Le Mans

24 Heures 2011 : La présentation des LMP2…

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La règlementation complète des LMP est ici

Moteurs – Atmosphérique : 8 cylindres maxi et 5 litres maxi – Turbo : 6 cylindres maxi et 3,2 litres maxi

Les moteurs doivent avoir été construits à 1000 exemplaires minimum en 12 mois consécutifs et provenir d’une voiture de Grand Tourisme ou de production.

Signatech Nissan – Oreca 03 Nissan n°26

Patron du Team : Philippe Sinault

Directeur Technique : Eric Mommey

Oreca 03-Nissan – Moteur V8 Nissan 4,5 litres – Pneus Dunlop

 

ORECA 03- Nissan n°26 : Soheil Ayari-Franck Mailleux-Lucas Ordoñez

Journée Test : 3’42″992 – 13ème – 1er des LMP2

Spa : 15ème – 5ème en LMP2

A l’inverse du Quifel-ASM Team, Philippe Sinault a décidé de passer de la catégorie LMP1 au LMP2 apprès avoir fait courir l’année dernière une Lola Aston Martin qui succédait elle-même à la Courage Judd, première voiture du team en endurance. L’association avec le constructeur britannique n’ayant pu être reconduite, Philippe Sinault a conclu un partenariat avec Nissan pour courir en LMP2, en adoptant le châssis LMP2 fabriqué par Oreca, la Oreca 03. Signatech Nissan, la nouvelle entité, avait initialement reçu l’engagement de deux voitures, en ILMC et au Mans, mais l’équipe berrichonne a retiré un de ces deux engagements.

Il semble que l’équipe ait fait le choix judicieux en ce qui concerne le package, le châssis Oreca étant très bien né et le moteur Nissan ayant dominé la concurrence, du moins en ce début de saison. Pour les débuts à Sebring, l’Oreca-Nissan a dominé les Lola-Honda, mais en course des ennuis de boîte de vitesse ont retardé le proto qui a pris la deuxième place de la catégorie. Le potentiel de la voiture s’est en revanche parfaitement exprimé lors de la Journée Test avec un joli chrono, le meilleur des LMP2. A Spa, l’Oreca n°26 a été endommagée par une GTE, ce qui a immobilisé la voiture au stand pour réparer, ce qui explique sa cinquième place, alors que Franck Mailleux a réussi le meilleur tour en course.

Mailleux est resté fidèle au team cette saison. Après un bon début de carrière en monoplace, avec des victoires en F3 Euroseries, il s’est très bien reconverti en endurance où sa pointe de vitesse est un atout non négligeable. Il a déjà fait plusieurs podiums en Le Mans Series et a donc terminé deuxième de la catégorie LMP2 à Sebring. Soheil Ayari a déjà un palmarès bien fourni : Champion de France de Formule Ford, de Formule 3, de Supertourisme, de FFSA GT…Ce sera sa dixième participation au Mans où il a frôlé le podium à deux reprises, en 2004 (sur une Pescarolo-Judd) et l’année dernière où l’Oreca 01-AIM avait pris une superbe quatrième place derrière les Audi R15. Il sera le chef de route de l’équipage. Lucas Ordoñez a une trajectoire originale puisqu’il a débuté sur console! Il a été en effet le vainqueur en 2008 de la GT Academy mise sur pied par Nissan, Au terme d’une compétition disputée sur Playstation, il a été sélectionné pour un stage sur le circuit de Silverstone, stage dont il a été le lauréat, ce qui lui a valu une saison en GT4 l’année suivante, ponctuée par une deuxième place dans la Coupe d’Europe GT4 avec une Nissan 350Z. Ses performances et son appartenance à la filière Nissan lui ont permis cette année de grimper un échelon supplémentaire et de faire ses débuts au Mans. Il s’adapte très vite, a été très bon lors de la Journée Test, avec un excellent 3’48″ pour ses premiers tours de roue sur le circuit manceau.

Cette ORECA 03-Nissan comptera parmi les favorites en LMP2 de cette édition 2011.

Level 5 Motorsports – Lola Honda Coupé n°33

Directeur : Scott Tucker

Team Manager : David Stone

Lola-Honda Coupé – Moteur V6 Honda 2,8 litres double turbo – Pneus Michelin

Lola Honda Coupé n°33 : Scott Tucker-Christophe Bouchut-João Barbosa

Journée Test : 3’48″174 – 6ème en LMP2

Spa : abandon

Scott Tucker, businessman américain, avance à pas de géants dans le sport automobile. Après avoir commencé dans des courses club puis en Ferrari Challenge, il s’est attaqué au Grand-Am où le team a obtenu des résultats intéressants, recrutant des pilotes de grande valeur, avec entre autres une troisième place dans les 24 Heures de Daytona 2010. Parallèlement, Tucker décrochait également trois places de vice-champion en Ferrari Challenge (2008, 2009 et 2010). En 2010 également, il s’engageait en ALMS avec une FLM09, en catégorie LMPC, avec Christophe Bouchut, et obtenait le titre pilotes. Cette année, il n’a pas reculé devant la dépense et pour s’engager en ILMC, il a fait l’acquisition de trois châssis Lola, dont deux Coupés. Pour se donner les meilleures chances, il a fait confiance au V6 Honda, développé par HPD et par le Highcroft Racing. Avec un pareil package, il pouvait faire figure d’épouvantail dans la catégorie…

Pourtant, les résultats actuels ne sont pas à la hauteur des espérances, le V6 Honda étant largement dominé par le V8 Nissan, même si la première sortie à Sebring s’est soldée par une victoire en LMP2, victoire en trompe l’oeil cependant, l’Oreca Signatech ayant été malchanceuse. La Journée Test a confirmé que le Honda était toujours en-dessous en matière de performances. Des brides plus généreuses accordées par l’ACO redonnent quelques raisons d’espérer. En course à Spa, Christopne Bouchut a été victime d’une sortie de route qui a détruit la voiture, le français étant heureusement indemne. Il faudra attendre les qualifications du Mans pour évaluer raisonnablement les chances de la Lola-Honda.

