Blancpain Endurance Series

Stéphane Ortelli : "Je m’éclate vraiment chez WRT !"

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C’est aux 24 Heures de Spa 2010 que Stéphane Ortelli a débuté sa collaboration avec WRT. A cette occasion, le Monégasque et ses coéquipiers avaient roulé une bonne partie de la course avec un pare-brise défaillant. Cette saison, Stéphane poursuit avec l’équipe belge managée par Vincent Vosse, dans la Blancpain Endurance Series, dont le coup d’envoi a été donné le week-end dernier à Monza. L’Audi R8 LMS partagée par Stéphane Ortelli, Bert Longin et Filipe Albuquerque a rallié l’arrivée à la seconde place, synonyme d’un bon début dans la série. Avant un planning bien chargé dans les jours à venir, Stéphane revient sur son meeting italien :

 

Laurent Mercier : Stéphane, quel bilan tires-tu de tes débuts en Blancpain Endurance Series ?

Stéphane Ortelli : « Nous avons prouvé que nous étions fiables. La performance est bien là et toute l’équipe a énormément travaillé durant l’hiver. Le tracé de Monza n’était pas très avantageux pour notre auto. Notre stratégie était assez agressive, sachant que cela a payé pour la seconde Audi R8 de l’équipe. Pour notre part, nous avons manqué une séance d’essais libres, ce qui a nous a handicapé pour la suite, d’où le 6ème chrono en qualification. »

 

La course s’est tout de même bien passée ?

« J’ai pris beaucoup de plaisir en début de course. Dès le départ, Andrea (Piccini) a mis la pression sur l’homme de tête, mais au final c’est moi qui en ai profité. J’ai roulé la première heure où j’ai fait un relais sans encombre en me maintenant en tête. Cela fait du bien, surtout ici à Monza. Malheureusement, à la fin de mon relais, j’ai eu une crevaison mais j’ai tout de même pu ramener l’auto au stand sans perdre trop de temps. Bert et Filipe ont fait un super boulot pour remonter l’auto à la seconde place, derrière la Porsche victorieuse. Les Porsche ont un avantage au niveau carburant. L’an passé, elles faisaient quatre tours de plus que les Audi aux 24 Heures de Spa. L’Audi R8 LMS est une auto qui à l’origine vient de la route. Le cahier des charges n’est pas identique. On risque de souffrir de nouveau à Navarra, mais nous ne cherchons pas d’excuse. Cette crevaison est vraiment un manque de chance, sachant que de toute façon à la régulière, nous n’aurions pas pu nous imposer. »

 

Comment est l’ambiance chez WRT ?

« Vraiment excellente ! Il y a une saine émulation entre les six pilotes. Tout le monde va dans le même sens. Je connais Bert depuis pas mal d’années car pour la petite histoire, il roulait également sur une Porsche/Freisinger en 2003 lorsque j’ai décroché mon second titre FIA N-GT à Monza. Filipe débute en Endurance mais c’est quelqu’un de très gentil et de rapide. Il me fait penser à Marc Lieb à ses débuts. Même si l’équipe est encore jeune, elle est déjà très expérimentée. Je m’éclate vraiment chez WRT, que ce soit en GT Tour ou en Blancpain Endurance Series. Ce team a une rigueur technique digne des plus grands. De plus, travailler avec Vincent (Vosse) est réellement plaisant. Je suis dans un top environnement. »

 

Quel regard portes-tu sur cette nouvelle série ?

