A quelques heures du départ de la 84e édition des 24 Heures du Mans, la GREEN GT H2 a été la première voiture 100% électrique-hydrogène à tourner sur le circuit des 24 Heures. Un exploit unique dans l’histoire, chargé de promesses pour le futur de l’automobile, sur les circuits et au-delà…
Le circuit des 24 Heures du Mans a été le jeudi soir puis le samedi peu avant le départ de la 84e édition de la plus célèbre course du monde, le théâtre d’un événement historique : pour la première fois dans l’histoire de l’automobile, une voiture mue par un groupe motopropulseur électrique-hydrogène (sans batterie ni moteur à combustion interne), la GREEN GT H2, a tourné en piste. Ce coup d’éclat a été initié par l’Automobile Club de l’Ouest, organisateur de l’épreuve, qui a invité GREEN GT à démontrer les extraordinaires qualités de sa voiture de course expérimentale.
La GREEN GT H2 est le premier prototype de compétition électrique-hydrogène dans le monde. Elle est la vitrine technologique du savoir-faire de la société GREEN GT, laboratoire d’engineering spécialisé dans les solutions de propulsion électrique de haute puissance pour l’industrie et les transports. La GREEN GT H2 produit elle-même l’électricité qui alimente ses moteurs électriques grâce à un générateur électrique-hydrogène (appelé aussi « pile à combustible à hydrogène », en anglais « hydrogen fuel cell »). Son fonctionnement est 100% propre : la GREEN GT H2 rejette dans l’atmosphère exclusivement de la vapeur d’eau.
Jeudi soir puis samedi midi, dans le cockpit de la GREEN GT H2, le pilote de développement habituel du prototype, Olivier Lombard (vainqueur des 24 Heures du Mans en LMP2 en 2011) avait cédé sa place à Olivier Panis. L’ancien pilote de F1 est en effet l’ambassadeur international des programmes de GREEN GT.
Christophe Ricard, actionnaire majoritaire de GREEN GT : « Je veux féliciter les collaborateurs de GREEN GT et nos partenaires d’avoir relevé le défi technique que constituait le développement de la GREEN GT H2. Jeudi, puis samedi, nous avons écrit la première page d’un nouveau livre du Mans. La propulsion électrique-hydrogène de haute puissance, dont GREEN GT s’est fait une spécialité, est la plus prometteuse parmi toutes les solutions énergétiques alternatives. Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest, organisateur des 24 heures du Mans, s’est d’ailleurs à plusieurs reprises exprimé cette semaine sur la place prioritaire qu’occupait l’électrique-hydrogène dans la stratégie de développement des 24 Heure du Mans. Nous allons poursuivre et intensifier nos travaux de développement, en particulier avec la H2 SPEED que GREEN GT a développé à la demande de Pininfarina. C’est le futur de l’automobile que nous construisons ».
Jean-François Weber, directeur de la Recherche et du développement de GREEN GT : « Ces tours du circuit du Mans récompensent quatre années de travail très intense. Un peu plus de 27 kilomètres, c’est peu comparé aux plus de 11 000 kilomètres d’essais privés couverts par la GREEN GT H2 ces trois dernières années. Mais ce sont des kilomètres symboliquement très forts puisque nombre de nos ingénieurs et techniciens ont fait une partie de leur carrière en course automobile. Faire tourner notre GREEN GT H2 devant les meilleures écuries d’Endurance du monde, sous les yeux de dizaines de milliers de spectateurs présents dans les tribunes, a pour chacun d’entre nous une saveur particulière. Notre expertise et notre expérience en matière de propulsion électrique-hydrogène sont uniques, sur la piste comme en dehors. Nous le savons. Il était essentiel que nous le montrions ».
Olivier Panis, pilote d’essais et ambassadeur international de GREEN GT : « Un sportif de haut niveau, en particulier un pilote, n’est pas émotif. Pourtant, je suis ému d’avoir bouclé deux fois ce circuit des 24 Heures du Mans au volant de la GREEN GT H2. Depuis que l’automobile existe, je suis le premier pilote à avoir fait ces tours au volant d’une voiture 100% électrique-hydrogène. Écrire la première ligne d’une nouvelle histoire est un privilège… On m’avait demandé de ne pas pousser car il y avait des prototypes anciens, des Ford GT 40 et des Inaltera, en piste en même temps que moi -j’en ai quand même rattrapé et doublé un. J’ai piloté comme lors d’un tour de reconnaissance, lorsque l’on sort des stands pour la première séance d’essais d’un week-end de course. En douceur, accompagné par le chuintement du compresseur, en regardant de temps en temps dans mon rétroviseur le panache de vapeur d’eau que lâchait la GREEN GT H2, j’ai pris du plaisir à redécouvrir cette piste mythique que j’aime tant. Les commissaires me saluaient le pouce en l’air, j’entendais le public –d’habitude le bruit du moteur le couvre. C’était un moment fort ».