Scott Tucker n’a pas lésiné sur les moyens pour étoffer son palmarès et continuer sur sa lancée du titre LMPC. Christophe Bouchut court depuis plusieurs années pour Level 5. Le français a un des plus beaux palmarès de l’endurance, avec des victoires aux 24 Heures du Mans, aux 24 Heures de Daytona, un titre de Champion FIA GT, de FFSA GT, olus de nombreuses victoires un peu partout dans le monde, et une victoire en LMP2 ne serait pas pour lui déplaire, pour sa 18ème participation. Joäo Barbosa, recruté cette année, est un des pilotes de protos les plus brillants, et son talent a obtenu une consécration méritée lors des 24 Heures de Daytona 2010. Le portugais avait également brillé lors des 24 Heures du Mans 2007, la Pescarolo Judd Rollcentre ayant pris une très belle quatrième place. Il a encore confirmé cette année sa rapidité et son expérience lors de la manche du Grand-Am sur le Virginia Raceway en contenant pendant une heure les assauts de la Riley BMW Ganassi de Scott Pruett, récoltant une nouvelle victoire.

Scott Tucker à E-I :

Le début de saison : “Nous avons vraiment eu notre part de challenges cette année, mais d’une certaine manière, on doit s’y attendre quand on démarre un nouveau programme avec une nouvelle voiture. Je suis satisfait des efforts que ce team a fait pour mettre en place ce programme tel que nous le voulions. Nous avons de grands espoirs et j’ai toute à fait confiance, nous allons dans la bonne direction.”

Les espoirs pour Le Mans : “Nous savons que cela va être difficile au Mans. Le team concentre ses efforts pour que la voiture soit facile à piloter et soit très fiable. Au cas où nous serions handicapés au niveau des performances, nous allons travailler beaucoup plus dur afin de nous assurer que notre stratégie soit au point pour que nous soyons compétitifs.”

Les concurrents : “Nous avons fait le saut vers le LMP2 et l’Intercontinental Le Mans Cup car nous voulions courir au plus haut niveau contre le meilleur plateau de concurrents. Sans aucun doute le plateau du Mans sera très beau. C’est ce qui se fait de mieux et nous sommes vraiment impatients de les affronter.”

Si le Honda V6 se hisse au niveau du Nissan et si Level 5 a résolu les problèmes de stabilité du châssis, avec de tels pilotes, tous les espoirs sont permis.

OAK Racing – OAK-Pescarolo n°35 et 49

Directeur : François Sicard

Team Manager : Sébastien Philippe

Directeur Technique : Christophe Chapelain

OAK Pescarolo Judd – Moteur V8 Judd HK 3,6 litres (dérivé d’un bloc V8 BMW) – Pneus Dunlop

OAK Pescarolo-Judd n°35 : Andrea Barlesi-Frédéric Da Rocha-Patrice Lafargue

Journée Test – 3’59″161 – 29ème temps – 10ème en LMP2

Spa : 32ème – 6ème en LMP2

OAK Pescarolo-Judd n°49

Shinji Nakano-Nicolas De Crem-Jan Charouz

Journée Test : absente

Spa : absente

La saison 2010 a été belle pour le OAK Racing, avec deux titres LMP2, un en Le Mans Series et l’autre,en ILMC, assortis tous deux de la victoire dans le Michelin Green X Challenge, ce qui vaut à l’équipe d’avoiir obtenu quatre sélections d’office pour les 24 Heures du Mans, qui sera cette année la plus représentée, à égalité avec AF Corse si on prend en compte pour celle-ci la Lola-Judd du Pecom Racing.

Ces quatre invitations ont donc permis au team de revenir en LMP1 tout en poursuivant son engagement en LMP2, catégorie qui a fort bien souri à OAK Racing, avec le titre Asian Le Mans Series en 2009, une troisième place en LMP2 au Mans en 2008 et 2009 et la deuxième place des 24 Heures en 2010. Le team sera donc en quête d’un quatrième podium consécutif dans la Sarthe.

Changement de règlementation oblige, OAK Racing a une nouvelle motorisation pour ses deux Pescarolo. OAK Racing a conservé le même motoriste, Judd, celui-ci étant parti d’un bloc V8 BMW 4 litres pour arriver au V8 atmo 3,6 litres LMP2. La voiture a débuté en course à Sebring, une seule LMP2 étant engagée par OAK Racing en ILMC, avec une troisième place dans la catégorie pour lle trio Barlesi/Da Rocha/Lafargue.La Journée Test a été difficile pour la n°35 -la n°49 était absente, n’étant pas contrainte par la règlementation de participer- avec des problèmes de suspension qui obérèrent en majeure artie la séance du matin, tandis que Frédéric Da Rocha se faisait percuter l’après-midi, mais Patrice Lafargue et Andrea Barlesi, les deux bizuths du Mans, avaient pu accomplir leurs dix tours règlementaires. A Spa, le trio a terminé sixième en LMP2 après une course régulière, ce qui permet à OAK Racing d’être deuxièmes du classement ILMC.