« J’ai la nette impression de rajeunir (rires). Je me crois revenu au temps du BPR, lorsque j’ai débuté au milieu des années 90. C’est aussi un peu la même ambiance que j’ai connu dans les premières années du FIA-GT. Ce championnat est extraordinaire où l’endurance prime. J’ai vu démarrer le BPR, le FIA-GT et les Le Mans Series. On peut voir que le niveau est relevé, même si ce ne sont que les débuts. Il y a eu peu de contacts en piste, signe du professionnalisme de tout le monde. C’est impossible que ça ne fonctionne pas. C’est extraordinaire d’avoir autant de marques qui peuvent l’emporter. Je suis flatté de représenter Audi pour gagner au général et pas uniquement pour la catégorie. Déjà l’an passé à Spa, j’avais perçu qu’un tel championnat pouvait être promis à un bel avenir, même si les GT2 étaient encore en course. Une telle série est ce que les pilotes attendaient et on ne va pas bouder notre plaisir. Il ne faut surtout pas toucher au format des manches. Il faut s’attendre à des 24 Heures de Spa relevées comme jamais. »

 

Dans quelques jours, tu vas retrouver la catégorie GT2 avec la Ferrari F458 Italia/Luxury Racing. C’est une autre philosophie ?

« Bien entendu, les deux autos n’ont pas grand chose en commun. Le problème des GT2 actuelles est qu’elles sont sous motorisées. Le châssis est meilleur qu’une GT3 mais le moteur est trop aseptisé, ce qui fait qu’il manque de vie. Les longues lignes droites du Mans risquent d’être un peu monotones. Le règlement fait trop la part belle aux LMP1. Vu qu’il ne faut pas qu’une LMP2 aille plus vite qu’une LMP1, on diminue la puissance des LMP2, mais vu qu’une GT2 ne doit pas aller plus vite qu’une LMP2, ce sont les GT2 qui trinquent. En GT3, chaque marque a son petit avantage : la Ford est bien dans les virages rapides, tout comme la Ferrari, l’Aston Martin est bien meilleure au niveau du moteur, la Porsche est mieux en pneumatiques et en consommation et l’Audi est parfaite au niveau du freinage. On est proche d’une balance de performance parfaite. »

 

Quel va être l’objectif lors de la Journée Test avec Luxury Racing ?

« Il faudra que tout le monde prenne ses marques. Nous arrivons avec deux autos, dont une qui sera toute neuve. L’humilité est de mise. Le but sera d’emmagasiner un maximum d’expérience et être très fort, car la concurrence est relevée. De plus, je n’aurai pas à me battre contre Mako (rires). J’apprécie de plus en plus de rouler en sa compagnie et c’est quelqu’un qu’il vaut mieux avoir avec soi que contre soi. Après la Journée Test, nous allons préparer la course de Spa, avant d’effectuer de essais en vue de la classique mancelle. Luxury Racing est une équipe qui monte en puissance petit à petit. Sebring était pour nous une première étape. Alexandre Repovic et toute son équipe font vraiment un super travail. Ils ont à coeur de faire les choses bien. »

 

Tu vas combiner ton week-end prochain entre Nogaro et Le Mans. Comment vas-tu gérer les transferts ?

« Je serai vendredi à Nogaro, de même que samedi, pour les essais libres car c’est David (Hallyday) qui roulera en qualification. Avec plusieurs pilotes, dont David et Olivier (Panis), nous prenons un avion en direction du Mans pour rouler le dimanche matin. A 13h30, nous repartons du Mans vers Pau, pour arriver 45 minutes plus tard à Nogaro et y disputer la première manche. La seconde course du meeting se tiendra lundi et dès mardi je serai à Navarra pour deux journées d’essais avec WRT. De quoi bien s’occuper…»

 

L’objectif à Nogaro est la victoire ?

« Oui sans aucun doute ! On a un championnat enthousiaste où il n’y a pas de joker. Il faut finir toutes les courses le plus haut possible sous peine d’être hors du coup au championnat. Chaque course est une étape et il faut être bon sur toutes les étapes, un peu à l’instar du vélo. Cette année, il y a moins d’autos qui peuvent l’emporter, mais le niveau est plus relevé. David (Hallyday) esy déterminé et nous sommes là pour gagner le championnat. Pour que le niveau soit encore plus relevé, il manque des pilotes de la trempe de Ayari, Thévenin ou Policand. Pour le moment, tout se passe bien pour nous car nous sommes seconds. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Retrouvez toute l’actualité de Stéphane Ortelli sur sa page Facebook officielle.

 

 

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