Grand-Am

24H Daytona : Le carnet de route de Patrick Pilet, part3.

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“Bonjour à tous. Me voici déjà au troisième jour de mon carnet de route. Une troisième journée synonyme de premiers essais !

 

8h00 : Je retrouve mes coéquipiers sur le circuit pour finaliser les derniers détails avant d’attaquer la première séance. Au programme : position dans la voiture, test des radios et réglage des rétroviseurs. Il faut savoir que, comme nous avons tous des morphologies différentes, il nous faut donc trouver des compromis. Le confort n’est malheureusement pas le fort des courses de 24h !

 

9h00 : Direction le briefing… Un moment plutôt sympa car il permet de voir à peu près tous les pilotes. Le directeur de course insiste sur plusieurs points du règlement, et notamment sur la sécurité et la ligne de course. Le briefing se termine par la traditionnelle bénédiction du pasteur de la série Grand Am ! Dans la foulée, je file m’équiper car l’équipe a décidé de me faire débuter la séance. Il me tarde, car cela fait presque 2 ans que je n’ai pas roulé à Daytona et 3 mois que je n’ai pas roulé tout court.

 

10h07 : Je m’élance pour mes premiers tours chronos et la première chose qui me surprend c’est le banking… Il n’est plus comme avant ! Non pas plus incliné mais plus du tout bosselé, un vrai billard. Je hausse le rythme et reprend vite mes marques. Mais malgré de bons chronos (P2 en GT à ce moment là), je décide de m’arrêter après seulement trois tours car je trouve la voiture très vicieuse. Notamment dans la chicane bus stop, un enchainement en 4e où la voiture se montre très sur-vireuse. Le team se rend alors compte que j’avais une crevaison lente. La roue est changée et c’est au tour de Jeroen Bleekemolen de partir. Il signera finalement le troisième temps de la séance avec un chrono prometteur. Je ne roule pas la deuxième séance. Je préfère laisser mes coéquipiers faire plus de tours pour pouvoir emmagasiner de l’expérience. C’est l’un des inconvénients de rouler à cinq : cela ne laisse que peu de temps de roulage à chaque pilote.  Malheureusement ni la deuxième séance ni les qualifications ne vont se dérouler comme nous le souhaitions. Mes coéquipiers se plaignent de la voiture et même Jeroen, qui était satisfait de l’équilibre de l’auto dans la première séance, est dépité en voyant qu’il n’arrive pas à faire mieux que le onzième chrono des GT en qualifications.

 

17h35 : Nous organisons un briefing pour tenter d’identifier le problème et décidons de changer plusieurs réglages sur la voiture afin de retrouver un peu de compétitivité. L’équipe travaille dur et nous permet ainsi de rouler pendant la dernière heure de la séance de nuit.

 

20h20 : Je monte dans l’auto pour les dix dernières minutes et tente de faire une rapide analyse des soucis sur la voiture. L’auto est méconnaissable. Je souffre d’un énorme sous-virage et doit lutter pour signer des chronos corrects. Cette journée qui s’annonçait excitante s’est finalement révélée frustrante. Nous avons un souci sur l’auto et nous allons devoir trouver d’où cela provient ! Demain, nous aurons de nouveaux amortisseurs, de nouveaux réglages et un nouveau différentiel. Espérons que tout cela nous permette de mettre le doigt sur notre problème.

 

21h30 : Comme tout le monde, je dois quitter le circuit… Et oui à Daytona, les teams n’ont pas le droit de travailler la nuit. L’équipe devra donc revenir demain à 7 heures pour finir de travailler sur la voiture. Je vous souhaite une bonne journée et vous donne rendez vous demain avec de meilleurs chronos à la clé !”

 

Patrick Pilet

 

Pilet Pilet
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