La Pescarolo-Judd n°49 fera ses débuts 2011 en juin au Mans. OAK Racing bénéficiera pour cette LMP2 de la collaboration technique de DAMS.

Sur la n°35, Andrea Barlesi, le plus européen des pilotes -il a la double nationalité belge et italienne et est né à Paris- est également le plus jeune de l’équipage, puisqu’il n’a que 19 ans, mais il peut déjà se targuer d’un titre Le Mans Series obtenu avec la FLM 09 DAMS en 2010 et du podium LMP2 des 12 Heures de Sebring 2011. Frédéric Da Rocha est l’exemple type du gentleman driver. Il a beaucoup couru en VdeV, en CER, on l’a vu à Le Mans Classic. Il a terminé deuxième en LMP2 des deux courses Asian Le Mans Series avec la Courage AER IRS et l’année dernière il était membre du Pegasus Racing avec qui il a disputé ses premières 24 Heures du Mans sur la Norma Judd M200P, course écourtée à la suite de son accrochage avec la Spyker. Il s’est rattrapé en fin d’année avec la victoire dans les 1000 Km de Zhuhai avec le AK Racing. Patrice Lafargue -le patron du groupe IDEC-, un passionné de voile, est venu tard à la compétition, en CER et en VdeV tout d’abord, mais il a un beau coup de volant. Il a lui aussi remporté les 1000 Km de Zhuhai 2010 sur la Pescarolo Judd du OAK Racing et est donc monté sur le podium à Sebring en 2011.

Shinji Nakano est une des dernières recrues de l’équipe de Jacques Nicolet. Le japonais a une carrière riche de deux saisons en Formule 1 -avec également une participation aux 500 Miles d’Indianapolis-, avant de passer en endurance, avec Courage Compétition, avec Epsilon-Euzkadi, et d’obtenir son meilleur résultat dans la discipline, la victoire dans les 1000 Km d’Okayama sur la Pescarolo-Judd avec Christophe Tinseau, avec à la clef le titre Asian Le Mans Series. Le belge Nicolas De Crem a participé à la Journée Test au volant d’une Formula Le Mans du Genoa Racing. Il a bouclé une quinzaine de tours du circuit, ce qui lui permet ainsi d’être qualifié pour les 24 Heures 2011. De Crem est passé du Championnat belge de Tourisme à la Le Mans Series en 2010 avec le Boutsen Energy Racing avant de passer en LMP2 cette année avec la même équipe. Les résultats sont brillants, avec une troisième place dans la catégorie et une deuxième à Spa. Jan Charouz est le dernier invité à bord, mais il est familier de l’équipe avec qui il a pris la deuxième place en LMP2 l’année dernière. Bien que n’ayant que 24 ans, le pilote tchèque va disputer ses cinquièmes 24 Heures du Mans consécutives depuis 2007, année où il a débuté sur une Lola-Judd, avant de courir les trois années suivantes avec la Lola Aston Martin (4ème au Mans en 2009, champion Le Mans Series 2009, plusieurs podiums en Le Mans Series en 2008 et 2009). En 2010, à côté de sa course au Mans avec OAK Racing, il a fait du A1 GP et une saison de World Series by Renault 3,5 litres dans la structure du Charouz-Gravity Racing et il court encore cette année en World Series 3,5l.

François Sicard à E-I :

Le début de saison : “Les débuts à Sebring ont été bons. Nous étions déjà contents de terminer la course, alors que n’avions pas fait de roulage avant, et de ne pas avoir connu de problèmes. Nous sommes évidemment très satisfaits de ce podium américain. La sixième place de Spa nous met en bonne place au championnat ILMC, puisque nous sommes deuxièmes. Je pense qu’en LMP2, nous avons un bon potentiel.”

Les espoirs pour Le Mans : “Nous restons sur des podiums consécutifs au Mans en 2009 et en 2010. Je crois qu’avec nos deux voitures nous avons de bonnes chances. Les voitures sont très bonnes, nous voulons continuer sur notre lancée et nous allons jouer la victoire, avec un très bel équipage sur la OAK Pescarolo n°49.”

Les concurrents : “En premier lieu, je citerais les voiture à moteur Nissan, particulièrement les Oreca 03 de Signatech Nissan et du Team Oreca. Si les nouveaux ajustements accordés au moteur Honda leur donnent un regain de performance, je crois que les HPD RML et Strakka seront également dangereuses, mais de toute façon, le plateau est très beau.”

RML – HPD ARX-01d n°36

Team Manager : Phil Barker

HPD ARX-01d – Moteur V6 HPD 2,8 litres double turbo – Pneus Dunlop

HPD ARX-01d n°36 : Tomas Erdos/Ben Collins-Mike Newton

Journée Test : 3’48″817 – 20ème – 7ème en LMP2

Spa : forfait (accidentée en essais libres)

L’équipe RML est un des ténors de la catégorie LMP2 . Le team britannique a remporté à deux reprises les 24 Heures du Mans dans cette catégorie et a décroché également deux titres LMP2 en Le Mans Series.

En 2010, RML avait installé un moteur HPD dans son Coupé Lola avec donc le titre LMP2. Cette année, elle a conservé le même châssis. Les règlements LMP2 2011 n’étant plus les mêmes, elle a dû changer de motorisation, mais a gardé sa confiance à HPD en adoptant le V6 Honda. Comme les autres équipes motorisées par ce V6, RML souffre de la comparaison avec les teams équipés par Nissan et espère donc que la modification des brides moteurs accordée par l’ACO changera la donne. Alors que les chronos de la Journée Test ont été modestes, RML n’a pu vérifier le gain donné par les nouvelles brides, la voiture ayant été lourdement endommagée lors des essais libres après un contact avec la Peugeot de Pedro Lamy et ayant dû déclarer forfait pour la course.

