Vainqueur de sa catégorie aux 24 Heures de Dubai 2010, Michaël Rossi était de nouveau à pied d’œuvre la semaine passée sur le double tour d’horloge émirati, toujours au volant d’une Seat Leon engagée en catégorie A3T. C’est finalement une seconde place qui a récompensé le pilote WTCC et ses compères Ibran/Oriloa/Matejovsky. Cette deuxième participation s’est faite un peu tard, comme il nous le confirme : « Tout s’est décidé au dernier moment, soit 15 jours avant la course. Après ma victoire de l’année passée, j’avais à cœur de revenir rouler aux 24 Heures de Dubai. En terminant seconds, nous avons fait moins bien que l’année passée, mais pour ma part j’estime avoir encore progressé. Ce podium récompense le travail de toute l’équipe Sun Red. » La victoire aurait été difficile à aller chercher : « Nous n’avions pas vraiment les armes pour nous battre pour la gagne. De plus, le niveau était nettement plus élevé que l’année passée. Il a fallu aussi gérer le trafic en piste, ce qui n’était pas toujours évident, sachant que dans notre équipage, nous avions un gentleman driver. Je suis ravi d’avoir fait le meilleur temps de l’auto en piste. Pour moi, le bilan est positif avec un podium qui permet de bien débuter l’année. C’est une seconde place pleine d’espoir pour cette saison qui s’annonce ! »
Après une pige en WTCC la saison passée à Okayama, le Chambérien pourrait bien de nouveau rouler en Championnat du Monde cette année : « Je travaille pour rouler à nouveau en WTCC avec Sun Red. Mon meeting à Okayama s’étant bien passé, j’espère avoir de nouveau leur confiance. Je travaille maintenant avec eux depuis 2009. Des discussions sont en cours actuellement. Je pense avoir laissé de bonnes traces avec un passage en Q2 où j’étais le seul pilote Seat avec Gabriele Tarquini. » La catégorie GT pourrait aussi être une piste : « Si à l’heure actuelle le WTCC reste ma priorité, je n’écarte pas la piste GT car c’est une catégorie en plein développement. Rouler en GT3 avant de gravir les échelons est une solution parfaitement envisageable. Je ne veux qu’une chose : faire de ce sport mon métier ! »
Propos recueillis par Laurent Mercier