FIA World Endurance Championship

Matthieu Lahaye : "Marquer un grand coup dès Sebring!"

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Fidèle parmi les fidèles au OAK Racing, Matthieu Lahaye va entamer sa quatrième saison avec le team de Jacques Nicolet. Après trois ans en LMP2, le Rennais passe dans la catégorie reine, au volant d’une des deux OAK-Pescarolo qu’il partagera avec ses compères Guillaume Moreau et Pierre Ragues. Si Guillaume et Pierre ont déjà roulé dans la P1 durant les essais Dunlop de Vallelunga, Matthieu va pour sa part découvrir l’auto peu de temps avant les 12 Heures de Sebring.

 

Laurent Mercier : L’intersaison se termine enfin. Je suppose que tu as hâte de reprendre le chemin des circuits ?

Matthieu Lahaye : « C’est le moins que l’on puisse dire ! Mon dernier roulage remonte à Petit Le Mans à l’automne dernier où j’accompagnais les pilotes. L’hiver n’est jamais une période facile pour un pilote. Même si je n’ai pas encore pris le volant de la LMP1, mes deux camarades m’ont fait un retour. Je connais parfaitement le châssis puisque c’est la quatrième année que je roule avec. Le moteur a plus de puissance et je suis impatient de découvrir les nouveautés techniques mises en place par le Bureau d’Etudes. Je suis sûr que l’auto sera encore plus confortable que par le passé, et ce dès Sebring. Il y a eu un travail de fait sur l’aéro. Ces dernières années, nous avions un maximum d’appui aéro. Un gros travail a été fait sur la finesse de l’auto, même si cela ne sera pas forcément visible pour les spectateurs. Nous devrions gagner en vitesse de pointe. Quelques modifications ont aussi été apportées au niveau des trains roulants. Je prendrai le volant de la OAK-Pescarolo d’ici la fin du mois. »


Ton dernier roulage 2010 était aux Etats-Unis et ta première course 2011 sera de nouveau sur le continent étanusien. Quel regard portes-tu sur ces courses américaines si atypiques ?

« Effectivement, j’ai pu en avoir un aperçu lors de Petit Le Mans. Les circuits américains sont à l’inverses des tracés européens, qui sont de plus en plus aseptisés. Là-bas, tout est à l’ancienne et l’ambiance est terrible. J’ai beaucoup entendu parler de Sebring et je suis impatient d’en découdre. Je ne connais pas du tout le tracé. J’ai tout de même regarder un certain nombre de caméras embarquées, avec en plus une découverte du tracé sur console de jeu. »


Avec 59 autos en piste, dont plus de la moitié de GT, il ne sera pas facile de se frayer un chemin…

« Sans aucun doute ! La course risque d’être chaude dans tous les sens du terme. Les autos de la catégorie GTC sont nettement moins rapides et le trafic sera un paramètre important à gérer. Il est clair que l’on ne s’ennuiera pas dans le baquet. Cela mettra encore plus de piment dans la course. Le tracé est sympa avec un revêtement si particulier. Ce sera dur aussi bien pour les pilotes que les autos. Ce n’est pas pour rien que tout le monde va à Sebring pour préparer au mieux les 24 Heures du Mans. C’est là-bas que nous saurons si l’auto est fiable et solide. »


Quel est l’objectif cette saison ? Apprendre ou jouer les trouble-fêtes ?

« Côté règlement, nous ne savons pas trop à quoi nous fier. Des mesures ont été prises dans le bon sens et on ne peut que s’en féliciter. Nous ferons tout pour profiter des faiblesses des autres constructeurs. OAK Racing est une petite équipe qui grandit et qui compte bien titiller les grandes marques. Dans un coin de notre tête, nous voudrions bien jouer avec les tout meilleurs. La base de l’auto est connue, l’équipe connaît le matériel par cœur. C’est aussi tout cela qui fera notre force. »


Cet hiver, tu as donc vu OAK Racing prendre de la grandeur avec un gros recrutement. Le côté familial est toujours présent ?

« Il y a déjà eu le changement physique avec le déménagement de Magny-Cours au Mans. A chaque fois que j’allais à l’atelier, je voyais des têtes nouvelles. L’équipe a bien grandi et s’est structurée au fil du temps. OAK Racing est digne d’un constructeur, ce qui est d’ailleurs le cas. Tout se met en place petit à petit… Le passage en LMP1 avec une entrée en Intercontinental Le Mans Cup est une nouvelle étape, mais le côté familial est toujours bien présent. L’ambiance est vraiment excellente et tout le monde a le même état d’esprit. Jacques (Nicolet), François (Sicard) et Séb (Philippe) y attachent énormément d’importance. Il y a une vraie cohésion. Tout le monde travaille dans la bonne humeur et efficacement. Je suis ravi de la tournure que prennent les choses. Du côté des pilotes, nous nous connaissons parfaitement. C’est ma troisième année avec Guillaume et j’ai débuté avec Pierre en Endurance. Nous allons tout faire pour marquer un grand coup dès Sebring ! »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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