Pour Le Mans, RML ne part pas dans l’inconnu avec des pilotes expérimentés qui connaissent tous parfaitement le team. Ben Collins, alias “The Stig”, a une longue expérience derrière lui, en ALMS, en Indy Lighys, en GT2, en GT3…Il a été champion ASCAR et a remporté trois courses Le Mans Series en 2010 avec RML. Pour sa troisième participation au Mans, le britannique espère voir enfin le drapeau à damiers. Le brésilien Tomas Erdos est un des piliers du team depuis de longues années et c’est également un des pilotes les plus rapides. Il a remporté deux fois les 24 Heures du Mans en LMP2 en 2005 et 2006 et a été champion Le Mans Series en 2007 et 2010, toujours en LMP2. Mike Newton, le Président de AD Group, sponsor historique et sponsor principal de RML, a lui aussi une longue expérience et s’est construit un joli palmarès avec RML, avec les mêmes succès au Mans et en Le Mans Series que Erdos. Il s’est sorti indemne de son crash de Spa et sera bien au Mans.

Tout dépendra au Mans de la santé du V6 Honda…

Phil Barker à E-I :

Le début de saison : “Jusqu’à présent, l’année 2011 a été très frustrante; en début d’année, avec la règlementation, notre voiture n’était pas compétitive en raison de la taille des brides et du poids supplémentaire que nous devions avoir, aussi la course du Paul Ricard a été très difficile en raison de notre manque de vitesse en ligne droite, néanmoins nous avons terminé la course et marqué quelques points. Spa a été tout simplement un désastre, notre voiture ayant subi de gros dégâts lors de la deuxième séance d’essais libres, le team devant se retirer du meeting, ce qui a vraiment obéré nos chances de conserver notre titre et qui nous met en mauvaise posture pour le reste de la saison.”

Les espoirs pour Le Mans : “Nos objectifs pour Le Mans sont tout à fait simples : premièrement, finir la course, deuxièmement être sur le podium, et troisièmement remporter notre catégorie. Notre préoccupation pour la préparation de la course, c’est simplement la fiabilité et le réglage de la voiture pour la course afin qu’elle soit facile et confortable à piloter pendant 24 heures, et comme toujours notre objectif minimum sera de terminer la course.”

Les concurrents : “Il va y avoir cette année beaucoup de concurrence, et les nouvelles “cost cars” LMP2, Oreca, Zytek et Lola se sont montrées très rapides d’entrée, il y a aussi la HPD ARX Strakka qui, nous le pensons, sera tres compétitive sur 24 Heures; avec de nombreux bons équipages, ce sera très intéressant pendant les 24 heures de courses avec quelques rebondissements avant le baisser du drapeau à damiers.”

PeCom Racing – Lola B11/40 Judd n°399

Directeur : Luis Perez-Companc

Team Manager : Antonio Cazzago

Lola B11/40 – Moteur V8 Judd HK 3,6 litres (dérivé d’un bloc V8 BMW) – Pneus Michelin

Lola B11/40 Judd n°39 : Luis Perez-Companc-Mattias Russo-Pierre Kaffer

Journée Test : 3’46″097 – 16ème – 4ème temps en LMP2

Spa : abandon

Venu du Rallye -pilote en WRC,champion d’Argentine 2004-, l’argentin Luis Perez-Companc s’est tourné ensuite vers les courses GT et le gentleman driver s’est tourné vers l’équipe italienne AF Corse pour avoir un soutien technique. Il aurait pu faire un plus mauvais choix…Ce partenariat avec AF Corse lui a valu de faire ses premiers pas sur la piste mancelle en 2009, sous l’étiquette Advanced Engineering avec un équipier de tout premier plan en la personne de Gianmaria Bruni sur une Ferrari F430. La collaboration sera d’ailleurs fructueuse en 2009 avec de très bons résultats, suivis d’une bonne saison en 2010.

A la fin de la saison dernière, Perez-Companc a décidé de changer de catégorie et de passer du GT au proto, en LMP2. Il a choisi un proto ouvert, une Lola B11/40 et le moteur Judd HK et a attaqué brillamment la saison avec une 2ème place au Castellet en LMP2 et la 4ème au général. La Journée Test a été satisfaisante, mais ce n’a pas été le cas à Spa, avec des problèmes moteur.

Luis Perez-Companc, en dehors de son palmarès en rallye déjà évoqué plus haut, a fait quelques belles places en GT dont la plus marquante est sans doute sa victoire en GT2 dans les 24 Heures de Spa 2009 sur une Ferrari 430 AF Corse avec pour coéquipiers rien moins que Jaime Melo, Toni Vilander et Gianmaria Bruni. L’année 2009 a été une belle année pour l’argentin avec sa deuxième place des 12 Heures de Sebring sur une Ferrari 430 Advanced Engineering. En protos, il a donc bien commencé l’année 2011 avec sa deuxième place en LMP2 au Castellet en Le Mans Series. Son compatriote Matias Russo, 25 ans, a, pour sa part, débuté en monoplace (2 fois vice-champion d’Argentine de Formule Renault) avant de passer comme Perez-Companc, au GT, avec la cinquième place au classement teams GT2 2009 pour le duo Perez-Companc-Russo. Pierre Kaffer apporte une réelle valeur ajoutée à l’équipe. Après une belle carrière en monoplace (champion de Formule Ford, de Formule Opel), il a été vice-champion ALMS avec une Audi R8 après avoir remporté les 12 Heures de Sebring. Après un passage en DTM, il est revenu en ALMS, avec une place de vice-champion GT2 en ALMS et a été sacré champion en Open GT l’année dernière. Pour son retour en protos, il a donc pris la deuxième place en LMP2 au Castellet avec Russo et Perez-Companc.

