Après la « Bataille des Marques » du samedi entre Audi et Mercedes où les pilotes de chaque constructeur avaient disputé des journées intestines destinées à désigner le meilleur représentant de chaque marque, la journée du dimanche proposait des affrontements multi-marques dès les premiers tours.
Et pourtant, on prend les mêmes et on recommence…La finale de dimanche a opposé les deux mêmes pilotes que samedi, Bruno Spengler pour Mercedes et Edoardo Mortara pour Audi, à savoir le leader actuel du classement pilotes, Spengler, et un débutant en DTM, Mortara.
Une différence, toutefois au final puisque c’est cette fois Bruno Spengler qui s’est imposé, prenant sa revanche de la veille sur Mortara, impressionnant tout au long du week-end.
18 pilotes étant engagés dans ce meeting du Stade Olympique, il fallait en éliminer deux. Les victimes étaient à désigner parmi les moins rapides de la veille. A ce petit jeu, Miguel Molina se montra plus rapide que Rahel Frey chez Audi, et Susie Stoddart réussit à éliminer Maro Engel, assurant ainsi une présence féminine dans le Last 16.
Voici les résultats de la journée :
8èmes de finale (sur 3 tours) – dans l’ordre du tableau
Mortara (Audi) bat Stoddart (Mercedes) ; Coulthard (Mercedes) bat Albuquerque (Audi)
Ekström (Audi) bat Paffett (Mercedes) ; Van der Zande (Mercedes) bat Scheider (Audi)
Vietoris (Mercedes) bat Rockenfeller (Audi) ; Tomczyk (Audi) bat Schumacher (Mercedes)
Green (Mercedes) bat Jarvis (Audi) ; Spengler (Mercedes) bat Molina (Audi)
Quelques surprises donc, avec les éliminations de Timo Scheider et de Mike Rockenfeller. Cinq pilotes Mercedes restaient en lice contre trois pilotes Audi. C’est Jamie Green qui avait été le plus rapide de ces huitièmes de finale devant deux autres Class-C, celles de Spengler et de Vietoris.
Quarts de finale (sur 4 tours avec 1 arrêt)
Mortara bat Coulthard ; Van der Zande bat Ekström ; Vietoris bat Tomczyk ; Spengler bat Green
Encore des surprises donc, avec les défaites de Ekström et de Tomczyk face à deux rookies. Mortara, autre rookie, restait le seul pilote Audi. Spengler faisait office de vétéran face aux trois débutants, Mortara, Van der Zande et Vietoris. C’est Mortara qui avait été le plus rapide de ces quarts de finale, de peu devant Spengler.
Demi-finales (sur 4 tours avec 1 arrêt)
Mortara bat van der Zande ; Spengler bat Vietoris.
Finale (sur deux manches de 5 tours avec 1 arrêt dans chaque manche)
La finale, revanche de la veille, allait tourner court, car Mortara partait à la faute, sortait de la piste et endommageait sa voiture, laissant le champ libre à Bruno Spengler.
Bruno Spengler : « C’est super d’avoir gagné la première course du DTM sur le Stade Olympique à Munich. Cela a été un plaisir extraordinaire de piloter sur ce circuit et de goûter l’ambiance. Le circuit est de première classe et chaque course a été incroyablement serrée. Le résultat d’aujourd’hui compense certainement le résultat de la finale d’hier contre Edoardo Mortara. »
Edoardo Mortara : « J’ai tout donné et j’ai fait une seule erreur pendant tout le week-end. C’est trop dommage que ça se soit produit en finale. Mais cela montre aussi que nous sommes tout le temps à la limite et qu’une seule petite erreur peut avoir un effet énorme. Cependant, j’ai beaucoup apprécié le week-end à Munich. »
Norbert Haug, Patron de Mercedes-Benz Motorsport : « Un grand succès de prestige pour Bruno. Il a tout donné et il a bien mérité d’être champion DTM indoor. Je suis content, le show DTM a été une grande réussite et j’ai vu beaucoup de visages heureux. Nous pouvons être fiers d’avoir été autorisés à piloter à Munich. Je suis tout à fait certain que ceci est un nouveau chapitre dans l’histoire du sport automobile. »
Dr Wolfgang Ullrich : « Nous avons créé ici quelque chose de grand et le Stade Olympique est vraiment un lieu où il faut revenir. Les fans se sont vraiment bien senti et ont apprécié de grandes courses. Bruno a été très fort. C’est un pilote expérimenté, alors que Edoardo est très jeune et est dans sa première année de DTM. Néanmoins, tous deux ont été très proches. C’est ça le DTM. »
Claude Foubert