OAK Racing a fait connaissance avec le tracé si particulier de Sebring lors de deux jours de tests privés (In English). La majorité des concurrents était en piste afin de se préparer au mieux pour les 12 Heures de Sebring, la classique floridienne marquant le coup d’envoi de la saison Intercontinental Le Mans Cup. Après un hiver studieux, le team sarthois est présent dans les deux catégories, avec deux OAK-Pescarolo en LMP1 et une en LMP2. Une quarantaine de personnes sont en place à Sebring, ce qui fait que François Sicard, Team Manager et Directeur Général de OAK Racing ne manque pas de travail : « Après la découverte du circuit et ce qu’on pourrait appeler un « super déverminage » des trois voitures, de l’équipe et des pilotes, nous sommes plutôt confiants pour la suite. Même s’il reste encore du travail, nous avons mis à profit ces tests pour affiner différents réglages, à notre rythme, sans nous préoccuper des chronos ou de ce que faisaient les autres équipes. Notre objectif, c’est de bien gérer l’ensemble de la semaine, sans confondre vitesse et précipitation et de ne pas oublier que Sebring, c’est comme Le Mans, c’est très contraignant sur le plan mécanique et humain, même si il n’y a « que » 12 heures de course ! »
Sur la OAK-Pescarolo n°15, on retrouve un trio qui se connaît bien avec Matthieu Lahaye, Guillaume Moreau et Pierre Ragues. Présent l’année passée au Petit Le Mans en tant qu’observateur au sein du team, Matthieu Layahe a retrouvé avec plaisir la piste, malgré un trafic dense : « J’ai commencé les essais avec un peu d’appréhension car le mythe de Sebring et la mauvaise réputation de la piste et de son revêtement, planait. Mais finalement, j’ai pu prendre mes repères. Ce qui va être vraiment compliqué, c’est de gérer le trafic et autant de voitures sur un circuit aussi petit. » Guillaume Moreau faisait pour sa part ses débuts aux Etats-Unis : « C’est très particulier comme piste entre le béton et le goudron, mais ça ne me paraît pas vraiment pire que le Hungaroring par exemple. J’aime les circuits qui ne pardonnent pas l’erreur, mais qui permettent de jouer avec la limite. Ce sera une course passionnante. » Quant à Pierre Ragues, il ne cache pas sa joie de rouler à Sebring : « Je suis content d’avoir pu découvrir ce circuit, ce monument du sport auto. Même si la piste va évoluer sur la semaine, on a pu dégrossir, engranger un maximum de données et explorer des voies intéressantes. C’est la première fois que nous sommes en conditions de course avec la voiture et l’équipe. Tout prend forme et c’est très positif. » Après deux jours d’essais, la OAK-Pescarolo n°15 est rentrée à chaque fois dans le top ten, le trio roulant plus pour prendre ses marques, découvrir la piste et affiner les réglages de l’auto sur un tracé aussi exigeant.
Jacques Nicolet, présent sur la seconde OAK-Pescarolo LMP1 et propriétaire du team, n’a pas chômé durant l’hiver : « L’hiver a été très court et très rude sur tous les plans. Depuis la dernière course à Zhuhai fin novembre et ce début de la saison aux Etats-Unis, nous avons développé deux LMP1 et une toute nouvelle LMP2, tout en emménageant au Mans. Dans ces conditions, c’est une belle récompense pour toute l’équipe, qui a accompli un travail fantastique, de se retrouver opérationnelle pour la première course de la saison sur un circuit aussi mythique que Sebring, avec trois voitures. C’est une récompense, mais c’est aussi un exploit, quel que soit le résultat final, que beaucoup d’équipes peuvent nous envier. » Le patron pilote partage son baquet avec Richard Hein et Jean-François Yvon, soit le trio qui est monté sur le podium des 24 Heures du Mans 2009.
Sur la OAK-Pescarolo LMP2, on allie gentlemen drivers et pilote professionnel comme le règlement le stipule. Patrice Lafargue et Frédéric Da Rocha font à nouveau partie de l’aventure, après le titre ILMC 2010, le duo étant rejoint par Andrea Barlesi, champion Formula Le Mans en titre. Andrea s’est familiarisé avec sa monture durant ces deux jours d’essais : « C’est un circuit atypique, physique et où on sollicite beaucoup la mécanique. Ce sera très intéressant de voir la fiabilité des pièces. Pendant ces deux jours on s’est acclimaté à la nouvelle P2 et on a essayé différents set up. Avec Frédéric et Patrice le feeling passe bien et pour les débriefings techniques on a les mêmes feedbacks, ce qui est essentiel pour un équipage. »
Citations issues du communiqué du team
Laurent Mercier