Pascal Karras, le Président d’Autovision, et Bernard Bourrier, le Président du Réseau Autovision, étaient donc hier mardi au Technoparc dans les ateliers de Pescarolo Team, le réseau de contrôles techniques étant, on le sait bien désormais, le nouveau partenaire de Henri Pescarolo. Les deux hommes nous ont accordé un entretien.
Henri Pescarolo me disait qu’avec Autovision, c’était beaucoup plus un partenariat qu’un sponsoring….
“C’est effectivement beaucoup plus un partenariat qu’un achat d’espace pour mettre des stickers sur les voitures.”
Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans ce partenariat avec Pescarolo?
“Nous sommes des contrôleurs techniques, nous avons une délégation publique et nous intervenons pour nous assurer de la conformité et de l’entretien des véhicules, on s’assure donc que les personnes ne prennent pas de risques avec leur véhicule. L’accidentologie, c’est trois causes : le véhicule, le comportement de la personne, l’état des infrastructures. On va laisser à l’Etat et aux collectivités locales les infra-structures. Ce qui nous intéresse, c’est l’image d’Henri Pescarolo : un pilote, l’histoire, la culture, l’expérience, l’expertise qui lui a permis d’avoir la durée qui est la sienne, d’aligner un nombre de victoires, la maîtrise de son véhicule, donc la conscience du risque maîtrisé, l’entretien de son véhicule, ce qui rejoint notre métier.
Nous avons un personnage charismatique qui gère une entreprise française de taille humaine, nous sommes nous-mêmes une entreprise familiale -le groupe Autovision a été créé par le père de Pascal, c’est une société qui a mis depuis vingt ans au service d’une délégation publique ses valeurs de l’homme-. Nous nous rejoignons donc là-dessus et c’est pourquoi nous préférons parler de partenariat plus que de sponsoring. C’est la rencontre entre l’histoire d’un homme et l’histoire d’un groupe.”
Est-ce que vous avez déjà défini une durée de ce partenariat?
“Pour l’instant, on démarre sur un contrat pour la saison. Il est évident que si on prend l’histoire d’Autovision dans la délégation publique, on n’est pas là pour faire un coup, pour remplir les pages des magazines, on est là pour accompagner ce qui nous paraît être, d’une part l’expérience d’un homme, Henri Pescarolo, et la continuité du travail d’Autovision depuis vingt ans, donc on pourra aller au-delà. En 2011, nous fêtons le vingtième anniversaire du réseau créé par Jean Karras, le père de Pascal, et c’est vrai qu’avoir Henri Pescarolo comme ambassadeur de la sécurité routière et du réseau Autovision, c’est plus qu’un rêve.”
Le fait que les deux entités soient françaises est important, j’imagine?
“C’est vrai, si on regarde le contrôle technique en France, il y a un seul réseau qui ne va pas chercher ses ordres techniques et capitalistiques à l’étranger, ni à Zurich, ni à Stuttgart, mais directement en France, c’est Autovision. Nous avons maintenant un réseau qui couvre les 101 départements français, y compris donc le petit dernier, Mayotte.”
Vous allez, je pense, profiter de ce partenariat pour créer une dynamique de groupe dans votre réseau?
“Bien sûr, c’est un effet fédérateur. Ce qui est important, c’est l’engagement autour d’une cause. Je ne dis pas que Henri Pescarolo est une cause nationale, mais c’est un mythe dans l’automobile, un mythe national. Donc, ce que nous recherchons, c’est évidemment fédérer nos centres, mais aussi que le public, en venant dans nos centres Autovision, en participant à une tombola pour gagner des places pour les 24 Heures du Mans, des T-shirts, des combinaisons, des produits dérivés siglés Pescarolo Team et Autovision, nous soit un relais à travers le territoire français. Nous avons 4 millions d’automobilistes qui font confiance à Autovision annuellement et on veut leur faire partager ce nouveau challenge.”
Petite question, c’est votre première expérience de partenariat de ce genre. Pourquoi n’en avoir pas eu auparavant?
“Disons que par rapport aux valeurs qui sont les nôtres, nous n’avions pas trouvé de partenaires qui les représentaient. Il y a eu juste un précédent, mais à une échelle moindre, il y a une quinzaine d’années. C’était avec Jean-Pierre Beltoise, et c’était déjà autour de la sécurité, car on sait que Beltoise est très attaché à ces questions, c’était un peu Monsieur sécurité. Autovision n’a pas pour logique de faire du commercial, ce n’est pas dans nos gênes, donc la notion de sponsoring nous était étrangère.
Avec ce partenariat, nous allons communiquer et nous allons informer nos clients au fur et à mesure de l’évolution du team, parce qu’en fait on parle beaucoup des 24 Heures du Mans, mais il y a aussi toute la saison.”
Je vois que vous êtes très réactifs, puisque vous avez déjà des blousons Pescarolo Team-Autovision…
“C’est vrai que dans nos centres, il y a 2500 contrôleurs sur le terrain qui seront habillés à l’effigie de Pescarolo Team, ça veut dire que l’échange d’image ne va pas se faire que dans un sens, on va véhiculer l’image de Henri Pescarolo et de son team jusque dans nos centres de contrôle technique, qui sont au nombre de 900 en France.”
Propos recueillis par Claude Foubert