Blancpain Endurance Series

Julien Jousse face à l’actu monoplace…

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Après une belle carrière en monoplace, Julien Jousse a réorienté sa carrière vers l’Endurance, avec une saison en Le Mans Series (Pescarolo Team Autovision) et en Blancpain Endurance Series (Team SOFREV-ASP). On l’a aussi vu avec brio aux 24 Heures du Mans, le Sudiste faisant preuve d’une belle faculté d’adaptation. Lors des 24 Heures de Spa, il pouvait jouer une place dans les trois premiers, sans un maudit problème d’embrayage le dimanche matin. Même s’il n’est plus présent en monoplace, Julien suit toujours les différents championnats, sachant que son son frère Maxime roule en Formule 3 italienne. L’occasion de parler avec lui de l’actu monoplace.

 

Laurent Mercier : La famille Jousse est toujours présente en monoplace. Comment se passe la saison de ton frère ?

Julien Jousse : « Pour une première année en Formule 3 italienne, ça se passe pas mal, avec trois podiums. Il a souvent joué placé en qualifications. Il pointe actuellement 3ème au championnat et meilleur rookie. C’est bien pour lui d’avoir un bon bagage technique et pour cela la monoplace est l’idéal. Cela lui permet aussi de gérer les courses sprint, la pression en qualification sur un tour. La Formule 3 est une auto très aboutie et l’objectif pour lui est de passer en World Series by Renault 3.5 pour avoir une voiture avec encore plus de puissance. La F3 est une bonne étape. De nos jours, c’est quasiment impossible de faire carrière en monoplace sans débuter par une filière dès la sortie du karting. Pour aller en Formule 1, soit il faut être détecté très tôt par une filière, soit avoir une valise pleine de dollars. Avec tout ce bagage acquis en monoplace , il sera plus performant s’il souhaite rejoindre le GT ou l’Endurance. »

 

Tu ne regrettes donc pas d’avoir réorienté ta carrière ?

« Je pense sincèrement que l’Endurance et les courses GT ont un bel avenir. Un pilote peut aller assez aisément jusqu’en AutoGP ou WSR 3.5 selon ses moyens. Après comme je l’ai dit, c’est bien plus compliqué. J’ai tenté l’option Formule 2, mais ce style d’autos n’est pas assez pointu. Il y a un seul ingénieur pour trois pilotes. J’ai ensuite pris la direction de la Superleague lors de la dernière saison crédible de la série. Il y avait de belles bagarres. Cette année, c’est plus incohérent et le calendrier a pris beaucoup de retard. L’auto était sympa à piloter. »

 

Tu suis également la Formule 1 ? Pas trop ennuyeux à regarder ?

« J’ai un sentiment amer de ne jamais avoir pu piloter une Formule 1. Je suis pourtant passé tout près après avoir terminé second en World Series by Renault et quatrième en Formule 2. C’est l’aboutissement d’une carrière en monoplace. Si mon frère remporte le titre, il aura droit à un test sur une Ferrari. J’essaie de regarder la F1 dès que j’en ai l’occasion. Pour le moment, Vettel est au-dessus du lot, mais la saison n’est pas terminé. Des pilotes comme Rosberg, Di Resta ou Hulkenberg doivent avoir l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire. Selon moi il faut un turn over. Je respecte beaucoup ce qu’a fait Michael Schumacher, mais avec son retour il prend la place d’un jeune qui pourrait peut-être être plus performant que lui. C’est un peu dommage. »

 

Toujours pas de Français en Formule 1…

« Tout est une histoire d’argent et pas de talent ! Il y a des Français qui ont du talent et certains moyens, mais pas assez il faut croire. On peut le voir avec Charles Pic. C’est un jeune pilote bien soutenu et on peut espérer que cela se concrétise pour lui. C’est un peu la même chose avec Romain Grosjean qui fait une bonne saison en GP2. »

 

Tu es confiant pour le retour d’un GP de France ?

« Ce serait vraiment bien ! Je sais bien que la France n’a pas la même aura en sport automobile que peut avoir l’Angleterre, mais la F1 a connu de bien belles histoires dans notre pays. Il ne faudrait pas que cela traîne trop car on oubliera de plus en plus la France pour l’obtention d’un GP. Il y a bien un projet en cours au Castellet, mais pour moi ce n’est pas un circuit de F1, mais plutôt d’essais. »

 

Si tu devais dîner avec quelqu’un qui a roulé ou qui roule en monoplace, ce serait qui ?

« (Il réfléchit)… Eric Bernard. C’est quelqu’un d’humainement très cool. Il m’a donné de bons conseils. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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