Champion American Le Mans Series en titre sur une HPD, Simon Pagenaud était toutefois au volant d’une Peugeot 908 HDi FAP la saison passée, aussi bien aux 24 Heures du Mans qu’aux 1000 km de Spa, ou encore lors de la dernière manche de l’ILMC. A chaque reprise, le Montmorillonnais a fait parler la poudre dans le baquet. Simon remplile cette année au volant de la 908, et ce à deux reprises : Le Mans et Spa.
Jérôme Mugnier : Avant tout, tu sembles être plus affuté physiquement…
Simon Pagenaud : “En effet, j’ai un peu travaillé cet aspect! (sourire) Ca semble avoir marché puisque tout le monde me fait la remarque…(un plateau de petits fours passe mais Simon ne craque pas!)”
Revenons à la voiture. Ton ressenti après en avoir pris le volant?
“Première différence avec la précédente, c’est qu’elle est très vive. Elle va exactement là où tu lui demandes d’aller. Autre point important, compte tenu des pneus plus larges à l’avant, on peut retenir le freinage et sauter plus tard sur les freins sans trop de risque de bloquer les roues.”
Quel est ton avis sur la continuité du nom de la voiture?
“Je comprends la démarche de Peugeot. La gamme actuelle est dans la série des finales en “8″. Il y avait une nécessité à faire un lien entre le produit et la compétition. D’autre part, vu le palmarès de la 908 et les nombreuses victoires qui lui sont associées, c’est également un choix judicieux.”
Toujours domicilié aux Etats-Unis ?
“Oui, je suis 100% de mon temps aux US. A Indianapolis où j’y habite. J’avoue que je me fais bien à la vie américaine. Tout y est pratique et facile d’accès. Je reviens en Europe pour les essais avec Peugeot, les entrainements sportifs ou encore les opérations de communication comme aujourd’hui. Je vais profiter de ce déplacement en France pour y rester quelques semaines et grouper plusieurs activités prévues.”
Etais-tu à Daytona le week-end dernier?
“Non, mais j’avoue que j’aimerai bien un jour prendre le départ de cette course. C’est un peu comme Le Mans. Une course de longue distance dans un endroit de légende avec les meilleurs pilotes. Maintenant, les Daytona Prototypes, je suis pas vraiment fan. Ce sont des voitures d’un autre temps.”
Propos recueillis par Jérôme Mugnier