“Plus jamais ça”! Le titre du quotidien La Dépêche au lendemain des Coupes de Pâques de Nogaro ne fait pas dans le soft. Avec neuf autos au départ du premier rendez-vous de l’année, le coup d’envoi de la saison a connu quelques couacs.
Selon La Dépêche, voir du Supertourisme remplacer le GT dans un proche avenir n’est pas à exclure. Certes, la formule est plus attirante sur le plan financier. Mais comment est-ce possible d’en arriver à une telle situation alors que les constructeurs ont vendu cet hiver toutes marques confondues environ 200 GT3 dont on peut fixer le prix moyen à 400 000 euros la voiture. Tous les championnats GT nationaux se portent à merveille à l’exception de la France.
Dominique Roger, coordinateur FFSA, s’est exprimé dans les colonnes de La Dépêche : “Nous avons voulu venir à Nogaro avec 9 voitures dont 2 qui sont ici pour nous faire plaisir. Nous nous donnons une semaine avant de prendre une décision. Nous ne sommes pas vraiment optimistes. Nous avons commis l’erreur de venir à Nogaro avec si peu de voitures. On ne peut accepter un championnat phare avec si peu de concurrents. En admettant que nous décidions d’arrêter le GT/Proto, il y a les courses de support dont la santé est avérée. Nous devons trouver une nouvelle discipline-phare. Nous avions un peu anticipé cette faisabilité depuis deux ans. Je pense à Jean-Philippe Dayraut, promoteur du Supertourisme, un produit capable de suppléer l’arrêt du GT/Proto. Ce championnat est dans l’air du temps sur le plan économique mais il manque la présence de pilotes de renom. Je ne peux anticiper mais il faut faire vite.”
Le Supertourisme discipline-phare en France ? Si cette option devait être prise, pas sûr que cela fasse augmenter l’affluence sur les circuits. Le public paie pour rêver et approcher des autos qu’il n’a pas l’habitude de voir dans la campagne française.