Si le GT3 se porte à merveille dans les différents pays européens, la France est à la traîne sur le sujet. La catégorie qui fait la part belle à la compétition-client ne fait plus recette sur la scène nationale. Les teams qui ont investi dans de nouvelles autos sont partis disputer des championnats plus internationaux. Ne plus voir de GT en France serait tout de même un comble et le salut pourrait venir du GT4.
Fer de lance des catégories GT, Stéphane Ratel réfléchit sérieusement à mettre en place un championnat GT4 basé principalement sur l’Europe du Sud avec France et Espagne. Alors que la série n’est encore qu’à l’état de projet, une réunion a eu lieu le week-end dernier au Paul Ricard en marge du meeting Blancpain GT Series où les équipes francophones étaient conviées. Laurent Gaudin, manager de la Blancpain Endurance Cup et manager général des Total 24 Heures de Spa, a accepté de répondre à nos questions sur le dossier.
Le GT4 a sa place en France ?
“L’idée est de proposer une alternative à la catégorie GT3 avec un produit qui coûte deux fois moins cher sur le plan de l’achat des autos, mais aussi moins onéreux en termes de coût de fonctionnement. L’équipe articulée autour de Stéphane Ratel souhaite avoir un GT fort sachant que la fin du GT en France a été mal vécue.”
Tout est défini ?
“Le souhait est de servir nos clients qui décideront du programme. On propose, nos clients disposent. La base est d’avoir un championnat typé sprint à un ou deux pilotes sur le schéma de ce qui se fait en British GT et GT4 European Series. Avoir une course d’endurance n’est pas à exclure même si l’idée directrice est de faire la part belle aux gentlemen. Les équipages seraient proches de ce que l’on a en British GT avec la possibilité de recevoir du poids en fonction des tandems.”
Il faut quelque de chose de simple ?
“On a la maîtrise de l’homologation et il est clair qu’il ne faut pas compliquer les choses : pas de ravitaillement et pas de changement de pneus. Les voitures sont étalonnées avec des gommes Pirelli, ce qui donne un sens de garder le manufacturier. Partir sur une performance identique des autos sur trois ans semble être la meilleure solution.”
N’est ce pas trop tôt d’étudier un tel championnat alors que toutes les GT4 ne sont pas encore disponibles ?
“De nombreuses marques sont déjà présentes : BMW via EKRIS, Ford, Sin, Maserati, Lotus, Porsche, McLaren, KTM, Aston Martin , Ginetta, Camaro. Jusqu’à présent, le Championnat de France GT tournait autour de deux marques. Ce n’est pas un secret que d’autres marques travaillent, aussi bien Audi, BMW et Mercedes.”
Comment a été perçue la réunion ?
“Les équipes ont bien écouté le dossier en se montrant réceptives. Tout le monde est très concerné par la réduction des coûts. Une offre a été faite à la FFSA. Les équipes souhaitent des meetings bien organisés et des circuits à la hauteur des envies.”