Cette Lola-Judd est fort capable d’obtenir un beau résultat au Mans, même si le Judd HK semble manquer de couple par rapport au V8 Nissan.

Antonio Cazzago à E-I :

Le début de saison : “La deuxième place dans la première course Le Mans Series, sur le circuit Paul-Ricard, a montré que nous étions compétitifs avec une voiture que nous devions encore apprendre à connaître. A Spa, nous avons eu des problèmes techniques que nous croyons avoir résolus pour Le Mans.”

Les espoirs pour Le Mans : “On ne peut pas prévoir les résultats à l’avance. Les 24 Heures du Mans sont une course très difficile, on le sait parfaitement. Nos pilotes, Perez-Companc, Russo et Kaffer connaissent déjà le circuit et ont été très performants pendant la Journée Test officielle. Nous avons travaillé pour améliorer la voiture et nous allons au Mans avec de grands espoirs.”

Les concurrents : “Aux 24 heures du Mans, il y a des pilotes et des teams parmi les meilleurs du monde, et nous en faisons partie. La compétition en Le Mans Series et aux 24 Heures du Mans est excellente grâce à la qualité des protagonistes.”

Race Performance – Oreca 03-Judd n°40

Team Manager : Michel Frey

Directeur Technique : Roberto Hernandez Garcia

Oreca 03 – Moteur V8 Judd HK 3,6 litres (dérivé d’un bloc V8 BMW) – Pneus Dunlop

ORECA 03-Judd n°40 : Michel Frey-Ralph Meichtry-Marc Rostan

Journée Test : 3’48″840 – 8ème en LMP2

Spa : 34ème – 7ème en LMP2

L’équipe suisse a commencé sa carrière en sport automobile par la monoplace puis par la Mégane Trophy Eurocup. C’est un tout jeune team en endurance puisque ses débuts dans la discipline ne remontent qu’à 2010 avec un engagement en Le Mans Series avec une Radical Judd pour occuper le 56ème stand nouvellement réalisé. On se souvient que la voiture avait été invitée à participer aux 24 Heures du Mans en toute dernière minute. En dépit de cette invitation tardive, la Radical Judd avait une course très honorable, ponctuée par une sixième place en LMP2.

L’équipe a délaissé cette année la Radical pour adopter elle aussi le châssis Oreca 03, motorisé par le Judd HK. Au Paul Ricard, la voiture a terminé sixième de la catégorie et a ensuite réalisé une performance moyenne lors de la Journée Test et à Spa, alors qu’elle pouvait envisager un bon résultat, une rotule de suspension cassée lui ayant fait perdre un temps précieux.

Michel Frey a commencé à courir en monoplace et a été à deux reprises vice-champion suisse de F3. On l’a ensuite vu en Porsche Carrera Cup et en ADAC GT Masters avant qu’il ne dirige l’équipe vers l’endurance et le LMP2. Rookie des 24 Heures, il s’est acquitté lors de la Journée Test de ses dix tours règlementaires. Ralf Meichtry, ancien champion suisse de Formule Renault, a rejoint Race Performance à l’époque de la Mégane Trophy Eurocup et n’a plus quitté le team depuis. Il a fait ses débuts au Mans en 2010 avec la Radical, associé à Pierre Bruneau et Marc Rostan. Ce dernier est un amoureux inconditionnel des 24 Heures qu’il disputera pour la septième année consécutive – ses dixièmes 24 Heures depuis 1995-. En 2004, il a remporté une victoire en LMP2 en LMES avec la Pilbeam JPX et s’est classé troisième du championnat pilotes dont il a pris la deuxième place en 2006 avec une Pilbeam Judd.

Race Performance cherchera cette année à obtenir un meilleur classement qu’en 2010 et s’efforcera de faire une course régulière sur un train soutenu.

Greaves Motorsport – Zytek Z11SN-Nissan n°41

Directeur : Tim Greaves

Team Manager : Jacob Greaves

Zytek Z11SN – Moteur V8 Nissan 4,5 litres – Pneus Dunlop

 

Zytek Z11SN-Nissan n°41 : Karim Ojjeh-Tom Kimber-Smith-Olivier Lombard

Journée Test : 3’43″601 – 15ème – 3ème temps en LMP2

Spa : 38ème – 8ème en LMP2

L’ancien Team Bruichladdich est devenu le Greaves Motorsport et a fait beaucoup de chemin depuis sa création. Après avoir fait courir tout d’abord une Radical-AER, le team a engagé en 2010 une Ginetta-Zytek avec l’arrivée de Karim Ojjeh, avec une saison 2010 tout à fait correcte, avec notamment une cinquième place en LMP2 au Mans.

L’équipe a franchi un nouveau palier cette saison avec l’acquisition d’une Zytek Z11SN et le choix du V8 Nissan. Greaves Motorsport a entraîné pilotes et staff technique durant l’intersaison en participant à la Winter Series sur le HTTT Paul-Ricard, avec brio d’ailleurs, la Radical et Karim Ojjeh trustant les victoires.

