Cette saison, Maxime Martin est sur tous les fronts : Championnat du Monde GT1, Championnat d’Europe GT3, 24 Heures du Mans, Blancpain Endurance Series, 24 Heures de Spa, etc…Pour cette campagne spadoise, le Belge prend une nouvelle monture avec la BMW Z4 GT3 alignée par Marc VDS Racing Team où il partagera le baquet avec Bas Leinders et Marc Hennerici. Force est de constater que son adaptation à l’auto a été rapide, avec la pole décrochée en toute fin de séance qualificative.
Laurent Mercier : C’est une qualification un peu particulière à laquelle nous avons assisté. Surpris de cette pole de dernière minute ?
Maxime Martin : « J’ai connu un tour clair. Il a fallu sortir au bon moment. L’auto est facile à piloter. C’est la première fois que je roule sur une GT3 dernière évolution. C’est loin de la Morgan ou de l’Aston Martin DBRS9. Il y a pas mal d’aide au pilotage, comme le traction control. La Z4 a pas mal d’aéro et la différence se fait dans les virages rapides. Le moteur est tout de même assez limité comparé à une DBRS9. »
Le team est aussi là pour préparer 2012 ?
« Oui car il faut voir ce que la Z4 peut donner au niveau du développement moteur pour un engagement en Championnat du Monde GT1 l’an prochain. Il faut aussi voir ce que va donner le règlement. Le team a prévu d’aligner la BMW Z4 pour le reste de la saison Blancpain Endurance Series. C’est de toute façon acquis que Marc VDS Racing Team est intéressé par le Championnat du Monde GT. On ne sait pas encore si ce sera avec la BMW. Le team a tissé des liens avec la marque allemande avec le Moto 2. VDS Racing Team développe une moto en collaboration avec BMW pour le Moto GP. »
C’en est donc terminé de la Ford GT ?
« La Ford GT est partie avec le décès de Martin Bartek. On ne peut plus rien faire et les pièces sont compliquées à trouver. Nous avons également des soucis avec les moteurs. Avec la Ford, le team doit tout faire et Marc VDS veut redevenir une vraie équipe avec tout le savoir-faire qui va avec. A l’heure actuelle, nous stagnons en GT1. »
On a plutôt l’habitude de voir les Z4 en Dunlop. Pourquoi avoir choisi Michelin ?
« Nous sommes en Michelin car c’est un manufacturier que nous connaissons bien. Comme la majorité des équipes, les trains de pneus sont un vrai problème pour la course. Nous avons 20 trains de pneus et il faudra une hécatombe dans les autos de tête pour que l’on récupère des gommes ou alors qu’il pleuve. Je serai chargé de prendre le départ et pour l’anecdote, mon père prendra également le départ, au volant de la Ford Mustang. »
On t’a aussi vu avec brio aux 24 Heures du Mans. Tu souhaites poursuivre en prototype ?
« C’est une dimension supérieure. Le problème est que pour le moment il n’y a pas de catégorie « Essence », donc à moins d’être pilote Audi ou Peugeot… Je prouve que l’on peut passer en prototype sans avoir rouler en monoplace. Je n’avais pas fait d’essais avant Le Mans et j’ai été vite en adaptation. Ce qui m’intéresse est d’être dans des teams qui peuvent remporter des courses, et ce peu importe le format. »
Propos recueillis par Laurent Mercier