La Dodge Viper Competition Coupe fait partie des toutes premières GT3, l’auto étant déjà là en 2006 pour le lancement du Championnat d’Europe GT3. Présent régulièrement en Championnat de France GT et en VdeV, le Team GCR a décidé de franchir un nouveau cap en alignant la GT américaine aux 24 Heures de Spa, dans la catégorie Gentlemen Trophy. Pour piloter la Viper, quatre gentlemen drivers affûtés avec Guy Clairay, Bernard Salam, Dominique Nury et Jean-Marc Merlin. L’objectif était de rallier l’arrivée à une bonne place dans la catégorie, mais surtout de se faire plaisir. Pour l’occasion, Guy Clairay laissait le rôle de management au Garage Bourgoin et à Jean-Luc Leduigou. Guy Clairay a préféré se concentrer sur le pilotage, comme il l’explique : « Nous avons décidé de mettre en commun les moyens humains et Jean-Luc a pris en charge la gestion de l’équipe. Bien que je m’en étonne moi-même, j’ai réussi à rester dans mon rôle de pilote toute la semaine, et croyez-moi, je ne le regrette pas ! »
Dès les essais, la Dodge Viper Competition Coupe a dû se frayer un chemin parmi plus de soixante GT toutes aussi affûtées les unes que les autres. Une 45ème place récompensait le quatuor lors des essais qualificatifs, mais à quelques minutes de la fin de la dernière séance, une bonne partie des concurrents décidait de repartir en piste, ce que n’a pas choisi de faire le GCR Racing par mesure de sécurité. C’est donc une 58ème place sur la grille qui attendait l’équipage. Après 6 heures de course, la Viper était remontée à la 50ème place, puis dix places de mieux à la mi-course. Au fil des heures, la n°82 gagnait encore des positions pour se retrouver 32ème à 6 heures de l’arrivée. A l’issue du double tour d’horloge, la Dodge Viper/GCR Racing rallait l’arrivée à une belle 26ème place, avec comme seul pépin une panne du thermostat de la pompe à huile de pont, ce qui a fait perdre 13 tours. Guy Clairay revient sur la course : « Nous avons vécu cette course dans une ambiance extraordinaire, celle d’une bande de copains bien décidés à profiter de la chance qui leur était offerte. Je n’ai d’ailleurs qu’une envie, y retourner ! Je n’ai absolument pas ressenti la pression que je ressens sur un sprint où il faut tout donner tout de suite et prendre des risques. En endurance, je n’ai pas besoin de me faire peur, je prends juste un immense plaisir. J’ai vraiment aimé l’atmosphère de cette course la nuit, notamment quand avec Jean-Marc Merlin, nous avons assuré des relais de 2h30. Les autres pilotes se sentaient plus à l’aise de jour alors nous avons monté la garde ! Je me suis préparé physiquement pour cette épreuve car je voulais en profiter à 100%. Moi qui suis un véritable épicurien, j’ai même perdu 5 kilos et je ne le regrette pas !!! J’ai vraiment été séduit par ce format de course et j’aimerais poursuivre en ce sens en délaissant le sprint au profit de l’endurance. Les 630 ch de notre Viper se prêtent plutôt bien à l’exercice et elle est totalement fiabilisée. Prochaine étape ? Dubaï ? Pourquoi pas ? Nous y travaillons… » Comme quoi la Dodge Viper a encore de beaux restes…
Laurent Mercier