Engagé en 2011 en Le Mans Series, Greaves Motorsport a débuté la saison en fanfare, avec la victoire en LMP2 dans les 1000 Km du Castellet, agrémentée d’une troisième place au classement général. La Journée Test a mis encore en évidence la valeur du package, avec le troisième temps de la catégorie, pas très loin des deux premiers. La course de Spa n’a pas été à la hauteur des espérances de l’équipe, la Zytek ayant connu plusieurs incidents dont une sortie de route brutale à La Source. Ceci ne remet pas en cause le potentiel de la voiture, Tom Kimber-Smith ayant été un des plus rapides en LMP2.

Karim Ojjeh est apparu sur la scène internationale en 2005 avec ses premières courses en Le Mans Series, mais il avait fait auparavant de la monoplce en Formule Audi Palmer et avait fait une course en LMES sur une Ferrari 430 du Cirtek Motorsport de Rob Schirle. Il a fait ses débuts en proto sur une Courage LMP2 du Paul Belmondo Racing, avec deux victoires pour sa première saison. Cette même année 2005, il a couru pour la première fois au Mans et il a couru depuis toutes les éditions. Cet hiver, il a remporté cinq victoires en Winter Series et a donc remporté les 1000 Km du Castellet. Tom Kimber-Smith a un moment été incertain pour Le Mans. Alors qu’il n’a que 26 ans, le britannique a déjà une jolie carte de visite : Champion britannique de Formule Ford en 2003 et vainqueur des 24 Heures du Mans 2006 en GT2 sur la Panoz Esperante du Team LNT pour sa première participation. Il sera l’homme de base de l’équipage. Alors qu’on pensait que Gary Chalandon serait de ll’aventure mancelle 2011, c’est finalement le jeune français Olivier Lombard, tout juste 20 ans, qui sera un des pilotes de la Zytek. Olivier a commencé par le karting avant de passer à la Formule BMW. Il a débuté en endurance l’année dernière sur une Formula Le Mans de l’équipe Hope Pole Vision, avec deux podiums pour sa première saison. Il a participé en début de saison aux 12 Heures de Sebring et a fait ses dix tours qualificatifs lors de la Journée Test au volant de la FLM 09 du JMB Racing.

Jacob Greaves à E-I :

Le début de saison : “La saison est bien partie jusqu’à maintenant, une course superbe au Paul Ricard et une course légèrement décevante à Spa qui nous a laissé à une belle troisième place au championnat.”

Les espoirs pour Le Mans : “Comme d’habitude, le premier objectif est de terminer, mais nous aimerions être en position de viser une place sur le podium.”

Les concurrents : “Il y a une très forte concurrence en LMP2 cette saison; avec les derniers changements de la règlementation, nous saurons vraiment où nous en sommes après les qualifications le jeudi soir.”

Cette Zytek Z11SN aura son mot à dire dans la catégorie.

Strakka Racing – HPD ARX-01d n°42

Team Manager : Piers Phillips

HPD ARX-01c – Moteur V6 HPD 2,8 litres double turbo – Pneus Michelin

HPD ARX-01c n°42 : Danny Watts-Jonny Kane-Nick Leventis

Peter Hardman a créé en 2007 le Strakka Racing. Habitué des courses historiques, Hardman courait avec Nick Leventis et les deux hommes ont ainsi accédé au plus haut niveau de l’endurance en 2008, faisant courir une Aston Martin DBR9 et courant au Mans pour la première fois. Le team est passé directement en LMP1 en 2009 avec une Ginetta-Zytek avec pour meilleur résultat une cinquième place en Le Mans Series et une nouvelle participation au Mans. L’année dernière, Strakka a une nouvelle fois changé de matériel, descendant en LMP2 avec une HPD ARX-01c . L’année a été brillante, avec une place de vice-champion en Le Mans Series LMP2, assortie de trois victoires dont l’une à la distance sur le Hungaroring, et surtout la victoire aux 24 Heures du Mans en LMP2.

Fort de cette année fructueuse, le team a dérogé à ses habitudes et conservé le même matériel que l’année précédente, à l’exception bien sûr du moteur, du fait de la règlementation 2011, mais en ayant toujours un moteur développé par HPD, le V6 Honda. Comme les autres LMP2, Strakka souffre par rapport aux LMP2 à moteur Nissan et compte sur les ajustements règlementaires. Il n’en reste pas moins que, même dominé en performances pures malgré des progrès à Spa, les résultats sont encore au rendez-vous avec deux places de troisième, au Castellet et à Spa, et que le Strakka Racing ainsi que Nick Leventis, Jonny Kane et Danny Watts sont actuellement en tête des classements LMP2 en Le Mans Series.

Danny Watts est une des stars du peloton des protos en Le Mans Series. Ancien champion de Formule Renault UK, le pilote britannique a fait beaucoup de F3 et de Carrera Cup. Il a débuté en endurance avec le team LNT en 2007 et dès sa première année, il terminait quatrième au Petit Le Mans (troisième en LMP2) avec la Zytek 07S de Zytek Motorsport. En 2009, il commençait sa collaboration avec le Strakka Racing et éclatait véritablement en 2010 avec le titre Le Mans Series et la superbe victoir au général en Hongrie. Jonny Kane a trusté les titres en monoplace : F Ford Irlande, F Ford Europe, F Vauxhall et le très convoité British F3. Il est ensuite passé en Indy Lights (2 victoires) et faisait partie de l’aventure des MG-Lola EX257 au Mans. Il compte deux podiums au Petit Le Mans (LMP2 et GT1). En 2009, il est vice-champion Le Mans Series en LMP2 et deuxième en LMP2 au Mans sur une Lola Speedy Sebah et en 2010 il a donc remporté avec Strakka les 24 Heures du Mans et était une nouvelle fois vice-champion LMP2. Nick Leventis est le gentleman driver du trio, mais c’est un gentleman driver éclairé. Venu tard à la compétition, Leventis engrange rapidement les résultats : vainqueur deux fois des Six Heures de Vallelunga en Tourisme et une fois en GT1. Il a continué parllèlement à courir en Historique, notamment avec la Ferrari P3. Il a fait sa première appartion au Mans en 2008 sur une Aston Martin GT1 Vitaphone, avant d’y revenir en 2009 et 2010 avec le Strakka Racing, avec donc cette victoire en LMP2 l’année dernière. Comme Watts et Kane, il est galement vice-champion LMP2 Le Mans Series 2010.

