En parallèle à sa présence en LMP1 avec une Peugeot 908 HDi FAP, le Team ORECA-Matmut sera aussi de la partie en LMP2, avec une ORECA 03 totalement identique à celles engagées par Race Performance et Signatech-Nissan. Pour piloter l’auto, David Hallyday et Dominik Kraihamer seront rejoints par Alexandre Prémat, qui sera le capitaine de route de l’équipage de la n°48. Après la période Audi, Alex’ revient en Endurance avec comme objectif la victoire en LMP2. Le Parisien a fait plus ample connaissance avec sa monture lors de la Journée Test avec de bons chronos à la clé. Notons que pour les 24 Heures du Mans, la ORECA 03 alignée par le team varois aura une livrée différente de celle vue lors des essais de avril. L’ancien pilote DTM confie ses impressions à quelques jours du début de la semaine mancelle.
Alex’, comment te sens-tu quelques jours avant le Pesage des 24 Heures du Mans ?
« Je suis plutôt décontracté. Après la Journée Test, je connais mieux le Team ORECA-Matmut et la ORECA 03. J’ai hâte d’être au Mans. Cela va être une semaine fantastique, que ce soit au niveau du pilotage, de l’ambiance, des moments partagés avec les coéquipiers etc. »
Quel est l’objectif fixé par Hugues de Chaunac ?
« (sourire…) Finir la course… sur la plus haute marche du podium ! Nous avons le team qu’il faut, qui possède les compétences nécessaires, les pilotes et la voiture. La ORECA 03 a déjà montré son potentiel. Il faut réunir tous ces paramètres le Jour J, c’est-à-dire pendant les 24 Heures du Mans. Nous avons les moyens pour réussir. »
Avoir les moyens de ses ambitions, est-ce synonyme de pression ?
« C’est un mélange de tous les sentiments. Bien évidemment, il y a un peu de pression : nous avons tous une grande envie de bien faire, d’être prêts et rapides… Mais c’est une pression positive. D’un autre côté, il ne faut pas oublier que ce n’est pas une individualité qui fait la différence. C’est un team qui gagne : on gagne ensemble ou on perd ensemble. »
Tu n’as pas toujours été très chanceux au Mans. Est-ce que cela change ton approche ?
« Sincèrement non. J’avoue qu’après 2009, lorsque j’avais eu un problème de direction, je ne voulais pas reprendre le départ. Mais depuis, j’ai acquis de l’expérience, j’ai muri. L’objectif n’est pas de claquer un temps et d’être le plus rapide sur un tour. La régularité et la fiabilité feront la différence. »
Avec David et Dominik, vous avez passé quelques jours à Signes. Etait-ce important ?
« Oui, ça l’était. Nous avons pu profiter de ces journées pour mieux nous connaître. De même avec les ingénieurs, les mécaniciens… C’était bien de se retrouver, de partager les choses. Nous avons fait du sport, nous nous sommes entraînés aux changements de pilotes. Cela nous a soudés et c’est toujours bien avant Le Mans. »
Est-ce que tu t’es imprégné de l’état d’esprit d’ORECA à cette occasion ?
« J’ai ressenti cet état d’esprit. Chez ORECA, les gens prennent le temps de tout nous expliquer. On sent une véritable sérénité au sein du team. Chaque personne est à sa place. Et chaque personne aide l’autre. C’est très appréciable. »
Citations issues du communiqué du team
Laurent Mercier