Pour son retour en American Le Mans Series, Risi Competizione n’a pas été épargné par les problèmes. Dès les essais libres, Toni Vilander s’est accroché avec une BMW, la Ferrari F458 Italia allant au tapis. Le duo Melo/Vilander a du coup été obligé de faire l’impasse sur la séance qualificative. L’équipe technique a travaillé d’arrache pied jusqu’à 2h30 dans la nuit précédant la course pour remettre la n°62 en état. En partant en fond de grille, Toni Vilander n’avait pas la tâche facile sur un tracé aussi étroit que Lime Rock, mais le Finlandais a déjoué les pièges pour remonter petit à petit dans le tiercé de tête GT, après l’accident de quelques favoris dont une BMW et les deux Corvette. Jaime Melo a ensuite pris le volant, mais le Brésilien a vite été retardé par des problèmes électroniques, obligeant l’auto à abandonner. Jaime Melo ne peut être que déçu de ce retrait : « Nous sommes extrêmement déçus. Nous nous attendions à une bataille contre deux Corvette, deux BMW et deux Porsche. Au final, nous étions seuls contre une BMW et une Porsche, ce qui fait que je suis convaincu que nous aurions terminé sur le podium, et peut-être mieux que troisième. Les pneumatiques Michelin ont très bien fonctionné et je suis persuadé que nous aurions été bien en fin de course. Je dois remercier Toni pour le travail qu’il a pu faire en course pour nous ramener vers l’avant. »
Toni Vilander a pour sa part adpoté un rythme prudent durant son relais : « J’ai essayé d’utiliser mon expérience pour ne pas être trop agressif afin d’éviter tout contact. A chaque dépassement j’ai attendu le bon moment en étant sûr que le pilote me voyait. Nous aurions pu être encore plus rapide mais cela aurait engendré plus de risques, avec plus de chance de contact. Des voitures comme les Ford GT sont très rapides en ligne droite et nous avons perdu pas mal de temps sur plusieurs tours pour passer. Je savais que la course allait être difficile, compte tenu de la chaleur et du trafic, mais la troisième place devait tomber dans notre poche. C’est dommage pour les gars qui ont travaillé la veille. »
Pas de plus de chance chez Corvette Racing avec les deux Corvette C6.R prises dans le même accrochage. Les deux autos ont suffisamment subi de dommages pour revenir au ralenti au box, avec une réparation de fortune. « C’est très frustrant et décevant » déclarait un Oliver Gavin déçu à l’arrivée. « Je suis lassé de dire cela après une série d’évènements comme celui-ci. C’est comme cela. Aujourd’hui je pense que le podium était à notre portée. Je ne crois pas qu’une auto pouvait rivaliser contre la BMW, mais après 20 tours Jan (Magnussen) n’a pas été chanceux. Une LMPC et la Ferrari de Ed Brwon se sont accrochées, avec la BMW juste derrière. Jan (Magnussen) étant derrière la M3, il n’a pu éviter l’accident en chaîne, tout comme Olivier (Beretta). C’est un incident de course et il était impossible de l’éviter. Quand tout le monde se suit de près à Lime Rock, il n’y a pas beaucoup d’espace pour éviter le contact. »
Les deux Corvette étaient salement endommagées : « Il a fallu ramener notre auto sous la tente pour réparer l’avant, sachant que sur la n°3 il a fallu changer la suspension avant. Nous avons perdu 15/20 tours et nous avons repris la piste pour tenter de ramener quelques points. Nous en avons profité pour tester plusieurs choses sur les autos durant la seconde partie de la course, mais la C6.R a été salement amochée à l’arrière. Nous avons terminé 10ème et pris un point, donc c’est mieux que rien. Maintenant, je veux juste effacé le souvenir de Lime Rock et me projeter vers Mosport. »
Laurent Mercier