Piers Phillips à E-I :

Le début de saison : “Pour le moment cela a été une saison très éprouvante. Avec la disparité évidente entre les LMP2 et les problèmes de balance de performance, nous avons vraiment dû nous battre avec nos seules armes pour survivre dans ce début de saison. La course du Paul Ricard a été une plaisanterie absolue du côté de nos performances, et le fait de rendre 18 kmh aux voitures à moteur Nissan a fait de tout le meeting un exercice très difficile pour nous tous. Nous avons reçu une petite amélioration des performances à la suite de cette épreuve, ce qui nous a un peu rapproché de la concurrence à Spa mais comme nous avons tous pu le voir nous avons lutté pour finir une nouvelle fois troisième, loin des premiers. Au vu de tout cela, être en tête du championnat, c’est incroyable. Je suppose qu’à de nombreux égards le fait d’être à cette place, cela montre la force et la profondeur de notre engagement, et c’est quelque chose dont je suis très content et très fier.”

Les attentes pour Le Mans : “Attentes”, c’est un mot très dangereux à utliser quand on parle du Mans. “Espoirs” conviendrait mieux! Bien sûr, après notre succès sans équivoque et notre performance concluante dans la course l’année dernière nous avons de grands espoirs de rééditer ce résultat. Cependant c’est une année différente avec des challenges différents, avec le challenge qui n’est pas le moindre d’arriver avec une configuration moteur toute nouvelle. J’aimerais évidemment être de nouveau sur la plus haute marche du podium le dimanche après-midi.”

Les concurrents : “C’est une question très délicate. Je pense qu’il est évident pour tous que le niveau et le champ des équipes ne sont pas aussi forts que l’année dernière. Les avantages en performance que les voitures à moteur Nissan possèdent sur le reste des concurrents masquent quelque peu la différence de perofessionalisme et de niveau des équipages. Il y a réellement quelques packages très forts, mais Le Mans, c’est un animal différent à maîtriser et nous tous chez Strakka Racing nous avons réussi à passer au travers des hauts et des bas de l’épreuve et en particulier nous savons comment la gagner.”

Extreme Limite AM Paris – Norma Judd n°44

Team Manager : Patrice Roussel

Directeur Sportif : Marc Graillot

Norma M200P – Moteur V8 Judd HK 3,6 litres (dérivé d’un bloc V8 BMW) – Pneus Dunlop

 

Norma M200P-Judd HK n°44 : Fabien Rosier-Philippe Haezebrouck-Jean-René De Fournoux

Journée Test : 3’50″134 – 23ème – 9ème temps en LMP2

Spa : 39ème – 9ème en LMP2

Le team nantais Extrême Limite court dans le Challenge d’Endurance Protos VdeV depuis plusieurs années, avec des Norma. Parallèlement à un nouvel engagement en VdeV, l”équipe est passée cette année au LMP2. Fidèle de Norma -Patrice Roussel, le Team Manager, ayant disputé les 24 Heures du Mans sur une Norma-Ford et ayant également couru aux USA sur Norma- le team a fait l’acquisition du châssis Norma ayant fait les 24 Heures du Mans 2010 avec le Pegasus Racing.

Extrême Limite a beaucoup travaillé sur la voiture et l’a équipée d’un système d’acquisitions de données qui faisait défaut l’an passé. Le moteur Judd HK a été choisi en 2011 et la vitesse de pointe de la voiture est satisfaisante. La voiture a débuté au Castellet. En qualifications, à moteur égal, Fabien Rosier n’était qu’à quatre dixièmes de Pierre Kaffer, à moteur égal. En course, cela a été un peu plus difficile. Lors de la Journée Test, la matinée a été consacrée à qualifier les trois pilotes, ce qui a été fait sans soucis. En fin de journée, Fabien Rosier a descendu un peu les chronos, mais la voiture vaut mieux que les 3’50″. A Spa, le proto a été très vite retardé et dès lors toute chance d’un bon résultat était anéanti.

L’équipage du Mans, différent de celui des Les Mans Series, où Fabien Rosier a pour coéquipiers les suisses Jean-Marc Luco et Maurice Basso, est de très bonne valeur et très homogène. Fabien Rosier a été volant ACO en 2006 et a une jolie pointe de vitesse comme il le prouve en VdeV où il vient d’aligner cinq pole positions lors des dix dernières courses malgré la présence de quelques autres beaux sprinters. Il court également cette année en GT Tour au volant d’une Viper. Ce sera sa première participation aux 24 Heures. Fabien dispose d’un solide bagage technique, possédant son diplôme d’ingénieur. Philippe Haezebrouck et Jean-René De Fournoux font leur retour au Mans. Haezebrouck a couru deux fois au Mans, en 2001 sur une Porsche avec Gunnar Jeannette et Romain Dumas, le trio terminant septième, ainsi qu’en 2005 sur la Pilbeam JPX. Haezebrouck court également en VdeV. Il a un programme très chargé puisqu’il court également en VLN cette année, ayant remporté la victoire de classe dans les deux dernières manches. Jean-René De Fournoux va courir ses septièmes 24 Heures du Mans dont trois sur WR. Il a été lui aussi volant ACO et a couru aussi en VdeV avec Extrême Limite. L’association des trois pilotes, tous habitués des courses d’endurance, sera un atout dans cette catégorie très disputée.

