La quatrième édition de Exclusive Drive, organisée dans l’enceinte du circuit des 24 Heures et avec des séances de roulage quasi ininterrompues sur le circuit Bugatti, a bénéficié d’une météo clémente. Si la chaleur n’était pas exactement au rendez-vous, le soleil en revanche a été présent durant les deux journées.
Des paddocks richement garnis
Exclusive Drive, c’est l’occasion de pouvoir voir de près des voitures de prestige. Derrière les stands, les constructeurs et concessionnaires exposaient leurs modèles, tous plus luxueux les uns que les autres et ont drainé la foule des amateurs de belles mécaniques. Sans être exhaustif, on citera Jaguar, Aston Martin, BMW, Mercedes, Mini ou Audi pour les constructeurs, Gentleman Car Shelby, importateur des authentiques Shelby Cobra pour les importateurs, Mazzanti Automobili pour les constructeurs de Supercars avec une Evantra blanche fièrement exposée sur la voie des stands, Polaris pour les véhicules récréatifs, Chantilly Car Prestige, Fiorano Racing pour les spécialistes de voitures anciennes ou modernes, Toyo ou Stand 21 pour les équipementiers, Prestige Racing pour le loisir automobile ou les clubs, Tesla pour l’électrique…
Le support paddock voisin ne le cédait en rien en qualité, avec une concentration de voitures de luxe et de prestige rarement vue, les Ferrari, Maserati, Porsche, Lotus, McLaren et bien d’autres marques présentant un tableau d’ensemble digne de la Principauté de Monaco à ses plus belles heures..
La Jaguar D victorieuse des 24 Heures des 24 Heures du Mans 1956
C’était une des vedettes de ces deux journées. La Jaguar Type D 5 litres qui a tourné vendredi et samedi est l’authentique châssis qui a remporté l’édition 1956 des 24 Heures (devant l’Aston Martin DB3S de Stirling Moss/Peter Collins et la Ferrari 625LM de Olivier Gendebien/Maurice Trintignant, s’il vous plaît !) pilotée par Ron Flockhart et Ninian Sanderson. Cette Jaguar avait été engagée par l’Ecurie Ecosse. Elle a depuis été restaurée bien évidemment et elle porte curieusement le n°3 (qui n’a figuré sur aucune des participantes en 1956) alors qu’elle arborait le n°4 lors de sa victoire en 1956. Cette Type D était en quelque sorte le précurseur des LMP actuelles avec sa dérive arrière préfigurant l’aileron de requin contemporain. Soixante ans après son succès manceau, elle a encore fort belle allure….
De nombreux pilotes
Plusieurs pilotes étaient au Mans ce week-end, tels Christophe Tinseau qui était là à titre de coach et qui avait amené deux de ses Porsche. Christophe participera avec Frédéric Sausset à la prochaine manche de la VdeV Endurance Series fin avril sur le circuit Bugatti avec la Morgan LM P2 SRT. Tous deux auront entre autres adversaires leur coéquipier des 24 Heures du Mans Jean-Bernard Bouvet qui sera au volant de la Ferrari 458 GT2 Visiom avec Thierry Perrier et Jean-Paul Pagny. Romain Brandela était de service chez BMW, étant le chef du service évènementiel de BMW France. BMW avait d’ailleurs frappé un grand coup, avec la participation au meeting de Ari Vatanen, l’ex-Champion du Monde WRC, quadruple vainqueur du Dakar et vainqueur à Pikes Peak ! Ont été également croisés dans le paddock Anthony Beltoise, Jean-René de Fournoux, Stéphane Daoudi, Valentin SImonet et d’autres…Patrick Bornhauser, quadruple champion de France FFSA GT et double vainqueur en GTE-Am, a assuré le spectacle durant les deux jours au volant de la Mercedes SLS GT3 ex-Rowe Racing, faisant profiter du circuit de nombreux passagers vendredi et samedi. Patrick Bornhauser est Président de concessions Mercedes, à Montargis et au Mans (Etoile du Maine).
Joël Rivière
Le patron du Prestige Racing a attiré la foule sur la voie des stands. Il avait permis à Henri Pescarolo, avec Jacques Nicolet, de pouvoir continuer ses activités sportives en lui remettant les clés de ses ateliers au Technoparc lors de la fameuse Vente aux Enchères. Il est resté fidèle à Pescarolo. Si cette fois il n’avait pas amené lors d’Exclusive Drive sa Pescarolo LMP, sa Pescarolo école (360 chevaux quand même) était décorée à l’identique et Joël Rivière portait encore la combinaison du Pescarolo Team. Il est l’heureux possesseur de LaFerrari et même du premier exemplaire de cette supercar –produite à 499 unités-. Cette Ferrari a été admirée sur toutes les coutures. Joël Rivière vient également d’être acquéreur d’une Ligier JS P3 qu’il destine à des Track Days…
De nombreuses animations
En dehors des séances de roulage, plusieurs animations et attractions étaient proposées aux spectateurs : baptême d’hélicoptères, circuit avec des « caisses à savon » un peu particulières. Le circuit voisin de Maison Blanche accueillait également des passionnés dans le Centre d’Essais Compétition qui pouvaient rouler sur le tracé en bénéficiant des conseils d’un coach. Pour les amateurs de karting, le circuit Alain-Prost voisin lui aussi était le théâtre d’une compétition, l’Exclusive Kart Challenge.
Le Rire Médecin
L’Association, crée en France en 1991, participait elle aussi à Exclusive Drive 2016. Le Rire Médecin fait intervenir des clowns professionnels (ils sont actuellement 145) dans les services pédiatriques. Pour l’heure, l’association comprend six comités (Paris, Nantes, Angers, Orléans, Nancy et Marseille). Les clowns reçoivent une formation continue et sont titulaires d’un diplôme reconnu par l’Etat. Les clowns sont rémunérés 15€ par intervention et sont intégrés aux équipes hospitalières lors des visites aux enfants, étant informés de la pathologie du patient afin de ne pas le fatiguer. Des donc peuvent être faits par le biais du site http://www.leriremedecin.org/
Peu d’incidents
Bien que la piste ait été ouverte pendant 22 heures, les neutralisations ont été rares et les multiples séances de roulage (15 minutes chacune) ont pu se dérouler sans longues interruptions, les feux rouges n’étant allumés que rarement. Les pilotes ont fait preuve de sagesse, la météo et la piste sèche ont apporté leur contribution sans doute, ce qui a facilité le travail de la direction de course, sur la brèche pendant pratiquement deux tours d’horloge et qui a permis de respecter le timing du meeting.










