Depuis Bahrain 2014, le Toyota Gazoo Racing tournait autour d’une victoire en FIA WEC et il aura fallu attendre Fuji 2016 pour voir les Japonais renouer avec le succès. Cette victoire devant un public acquis à sa cause ne fera pas oublier la déception des 24 Heures du Mans, mais elle redonne du baume au coeur à toute une équipe.
“On espérait une victoire plus facile” nous a confié Pascal Vasselon sitôt l’arrivée franchie. “La marge était faible, si bien qu’il a fallu mettre en place la stratégie parfaite. On a vite compris que l’écart à l’arrivée serait faible. Kamui (Kobayashi) est parvenu à stabiliser l’écart même si l’Audi de Loïc Duval a pu reprendre deux secondes dans le trafic.”
Lors du dernier arrêt, on a changé les gommes sur la R18 quand la TS050 HYBRID est repartie avec les mêmes enveloppes. “Nous avons coupé un relais à mi-course pour remettre Kamui dans l’auto” poursuit le directeur technique du Toyota Gazoo Racing. “On aurait pu penser qu’on allait changer les pneus lors du dernier arrêt mais nous avons fait le choix assumé de poursuivre avec les mêmes gommes Michelin. Une fois la décision prise, cela ne servait à rien de s’énerver. Après, on ne pouvait que suivre l’évolution de la course.”
Après l’épisode du Mans, renouer avec le succès fait forcément plaisir : “En gagner une récompense tout le travail fourni par toute l’équipe, qui plus est sur les terres de Toyota. Nous avons tout mis ensemble pour assurer un succès. On savait que l’on serait plutôt mieux en course qu’en qualification. C’est beaucoup d’émotion et Toyota avait l’habitude de l’emporter ici avant une grande période sans succès en FIA WEC. J’espère que c’est la victoire d’une nouvelle ère.”
Si Stéphane Sarrazin et Mike Conway ont fait le job en piste, Kamui Kobayashi a été impérial devant son public, ce que ne dément pas Pascal Vasselon : “On a vu dès le début du meeting que Kamui était dans le coup. Le tracé de Fuji nécessite une certaine expérience et les pilotes japonais sont traditionnellement rapides ici. C’est aussi le cas des pilotes qui ont roulé en SUPER GT comme Loïc Duval, André Lotterer ou Benoît Tréluyer. Ce circuit a ses spécificités. Nous espérons maintenant poursuivre à Shanghai même si je pense que nous serons un peu en retrait par rapport à Fuji.”
