Le Mans

Abdulaziz Turki Alfaisal : "Je ne boude pas mon plaisir!"

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Abdulaziz Turki Alfaisal est loin d’être un débutant en sport automobile. Encore peu connu en Europe, le pilote en provenance de l’Arabie Saoudite dispute ses premières 24 Heures du Mans. Fidèle depuis plusieurs années à Porsche (notamment au Moyen-Orient), il partage le baquet de la Porsche 911 GT3-RSR alignée par le Team Felbermayr-Proton n°88 en compagnie de Nick Tandy et Bryce Miller. Cette saison on retrouve également Abdulaziz en Championnat d’Europe GT3 au volant d’une BMW Z4 GT3/Need for Speed Schubert Motorsport, avec à la clé une victoire dès sa première course à Portimao. C’est lors de la Journée Test que le natif de Riyad a découvert l’auto, le team et le circuit : « Il a fallu que je prenne mes marques. J’y suis allé sans forcer car le circuit est très long et il ne fallait pas commettre la moindre erreur. Le tracé est intéressant et très technique. Certains endroits ne pardonnent pas la moindre erreur comme le Virage du Karting. J’adore la partie vers Indianapolis ainsi que les Virages Porsche. Je dois encore apprendre et les essais sont là pour ça. Je joue la prudence. La seule connaissance que j’avais de ce circuit était la Playstation (rires). Cet endroit est vraiment spécial. J’ai été très étonné de voir autant de monde lors des Vérifications Techniques et Administratives. C’est incroyable comme ambiance et je pense que ce sera encore plus intense pour la Parade des Pilotes. »

 

« J’ai toujours voulu disputer les 24 Heures du Mans » poursuit le pilote Porsche. « Je sais que j’ai de la chance d’être ici. Il est clair que j’ai bien l’intention d’être à nouveau présent en 2012 pour faire encore mieux. Je n’étais jamais venu en tant que spectateur, ce qui fait que j’en profite un maximum. Je suis allé visiter le Musée de l’Automobile. En ce qui concerne le futur, je reste ouvert à toute proposition. La monoplace est quelque chose qui m’attire mais à 28 ans, c’est un peu compliqué. Le prototype est aussi une piste à moyen terme. Pour le moment, je ne boude pas mon plaisir de rouler en GT. Pour cette édition mancelle, mon but est de rallier l’arrivée. Piloter la nuit est aussi un sacré challenge car certaines parties sont très sombres. Tu vois arriver certains prototypes assez vite et il faut souvent regarder derrière soi pour ne pas être surpris. »

 

Avec la mise en place d’un Championnat du Monde d’Endurance, on pourrait pourquoi pas voir une manche dans les Emirats : « La Formule 1 est très appréciée au Moyen-Orient, que ce soit au Bahreïn ou à Abu Dhabi. Les 24 Heures du Mans ont une certaine notoriété et c’est clair que ce serait une bonne chose. Il y a tout ce qu’il faut, que ce soit les infrastructures ou les circuits. Dubai a déjà une course de 24 Heures très réputée. C’est là que Mercedes AMG a choisi de faire débuter sa SLS GT3 en compétition. »

 

Déjà en piste aux 24 Heures de Dubai sur une Porsche, Abdulaziz remettra le couvert en Endurance dans deux semaines pour les 24 Heures du Nürburgring où il pilotera une Porsche du team de Walter Lechner, ce qui lui fera un troisième double tour d’horloge depuis le début de l’année. Pour ce qui est du Championnat d’Europe GT3, il aurait difficile de faire mieux comme entame : « Gagner une course dès ma première course dans un championnat aussi relevé, c’est incroyable pour moi ! Malheureusement, j’ai connu plus de soucis dans la seconde manche du meeting. Je pense sincèrement que le titre est possible car la BMW Z4 GT3 est une bonne auto. De plus, la Balance de Performance est correcte, car chaque auto a ses avantages. L’une va être meilleure dans un domaine et une autre dans un autre. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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