un pour les Silhouette et Tourisme, l’autre pour les GT. »

Enfin, bonne nouvelle, une Coupe Mazda MX 5 figurera au programme de vos organisations !

« Absolument, » note Hans Van de Ven, le collègue de Christian et Steven. « Cette Coupe mettra aux prises vingt MX5 dont la mécanique restera d’origine, les moteurs étant plombés. Un kit freins et suspensions permettra d’adapter l’auto à un usage en course et les clients eux-mêmes assureront la préparation. La MX5 prête à courir sera vendue 25.000 euros à amortir sur trois saisons. Les concurrents de la Coupe pourront se retrouver dans une structure d’accueil qui les suivra sur chaque circuit mais elle gardera des dimensions raisonnables. »

 

Source : Communiqué de presse

 

 

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