Le Mans

Jonathan Hirschi : "Il nous faut encore prendre nos marques."

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Dans quelques jours, Jonathan Hirschi débutera sa grande semaine mancelle, ce qui sera sa seconde consécutive après avoir piloté la Ford GT/Matech Competition en 2010. C’est au volant d’une GTE-Pro que l’on retrouvera le Suisse pour sa seconde campagne mancelle. Jon partagera le baquet de l’une des deux Lotus Evora alignée par Lotus Jetalliance avec Johnny Mowlem et James Rossiter, soit les deux pilotes attitrés de la marque britannique. C’est lors de la Journée Test des 24 Heures du Mans que Jonathan a réellement fait connaissance avec sa nouvelle monture : « Nous savions que nous ne serions pas au niveau de Porsche ou Ferrari. Il faut être réaliste. Cependant, nous avons bouclé environ 700 Km sans rencontrer de gros problèmes. Le feeling avec l’auto est bon et mes coéquipiers ont fait du bon travail. » C’est ensuite à Spa que Lotus Jetalliance a poursuivi sa préparation lors des 1000 Km, avec une seule auto à l’arrivée : « Il nous fallait fiabiliser l’auto en vue du Mans. C’était pour nous une première course et il nous faut encore prendre nos marques. La performance n’a pas été au rendez-vous. Il faut penser que le team n’a pas d’expérience en GT2. Lotus connaît bien le GT, mais dans la catégorie GT4. Tout le monde dépense beaucoup d’énergie et de moyens pour faire les choses bien. Ferrari et Porsche ont une quinzaine d’années d’expérience derrière eux et tout n’est pas fait du jour au lendemain. Pour les miracles, il faut se rendre à Lourdes (rires). »

 

La nouvelle étape est de taille avec une participation aux 24 Heures du Mans avec deux autos et le pilote suisse est impatient d’être dans la Sarthe : « Je vais savourer toute la semaine. Cet endroit est incroyable. Tout va monter en puissance petit à petit. Les essais de nuit, c’est quelque chose de bien particulier. Il y aura ensuite la Parade des Pilotes avec toute cette foule. Si le circuit est impressionnant, tout ce qui s’y passe autour l’est tout autant avec une folle atmosphère. J’espère juste qu’au fil des ans, le tracé ne changera pas. »

 

Avant de se rendre au Mans, Jonathan était en piste en Blancpain Endurance Series sur une Aston Martin DBRS9/GPR AMR. La course de Navarra s’est terminée au 18ème rang pour le trio Hirschi/Renard/Sougnez : « Je ne connaissais pas du tout la catégorie GT3. Mon objectif était d’acquérir de l’expérience en vue des 24 Heures de Spa. Je connais bien les finesses de l’Aston Martin pour avoir roulé l’an passé en Championnat du Monde GT1 sur une DBR9. » Le Neuchâtelois en a également profité pour faire ses débuts en rallye, sur une Renault Clio Super 1600 : « Cette expérience m’a procuré de belles sensations même si je n’ai pu disputer que quatre spéciales, suite à la casse d’un porte moyeu dans une corde. J’ai tout de même réalisé un scratch devant des S2000. Rouler près de vingt minutes sur des petites routes ne permet aucun relâchement au niveau de la concentration. Il faut aussi bien percevoir les notes du copilote. Je suis satisfait de cette pige en rallye où il y a beaucoup de roulage et surtout de liberté de réglages. La stratégie pneumatique joue aussi un rôle primordial. En revanche, la sortie de route se paie cash. Les erreurs ne pardonnent rien. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

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