Les premières courses de la Fuji Sprint Cup, hors championnat, ont eu lieu ce samedi sur le Fuji Speedway. La Fuji Sprint Cup porte bien son nom, puisque les concurrents s’affrontaient sur 22 tours de circuit, soit un peu plus de 100 km, les deux catégories courant séparément. Pas de question de stratégie donc, car aucun arrêt au stand n’était imposé, mais de vitesse pure uniquement.
GT500
Pour cette Sprint Cup, le format du départ différait de l’habitude. Au lieu du traditionnel départ lancé, c’était un départ arrêté. Le poleman Richard Lyons (Lexus SC430 n°38) maîtrisait bien son départ et conservait le commandement tandis que Loïc Duval (Honda HSV-010 n°18) restait quelque peu scotché sur la ligne et perdait plusieurs places. La Lexus n°35 de Hiroaki Ishiura restait au contact et, Fuji étant le circuit d’essais de Toyota et donc de Lexus, on aurait pu s’attendre à un cavalier seul des Lexus. Heureusement, il n’en fut rien. Dans le camp Lexus, ce fut tout d’abord une auto-destruction, la SC430 n°1 de André Lotterer et la n°6 de Bjorn Wildheim entrant en contact, sortant légèrement de la piste et dégringolant dans le classement.
Richard Lyons (Lexus) leader de bout en bout en GT500. |
Ishiura ne pouvait tenir le rythme imposé par Lyons et cédait du terrain. Il était bientôt sous la menace de la Nissan GT-R n°12 de Ronnie Quintarelli et de la Honda HSV-010 n°17 de Koudai Tsukakoshi. Il était rapidement passé par ses deux adversaires qui se livraient ensuite à un joli mano à mano dont Tsukakoshi sortait fianlement vainqueur. A l’avant, Lyons n’était pas inquiété, son avance maximale avoisinant les dix secondes. En fin de course, Lyons baissait un peu la cadence pour assurer sa victoire et franchissait la ligne d’arrivée après avoir mené l’épreuve de bout en bout avec un peu moins de cinq secondes d’avance sur la Honda de Tsukakoshi, deuxième, et sept secondes d’avance sur la Nissan de Quintarelli. Benoît Tréluyer (Nissan n°23) prenait la cinquième place avait avoir regagné de nombreuses places en course et Loïc Duval (Honda n°18) terminait septième.
Richard Lyons : “Cela peut sembler avoir été une victoire facile, mais vu depuis mon baquet ce n’était pas facile du tout. Ce n’est en aucune manière simple de partir en pole position et de garder cette place jusqu’à l’arrivée. Pour rendre les choses encore plus difficiles, aujourd’hui c’était un départ arrêté, ce que je n’ai jamais pris en SUPER GT. En début de course, je me suis appliqué à creuser un petit écart entre moi et mes concurrents. Je me souciais aussi des pneus, aussi j’ai fait attention de les ménager. Ce fut vraiment une course difficile, mais finalement tout s’est bien passé.”
GT300
La Ferrari de Hiranaka victorieuse de haute lutte en GT300. |
Au départ, Shinichi Takagi (Garaiya n°43) conservait la tête, mais il était très vite attaqué par la Toyota Corolla Axio n°74 de Yuji Kunimoto. La Toyota prenait l’avantage dès le premier freinage au bout de la ligne droite des tribunes et prenait un peu de champ alors que l’Aston Martin Vantage de Horoki Yoshimoto avait elle aussi pris un bon départ. Elle passait elle aussi Takagi au même endroit dès le tour suivant.
A l’avant, Kunimoto était pris en chasse par la Vantage qui s’imposait à son tour dans la ligne droite pour prendre provisoirement la tête de la course tandis que la Ferrari Jim Gainer n°11 de Katsuyuki Hiranaka taillait sa route dans le peloton. Hiranaka avait quelque peu raté son départ mais il remontait très vite vers l’avant. Après avoir pris la troisième place, il s’attaquait victorieusement à Kunimoto et partait à la pousuite de la Vantage qu’il tentait bientôt de déborder. L’affrontement fut très rude, l’Aston Martin et la Ferrari étant portière contre portière. La Vantage tassait quelque peu la Ferrari vers l’extérieur, les deux voitures entraient en contact assez violemment, à la limite de la sortie de piste. La Ferrari sortait victorieuse de ce duel musclé et filait vers le drapeau à damiers. Kunimoto prenait la deuxième place et Tomonobu Fujii (Porsche Hankook n°33) complétait le podium.
Une petite video des deux courses ici vous permettra de vous rendre compte de l’âpreté du duel entre la Ferrari et la Vantage. Les résultats sont là.
Claude Foubert