Avant le départ des 24 Heures de Spa, Michael Bartels n’était pas très serein, avec une pointe d’inquiétude dans la fiabilité des autos sur le double tour d’horloge, ainsi qu’une difficulté à avoir du grip avec des gommes Michelin peu à leur aise. Des trois Ferrari F458 Italia au départ samedi à 16 heures, seule une auto a ralliée l’arrivée, à la 5ème place. Pourtant un podium était en vue au scratch et une victoire en Pro-Am Cup pour le quatuor Bartels/Bertolini/Machiels/Hommerson. Matthys Hoffmann, General Manager d’ALD Automotive, revient sur l’incident qui a vu l’exclusion de la n°2 : « Le moteur de la Ferrari a été remis en marche juste avant que la voiture ne soit posée sur le sol, raison pour laquelle nous avons hérité d’une pénalité sous la forme d’un Drive Through. Ce qui signifie que la voiture devait repasser par la pitlane. En fait, le règlement précise que le moteur ne peut être remis en marche que dès l’instant où les quatre roues de la voiture sont sur le sol. En raison d’un problème de liaison radio, Louis n’a pas immédiatement compris la sentence, et il est rentré un ou deux tours trop tôt. Ce qui n’est pas permis par le règlement. Mais le priver d’une victoire de classe, d’un podium général et du leadership au championnat, lui et l’ensemble du team de la numéro #2, en l’excluant sans autre forme de procès, ça, je ne peux pas l’accepter. L’an dernier, dans un championnat aussi relevé que le GT1 mondial, j’ai vu des choses bien plus graves se passer en piste, et rester impunies. Deux poids, deux mesures ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que Niek et Louis se garderont de revenir à Spa dans le futur. Toute forme de nuance, où il est question de trouver une juste mesure entre l’esprit et la lettre, a été largement évitée ici. La Direction de Course aurait pu pénaliser l’équipage d’un Stop & Go de 3 ou 5 minutes, ce qui ne me posait aucun problème. Je suis profondément déçu, et je souhaite tirer cette affaire au clair. »
Citation issue du communiqué ALD Automotive
Laurent Mercier