Marc Graillot à E-I :

Le début de saison : “Nous avons terminé toutes les courses et nous avons parcouru beaucoup de kilomètres depuis le début de saison sans problème majeur. Il y a une progression permanente dans la compréhension de la voiture et de ses réactions aux réglages et l’équipe technique est rodée maintenant. Le classement actuel en Le Mans Series ne reflète pas vraiment le potentiel que nous montrons depuis le début de la saison. Nous allons continuer à progresser.”

Les espoirs pour Le Mans : “Notre objectif principal est d’acquérir de l’expérience dans une course à ce niveau de difficulté. Notre premier espoir est d’être à l’arrivée, puis de finir au milieu du paquet très relevé des LMP2 et au général, si tout va bien, dans le Top 15.”

Les concurrents : “Le lot est très relevé.Beaucoup d’équipes ont plus d’expérience que nous en tant qu’écurie et en équipement (Lola, Zytek, Oreca). Sur le début de la saison, la puissance des moteurs en présence n’est pas équilibrée, mais l’ACO est attentive à la situation, c’est une bonne chose. Malgré cela, nous collons au paquet -voir les temps de qualifs de Spa, par exemple) et nous espérons encore progresser sur la fin de saison.”

Même si Extrême Limite AM Paris va courir pour la première fois au Mans, l’équipe dispose d’une solide base, avec un Team Manager qui a remporté en tant que pilote les 24 Heures en LMP2 sur une Debora, avec un Directeur Technique de talent, Patrick Dupont. Pour cette première participation, l’objectif sera de terminer, mais le châssis de la Norma et la bonne vitesse de pointe du proto peuvent permettre un très beau résultat.

Team ORECA Matmut – Oreca 03 Nissan n°48

Directeur : Hugues de Chaunac

Team Manager : Philippe Leloup

Directeur Technique : David Floury – Pneus Michelin

 

ORECA 03 n°48 – Moteur V8 Nissan 4,5 litres : Alexandre Prémat-David Hallyday-Dominik Kraihamer

Journée Test : 3’43″055 – 14ème – 2ème temps en LMP2

Spa : absente

Hugues de Chaunac et Oreca sons sur tous les fronts cette année, en LMP1 et en LMP2. Oreca est devenu constructeur à part entière et vend désormais sa production, puisque outre l’Oreca 03 “officielle’, deux autres Oreca LMP2 seront au départ de ces 24 Heures du Mans 2011. Comme les deux autres, l’Oreca n°48 sera propulsée par le V8 Nissan, ce qui n’est pas ce qu’il y a de pire, même si les ajustements accordés au V6 Honda et au V8 Judd HK vont peut-être changer un peu la donne.

Le team ORECA Matmut n’a couru ni au Castellet ni à Spa, et sa seule sortie a donc été la Journée Test. La journée a été concluante, avec le deuxième temps de la catégorie, tout près de la plus rapide, l’Oreca Signatech Nissan. Le châssis de cette Oreca 03 n°48 est celui qu’utilise en Le Mans Series le Boutsen Energy Racing et qui a terminé quatrième au Castellet et deuxième à Spa en LMP2.

Voiture performante donc, mais aussi équipage performant. Alexandre Prémat, après être parti de chez Audi un peu brutalement, aura à coeur de montrer qu’il est toujours aussi rapide. L’ex-champion de France de Formule Renault, sur le podium en F3 Euroseries et en GP2, est une valeur sûre. Il a frôlé le podium en LMP1 avec Audi au Mans (4ème en 2008) et il pourrait y monter en LMP2 cette année. David Hallyday va faire ses quatrièmes 24 Heures du Mans. L’ex-champion de France FFSA GT est en forme, comme l’atteste sa victoire avec Stéphane Ortelli dans la première course du meeting GT Tour à Dijon avec une Audi R8 LMS. Dominik Kraihamer sera le rookie de l’équipe au Mans, mais à 21 ans, l’autrichien a déjà de l’expérience avec du FIA GT3 (4 victoires), deux saisons pleines en Formula Le Mans avec le Boutsen Energy Racing et cette année la Le Mans Series avec ce même team belge et déjà un podium à Spa.

David Floury à E-I :

Le début de saison : “Du point de vue constructeur, la ORECA 03 a également démontré un potentiel intéressant depuis le début de la saison et TDS et Boutsen Energy Racing lui ont offert un très beau doublé à Spa. C’est une belle satisfaction car ces deux équipes sont nouvelles en LMP2. Cela montre également le rôle important joué par la Formula Le Mans puisque le team Boutsen Energy Racing, tout comme Mathias Beche, Dominik Kraihamer ou Nicolas De Crem y ont fait leurs classes.”

Les espoirs pour Le Mans : “Nous aurons également à cœur de briller en LMP2 comme en LMP1″.

Les concurrents : “On va avoir de belles bagarres en LMP2, où nous avons une belle carte à jouer comme constructeur avec Signatech, Race Performance et Team Oreca Matmut. La course y sera très ouverte.”

L’ORECA n°48 comptera évidemment au nombre des favorites de la catégorie.

Claude Foubert

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